Camille papote

Ca cause dans le poste !

Je ne suis pas du matin. Moi si on me laissait faire, je me coucherais vers 2 h du matin et me lèverait vers 10h. Mais au bureau, ça serait moyen de se pointer vers 11h30, et j'aime bien ne pas passer mes soirées au travail, je préfère ne pas finir trop tard le soir. Je commence donc entre 9h et 9h30, pour un lever aux alentours de 7h30. Parce qu'il me faut bien 1h, 1h30 pour me réveiller, petit-déjeuner, me doucher, m'habiller, et traînasser entre ces différentes étapes.

Au saut du lit, je ne suis pas une grande papoteuse (ça doit être un des rares moments où je ne parle pas !). On me dit bonjour, je réponds d'une sorte de grognement sympathique. Je n'aime pas me prendre les lumières trop fortes en pleine figure, il me faut une lumière douce pour habituer mes yeux et mon cervau à l'idée que oui, ça y est, le dodo c'est terminé.... Tout ça bien sûr n'est pas vrai lorsque je suis en vacances, ni le week-end !

Il y a donc une chose qui m'aide beaucoup le matin, qui m'aide à me sortir de ma torpeur et qui réveille mes neurones profondément endormis. Et non, je vous vois venir, je ne parle pas du café, ni du thé ou encore des toasts grillés. Non, ma petite drogue du matin, c'est d'écouter la radio. Depuis mes 17 ans, le matin je suis branchée sur les ondes, et je dois dire que ça m'aide et me met en condition pour la journée.

Il y a quelques années, j'écoutais Europe 2 le matin. Le morning avec un mix de musiques, de blagues, de petites news, c'était ce qu'il me fallait. J'ai gardé cette formule en Angleterre, avec une radio type Chérie FM, où j'avais les news, des musiques que je connaissais, la météo (j'adoooore la météo), et hop, je savais s'il fallait prévoir le chapeau de pluie, le pull plus chaud...


Depuis mon retour à Paris, je me suis alignée sur les habitudes radiophoniques de ma mère qui écoute RTL Matin, avec Christophe Hondelatte, et je suis devenue accro. J'adore le ton employé, je trouve les journalistes pertinents, rigolos, un peu poil à gratter (ce qui n'est pas pour me déplaire). Je suis notamment une grande fan de l'interview de Jean-Michel Apathie, du ton de Christophe Hondelatte, de Loulou pour la météo... J'aime bien le fait que j'ai les infos dès le matin, et aussi un regard un peu critique sur l'actualité. Pendant l'heure où je me prépare, mon écoute devient de plus en plus attentive, et je finis en général par commenter l'émission avec ma mère, chacune avec notre radio, l'une dans sa chambre, l'autre dans la salle de bain.

Et vous, c'est quoi votre petite drogue du matin ?

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Le temps de l'insouciance

Avec un tel titre, on peut s'attendre à un billet nostalgique, un brin pénible. Telle n'est pas mon intention. Je me suis simplement fait la réflexion ces derniers temps que les choses changent autour de moi, en bien comme en mal. Ce qui a provoqué cette réflexion, c'est plusieurs nouvelles reçues à peu de temps d'intervalle, de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Je vous ai en effet dit hier qu'un couple d'amis nous ont annoncé leur mariage pour 2009. Cette annonce est une source de grande joie pour moi, puisque ce sont des personnes qui me sont chères et que je suis particulièrement heureuse de voir heureuses. C'est le cas également pour mes deux amies se mariant en 2008 (et je ne parle pas de ma cousine déjà mariée). Ces décisions concrétisent des relations stables, solides, et marquent aussi un certain tournant. Petit à petit, on s'éloigne de l'adolescence et des "je sors avec Untel" ou "Je vais draguer Machin à la prochaine soirée chez Truc". Bien sûr, on drague et on sort encore, mais les amis autour commencent à penser construction, avenir, et bébés pour certains. Les objectifs ne sont plus les mêmes, on commence à raisonner en terme d'engagement, en couple pour certains.

Malheureusement, je ne suis pas seulement rappelée à la réalité que par de bonnes nouvelles. En 24h, j'ai appris coup sur coup la séparation de deux couples. Un ami d'enfance dont la copine avec qui il vivait l'a quittée et une amie dont le copain souhaite la séparation après 6 ans, elle ne s'y attendait pas du tout. J'ai été très sonnée par la deuxième séparation notamment, connaissant bien les deux... Bien sûr on est encore jeunes, rien n'est joué, mais je réalise une fois de plus que rien n'est jamais acquis en amour. En voilà un scoop, me direz-vous. Rien de nouveau, c'est vrai. Mais j'essaye tire quelques leçons de tout cela.

J'ai perdu depuis quelques années certaines illusions sur l'amour que mes rêves de Prince Charmant avaient pu entretenir. L'amour, ça n'est pas facile, ça peut s'user au temps, ça peut se terminer. L'amour ça s'entretient aussi, on n'a rien sans rien. Il faut faire des concessions, accepter l'autre et le respecter, ne pas s'attendre à ce que tout soit parfait. L'amour ne nous met pas à l'abri.

Mais finalement je trouve plutôt rassurant de savoir tout cela. Inutile de se complaire dans de beaux rêves d'amour parfait et éternel, la vie c'est parfois difficile. C'est plein de rebondissements, de nouvelles tristes, de déchirures, de chagrin, mais en éternelle optimiste, je crois aussi que ces épreuves nous aident à nous construire. Le temps de l'insouciance et des jours sans lendemain est révolu, il fait place à la maturité et à la confrontation avec la vie. Pour le meilleur et pour le pire.

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Souvenirs souvenirs

Dimanche soir, je n'arrivais pas à m'endormir. Pour me changer les idées, au lieu de tourner dans mon lit, j'ai ressorti mon vieux journal intime. Ce journal est un vrai cahier à cadenas qu'une copine m'avait offert à mon anniversaire... En 1992 ! Autant vous dire que les premières pages remontent à plus de 15 ans, les dernières ayant été écrites... en  2003.

Je n'ai pas tenu ce journal de manière régulière ou continue mais je lui ai confié des pans de ma vie, par épisode, et un peu chaque année au collège et au lycée. De temps en temps, cela me prenait d'écrire les choses qui me tenaient à coeur, de coucher ma "vie" sur du papier, d'épancher mes histoires de coeur. Je n'y ai ensuite pas touché pendant un petit moment, pour ensuite venir de temps en temps y faire un point sur les évènements de ma petite vie. La lecture de ce journal n'est donc pas très très longue, mais elle est, en quelque sorte instructive.

Instructive car un journal commencé à 11 ans et dont les dernières pages ont été écrites à 22 ans montre l'évolution de ma personnalité. Je peux suivre au fil des pages le développement de mon esprit, la maturité qui se dessine, l'humour mais aussi une certaine nostalgie. Entre la petite fille à la veille de sa rentrée en 6ème, préoccupée par le fait de faire un smack aux garçons en jouant à action ou vérité, en passant par l'adolescente qui se brouille avec ses copines et va en boum (toute une époque !), tombe amoureuse en voyant un garçon à l'autre bout de la cantine pu parce qu'il a bien voulu lui passer un peu de ses frites, jusqu'à la jeune femme faisant le point sur les réussites et les difficultés actuelles, on a un portrait multifacettes.

Une lecture instructive également puisqu'elle fournit une mine de petits détails que j'ai parfois oublié, et qui ressurgissent en foule, souvent chargés d'émotions. Ces petits détails prennent alors une place folle: mais comment ai-je pu oublier cela ? C'est une petite tranche de vie, des émotions prises sur le vif et cristallisées par un peu d'encre sur du papier. Avec le recul, certaines de mes précoccupations ou réflexions me semblent complètement ridicules, mais je me dis qu'il ne faut pas juger et renier cet esprit certes futile à bien des égards, mais après tout c'est de moi qu'il s'agit !

Il est curieux de se replonger dans le passé et de se relire, j'ai parfois l'impression de lire le journal d'une autre personne. Avec la maturité (toute relative) d'aujourd'hui, je me rends compte sur certains épisodes de mon manque de lucidité d'alors, et le manque de confiance dont j'ai déjà parlé sur ce blog apparaît en filigrane...

Pour moi, ce journal est un trésor : il est le garant de mes souvenirs intimes, il me permet aussi de mieux comprendre ce que je suis aujourd'hui mais aussi de prendre du recul sur le passé. Quand je le relis, c'est à la fois la joie et une certaine forme de tristesse qui me saisissent... Une petite boule dans la gorge avec un grand sourire, comme le souvenir doux-amer d'une enfance trop vite écoulée, et pourtant si riche !

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Le Monde est un mouchoir de poche

 

Voilà une phrase que je répète bien souvent : le monde est petit. En avançant dans la vie, je réalise que des liens existent entre des groupes de gens que je connais et qu'apparemment tout sépare, ou bien je vis des coïncidences assez étonnantes. Quelques exemples:

- été 2002, je suis en stage à Bordeaux. Comme tous les matins, je pars travailler à pied, j'ai 15 à 20 mn de marche pour rejoindre le magasin où je suis vendeuse. Ce matin là, je tombe nez à nez dans la rue avec un ancien copain de collège/lycée... connu à Djibouti ! Je ne l'avais pas revu depuis 1997.

- Sur Facebook, je suis en contact avec mon ancienne voisine de pallier londonienne, une américaine de Californie. Quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir qu'elle connaissait une de mes copines d'école de commerce, qui avait fait un semestre d'études aux Etats-Unis !

- J'ai retrouvé par le Net un ami d'enfance perdu de vue depuis 15 ans, connu en Côte d'Ivoire. En discutant, on s'est aperçu qu'il était copain au lycée au Mali avec mon voisin et camarade... de Guinée.

- Il y a 2 mois, j'ai reçu un e-mail d'une camarade connu à Djibouti, recroisée furtivement dans les couloirs de mon école de commerce, qui lisait mon blog de temps en temps et m'a reconnue au fil des textes.

- Décembre 2004, je vais passer le week-end à Strasbourg chez une amie d'enfance qui passe un an d'études là-bas. Je fais ainsi connaissance avec ses amis, on fait la fête ensemble. 6 mois plus tard, une de mes cousines m'apprend qu'elle est en stage dans les Pyrénées et copine avec une des filles que j'ai rencontrées pendant ce week-end strasbourgeois, une amie de mon amie !

- Juillet 2001, je passe les concours d'écoles de commerce. Au moment des oraux, je vais à Lyon pour 24h pour passer mes entretiens, qui sont étalés tout de même sur une quinzaine de jours pour tous les candidats. Devant les tableaux récapitulatifs des salles, parmi des centaines de personnes et des milliers de candidats, je tombe nez à nez avec un ancien copain de classe de Djibouti (pas le même que celui de Bordeaux ;-)).

Et des exemples similaires, j'en ai à la pelle, je suis sûre que vous aussi... Je trouve tout bonnement incroyable les relations humaines. Il existe souvent des connexions entre les gens que l'on ne soupçonne pas. J'ai vécu dans des pays différents, habité dans plusieurs villes de France, fait partie d'associations au cours de mes études, et finalement, je crois que tous ces contacts accumulés favorisent les coïncidences de ce type. Mais tout de même, même si mes voyages aident à ce phénomène, je ne connais pas non plus des milliers de personnes, et je suis toujours étonnée des retrouvailles incongrues, je ne peux m'empêcher de m'exclamer et de m'émerveiller devant les petites surprises de la vie. Car ce sont en général des surprises sympas, qui me font sourire et me procurent ces petits bonheurs que j'affectionne tant.

Une chose est sûre, pour moi, le monde est petit !

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All I want for Christmas

Ce week-end, avec mes parents, nous avons fait le sapin de Noël et décoré un peu la maison. Chaque année, ma mère et moi essayons de changer les couleurs des décorations du sapin, pour varier les plaisirs. En 2007, le sapin Londoncam est dans les tons chocolat doré et vert anis, so chic !

Notre sapin n'est pas un vrai sapin, mais il a tout de même de l'allure et surtout une histoire. En effet, ce faux sapin est américain, acheté en Côte d'Ivoire, et il a voyagé aussi à Djibouti, en France bien sûr et à Madagascar. Notre sapin a plus de 15 ans, c'est un globe-trotteur démontable, et il est toujours digne de fêter Noël avec nous.

La décoration du sapin, c'est toujours un moment Nutella pour moi. J'aime l'entourer de guirlandes, placer les différentes décorations pour que les couleurs se mélangent harmonieusement et que le résultat visuel final soit beau. On se met un peu de musique, on sort le gros carton de décorations, et on choisit avec soin ce que l'on utilise cette fois-ci.

Un autre membre de la famille adore le sapin... C'est le chat ! Nous plaçons l'arbre dans un coin du salon, et le chat peut aller et venir derrière, grimper un peu dans les branches les plus basses... mais surtout, il peut jouer avec les mini-cloches blanches qui tintent joyeusement à son passage, lorsqu'il les frôle du bout de la queue. Il aime aussi taper une boule de la patte et jouer avec le sac a sapin drapé autour du pied. Chouette, un joujou géant pour chat !

Et mettre le sapin dans le salon, c'est aussi le signal que Noël approche. On choisit soigneusement les cadeaux de Noël, les jolis papiers qui les emballeront. Noël pour moi c'est la famille, être réunie avec ceux que j'aime, partager un bon repas et une bonne journée. Cette année, je n'ai pas de vacances et serai donc avec la famille côté paternel, à Paris, tandis que mes parents seront dans le sud avec la famille côté maternelle. J'aurais donc la chance de fêter Noël à plusieurs reprises : une fois au bureau, une fois avec mes amis, une fois avec mes parents, une fois en famille le 25. Je suis vraiment à plaindre...

Pour terminer, voici quelques photos de notre sapin et une du chat, qui s'est approché trop près de l'appareil...

Chat Noël

Sapin

Sapin Noël

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Je suis timide mais je me soigne

Le titre est en fait inexact... Je ne suis plus très timide, du moins pas de la même façon que lorsque j'étais enfant... Mes amis ne m'ayant pas connu petite ont généralement du mal à croire que j'étais une timide. Ils me regardent avec des yeux ronds ou me rient au nez comme si c'était une bonne blague. Et pourtant, on ne faisait pas plus cucu, réfugiée dans les jupes de ma mère, plus timide que moi. Je détestais qu'on me remarque en classe ou parler en public, plutôt mourir ! Et puis pusieurs choses m'ont "sauvée" et fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. Pas forcément toujours très à l'aise, mais essayant d'aller au devant des autres.

Le premier facteur qui m'a aidé à sortir de mon carcan, ça a été le contact avec certaines personnes. Je me souviens ainsi de mon instit' de CE1, une femme super. Elle avait bien repéré ma timidité et m'a parfois gentiment forcée à aller chercher éponge ou bout de craie dans une autre classe (je détestais ça). Comme j'étais rapide en classe et que je finissais souvent avant les autres, elle me faisait les aider.
Mes cousins ont eux aussi contribué à me "dénunuchiser" : et vas-y que je te taquine parce que tu ne manges pas ton yahourt assez vite, parce que tu chouines pour ci ou pour ça, qu'on se moque gentiment... Ca remonte l'ego en vitesse (non mais ho !) et ça entraîne à avoir du répondant !
Le style de vie que j'ai pu mener avec mes parents m'a dégourdie également. J'étais souvent au contact d'adultes qui me traitaient comme un  être humain et non une enfant ignorante, et je passais beaucoup d'après-midis et de week-ends à jouer avec d'autres enfants, à faire partie d'un groupe. Je n'étais "qu'une enfant parmi d'autres" et il fallait bien que je m'affirme un minimum pour me faire entendre.

Mais ce qui m'a vraiment aidé, c'est le théâtre. J'en ai fait plusieurs années au collège et lycée, avec représentations à la fin de l'année, et je crois que si une chose m'a aidée dans la vie c'est bien ça. Le théâtre m'a appris à articuler mes phrases, à poser ma voix et à la faire porter sans crier. Il a exercé ma mémoire, entretenu mon imagination, et m'a poussé à prendre sur moi pour monter sur scène et jouer mon rôle. 

J'ai eu ainsi des rôles où j'étais seule sur scène ou en compagnie de peu d'acteurs. Je me souviens par exemple de mon rôle de Schéhérazade, dans une pièce inspirée des 1001 Nuits. J'étais la conteuse de la pièce et restait donc en permanence sur la scène. J'ai aussi joué la Dame en noir de Knock, ou encore une veuve de marin dans la pièce que nous avons créé avec mon prof sur le thème de la mer...  Dans cette pièce là, j'avais un monologue, difficile car il parlait de la disparition en mer des hommes (il s'agissait d'un texte de Paul Fort) annoncé aux enfants.

Je me souviens notamment de mon professeur de théâtre à Djibouti, un jeune professeur de technologie féru de théâtre qui m'a appris des techniques de respiration, le travail de la voix, la présence sur scène,  l'expression corporelle. Il nous faisait faire des exercices qui nous paraissait parfois étranges mais qui nous ont beaucoup appris.

En plus du théâtre j'ai fait de la danse et j'ai monté avec d'autres élèves et profs des spectacles musicaux, des concerts où nous avions un vrai groupe de musique et où nous intereprétions des chansons. Il a bien fallu là aussi monter sur scène, chanter, assumer... Et j'ai continué en école de commerce, où j'ai fait partie d'une association qui montait un spectacle musical chaque année dont les profits allaient au Restos du Coeur.

Juste avant la scène, ou de parler en public, j'ai toujours le trac, l'impression d'avoir tout oublié et que je vais être nulle. Mais au final, mon inconscient me sauve et me souffle la bonne marche à suivre et je reproduis les techniques de respiration et de maîtrise de la voix apprises il y a des années. Ca n'empêche pas les mains moites ni la gorge nouée, ça ne résout pas non plus miraculeusement les problèmes de confiance en soi. Mais ça aide à faire face et à assurer... et ça marche aussi pour les entretiens !

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One month after...

Une petite note récapitulative aujourd'hui, car voici un peu plus d'un mois que je suis rentrée de Londres. Le temps passe vite, car j'ai l'impression que je suis rentrée hier, les souvenirs et le style de vie londonien sont encore très présents dans ma tête. Et en même temps, je me sens tellement bien que j'ai l'impression (ou presque) d'être là depuis toujours. Petit récapitulatif du positif et du moins positif (il n'y a pas vraiment de négatif pour le moment):

Aaaah, la France sera toujours la France... 

- C'est là que vivent la plupart de mes amis et ma famille. Le plus important pour moi ces dernières semaines, ça a été le bonheur de pouvoir voir tout le monde tout le temps. Enfin vous voyez ce que je veux dire ! Plus besoin de planifier un créneau d'1h tous les 2 mois et encore pour se voir. On peut aller voir une pièce de théâtre ensemble, prendre un pot, dîner, partager une soirée, une virée shopping entre filles... Je suis un peu fatiguée car les soirs de semaine et les week-ends sont bien remplis (limite jusqu'à fin décembre pour les week-ends...), mais pas de doute, le plaisir de partager est là.

- Un autre point très chouette, les rencontres de blogueurs (enfin de blogueuses pour le moment). A force d'échanger par le Net, de lire nos aventures et états d'âme respectifs, l'envie de se rencontrer devient prépondérante et peut se concrétiser maintenant que je suis en France. Tout le monde n'habite pas Paris (encore heureux !) mais il m'est plus facile et moins onéreux de planifier un week-end à Lyon ou chez Mamzelle Maupin d'ici... J'ai rencontré jusque là des personnes formidables, youpi c'est beau le monde des Bisounours !

- N'oublions pas tout de même mon nouveau travail... J'ai eu la chance (j'ai l'impression d'en avoir eu beaucoup sur ce coup là) de tomber dans une équipe super, pro mais décontractée. En réunion, on parle sérieusement mais on rigole vraiment aussi. Chacun a sa place et sa valeur, son mot à dire. Par rapport à Londres, je suis passée côté client (et suis donc cliente de mon ancienne boîte ^^) et j'ai ainsi l'occasion de travailler plus en profondeur dans mon domaine, c'est très intéressant.

- Certains aspects négatifs de la coloc ne me manque pas du tout... Les tours de ménage, le rangement, les affaires des autres qui trainent... y'a plus ! Bien sûr, je fais ma part de ménage et de tâches chez mes parents, mais justement, c'est partagé.  Ca change la vie !

- Picard, le dieu du surgelé: oui je suis une grosse fan de Picard et de ses excellents produits, et ça manque drôlement à Londres car en dehors des frites surgelées, des pizzas et des glaces, le reste est TRES basique. Je redécouvre les moelleux au chocolat (une tuerie !), les tartes fines, les apéritifs, les soupes... Miam !

- Les petits week-ends en France ou Europe s'organisent, avec le Réveillon du Nouvel An à Toulouse, un week-end à Lyon en janvier, un week-end filles en Europe en projet pour le printemps... C'est chouette de bouger !

Mais Londres me manquera toujours:

- Les amis londoniens me manquent bien sûr, et je pense bien à eux. On se donne des nouvelles régulièrement, on va se revoir et j'espère bien aller à Londres début 2008, mais j'aimerais bien pouvoir les voir plus souvent. Mais Londres ou Paris, il faut choisir...

- Le fait de parler anglais tous les jours me manquent aussi. Bien sûr je m'en sers dans mon boulot, mais ça n'est pas pareil de s'exprimer en permanence dans cette langue toute la journée. J'adore parler anglais, m'approprier les idiomatismes de la langue, et ça me manque de ne plus la travailler autant !

- L'ambiance londonnienne est unique: où sont les Anglaises court vêtues à paillettes et en état d'ébriété? Où sont les punks ? Les dandies et les mamies anglaises ? Où puis je entendre, dans une même rue, des gens parler anglais, d'autres français, d'autres italien, d'autres polonais, d'autres espagnols ? La loufoquerie et le melting-pot anglais sont uniques et irremplaçables.

- Ah, je rêve d'une VRAIE pint of beer (570 ml) dans une ambiance de pub !

- Les grèves: inutile de vous faire un dessin, ça arrive aussi en Angleterre, mais ça dure drôlement plus longtemps en France...

Voilà pour le premier bilan, one month after... Un bilan très positif, à refaire dans quelques mois !

 

 

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Et c'est le temps qui court

Je ne sais pas vous, mais je trouve que plus j'avance dans la vie, plus le temps passe vite. Les jours, les semaines, les mois et les années défilent à une allure telle que je me retrouve souvent à dire des choses comme "C'était il y a x années déjà ?" ou  encore, à propos des mes petits cousins "je me rappelle encore de quand tu étais bébé...". (Petite parenthèse : j'écris ce billet devant le film un Coeur en Hiver, que je me rappelle avoir vu peu après sa sortie, en 1992. Et qu'ai je dit en rélisant la date de sortie ? "15 ans déjà !". Ca marche à tous les coups).

J'ai beaucoup de souvenirs dans ma tête et ce depuis toute petite. Je pense que j'en ai gardé autant grâce à la vie que m'ont donnée mes parents, avec un déménagement dans un pays différent tous les 3 ans. Ces déménagements, ces changements réguliers m'ont donné beaucoup de repères dans le temps. Les souvenirs sont très présents et renforcent encore plus cette sensation de temps passant rapidement. Entre mes années de primaire, collège et un peu du lycée en Afrique, mon bac et ma prépa à Paris, mon école de commerce, mon stage d'un an à Rennes, ma vie en Angleterre... Les années ont toujours éte bien remplies et se sont rarement ressemblées. Résultat tout me paraît proche, récent. J'ai aussi une bonne mémoire visuelle qui fait que ces souvenirs sont associés à des images qui les rendent encore plus vivants.

Voilà maintenant 2 ans et demi que je suis dans la vie active, et je vous avoue que je n'en reviens toujours pas. Au fond, dans ma tête, je suis toujours une étudiante, une débutante qui est là pour apprendre. Je viens de commencer un nouveau boulot, et là aussi, la donne a changée. Lorsque j'ai commencé à travailler, j'avais peu d'expérience et j'avais tout à apprendre. Cette fois-ci, j'ai bien entendu des choses à apprendre, mais un bagage professionnel util. Je ne me sens plus inexperimentée et je peux donner mon avis sur certains aspects du travail, trouver une place d'expert au sein de l'équipe. La sensation est nouvelle pour moi et j'en suis encore toute étonnée (et ravie).

En discutant de ce sentiment du temps qui passe trop vite avec mes parents, je réalise que ça ne va pas s'arranger avec le temps. Mais il paraît que c'est le signe aussi d'une vie bien remplie... Alors, puisque tout passe vite, je savoure les instants sympas, car après tout, il n'y en aura as deux pareils. Carpe Diem quoi !

 

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Rêver ou vivre

En lisant ce billet de Tim l'autre jour, j'ai réfléchi à ma propre capacité à me faire des films et à rêver ma vie, notamment ma vie sentimentale. Je vous ai parlé du manque de confiance en moi que j'ai développé, étant assez ronde, et ce manque de confiance en moi a influencé également ma vie sentimentale puisque je ne croyais pas vraiment en mes capacités de séduction. J'utilise le passé car cette vision de moi-même est en train d'évoluer. Oh, rassurez-vous, je ne me prends toujours pas pour une bombasse qui fait tourner les têtes. C'est loin d'être le cas. Mais je commence à accepter que j'ai quelques traits de caractère voire même physiques (ça c'est dont j'ai le plus de mal à me convaincre) qui peuvent plaire.

Là où je veux en venir, c'est que puisque je manquais de confiance en moi, je n'osais pas séduire, ou même me laisser séduire. J'ai eu quelques histoires, bien sûr, mais je me rends compte après coup que je suis parfois passée à côté de certaines choses, tout simplement parce que je n'osais pas me lancer. Je préférais rêver ma vie plutôt que de m'y frotter. "Qui s'y frotte s'y pique" dit-on. J'avais trop peur de me piquer.

Le problème, c'est qu'à force d'éviter de se piquer, on en vient à ne plus rien oser tenter du tout... Plutôt que de tenter ma chance (qu'aurait-il pu m'arriver? Que ça ne marche pas? Au moins j'aurais su !), je l'ai souvent laissée passer. J'ai rêvé ma vie au lieu de vivre mes rêves.

Aujourd'hui, j'ai enfin compris, il n'est jamais trop tard, qu'à trop me protéger j'allais passer à côté de ma vie. Alors ça n'est pas facile. Je ne me sens pas de plonger dans l'eau froide d'un coup, ça serait un peu brutal, mais je retrouve l'envie de séduire, de croire à mes chances, de flirter, et pourquoi pas de faire comprendre que quelqu'un me plaît ? Cette dernière étape est certainement la plus difficile pour moi, j'ai l'impression de me mettre à nue et d'être en position de demande, en position de faiblesse. C'est contre tous ces schémas étriqués et réducteurs que je lutte aujourd'hui, pour m'ouvrir aux rencontres.

Certes, beaucoup de mes amis sont en couple et je suis une des rares célibataires. Mais ça ne fait pas de moi, je crois, quelqu'un de moche ou de bizarre. J'ai envie de croire en moi, en l'avenir, j'ai envie de me jeter à l'eau et de regarder autour de moi les yeux ouverts. Et qui sait, un jour où je serai bien, la chance me sourira et surtout, je saurai la saisir ou la provoquer !

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Scoot' toujours !

La semaine dernière (et un peu cette semaine aussi d'ailleurs...), j'ai eu la joie de retrouver les bonnes habitudes françaises, j'ai nommé les grèves. Et ils n'y sont pas allés de main morte n'est-ce-pas, une semaine de grève, ça fait plaisir (ironie, ironie...). Aaaah, la joie des usagers à être écrasés contre les portes du métro ! Oooh, les plaisirs de l'attente dans le froid ! Hmmm, les sensations vivifiantes de la marche à pied dans le froid !

Enfin, moi dans tout ça, je n'ai pas à me plaindre, car j'ai mis moins de temps pour venir au bureau pendant les grèves qu'en temps normal. Pas taper ! La RH de ma boîte a envoyé un e-mail mardi pour lister les possibilités de covoiturages, et un de mes collègues, que je ne connaissais pas jusque là, venait en scooter de tout près de chez moi. Je l'ai donc contacté et il m'a proposé de m'emmener.

Mercredi matin, comme convenu, nous nous sommes retrouvés. Il m'a fourni casque et gants, et nous sommes partis. Son scooter est tout récent, assez gros (Aldea, oui, je parle d'un gros engin ;-) !), donc très stable et rassurant pour une novice sur deux roues comme moi. Ma dernière expérience en scooter datait de mon voyage au Bénin il y a un an, où j'ai fait du scooter sur piste, pas tout à fait la même chose que la circulation parisienne...

J'avais une petite appréhension donc à monter sur un deux-roues, mais j'ai en fait adoré faire le trajet du bureau sur ce moyen de transport. Au risque de vous sortir les clichés les plus banals, j'ai vraiment ressenti une sensation de liberté, et une pointe d'excitation. Le trafic était chargé, nous avons donc du slalomer entre les voitures, ce petit côté interdit n'était pas pour me déplaire. Le moment que j'ai préféré, c'est quand nous avons traversé la Seine: apercevoir la Tour Eiffel au loin, les arbres roussis, les collines au loin... Je me suis laissée griser !

Mon trajet pour aller au bureau s'est fait en 15 minutes au lieu des 35 habituelles, ça fait réfléchir, même si j'ai d'autres projets à réaliser avant l'achat d'un scooter ;-) !

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Amitié

L'amitié. Voici un mot intéressant, parfois employé à tort, mais aussi très fort et chargé de sens, du moins en ce qui me concerne. J'ai des amis de longue date (qui remontent à l'enfance), des amis plus récents (connus pendant mes études), des amis que je retrouve maintenant à Paris, des amis qui sont à l'etranger ou qui vivent plus loin. "Loin des yeux, loin du coeur" dit-on souvent. En ce qui me concerne, ça ne se vérifie pas en amitié.

Quitter Londres n'était pas facile, notamment parce que je laissais derrière moi des amies. Je pense à ma coloc avec qui j'ai partagé tant de choses en deux ans et demi. Nous avons vu tant de colocataires bizarres (notre malaisien qui passait sa vie entre son boulot, la gym, ses pâtes-saucisse et sa chambre), cochons (notre australien dont la chambre puait, qui picolait une bouteille de vin par soir, ne faisait ni la vaisselle ni le ménage), drôles (la brésilienne qui se prenait pour Miss Monde, la japonaise qui donnait la becquée à son mec devant nous)... Nos fous rires, nos discussions par MSN, chacune sur notre canapé respectif et nos "Friends and Sex and the City sessions" me manquent déjà. Heureusement qu'elle me tient au courant de ce qu'il se passe dans la coloc !

Ma collègue et amie française, complice au bureau et dans la vie, me manque aussi. Nos soirees danse chez Digress (imaginez deux françaises en train de danser le Madison sur du Bob Sinclar, ça vous donnera une idée du tableau), nos discussions au bureau, notre complicité... Tout ça reste mais ne plus l'avoir au quotidien me manque ! J'ai aussi laissé des copains derriere moi.

Mais le retour à Paris me permet aussi de retrouver d'autres amies, connues en Afrique, au lycée, pendant mes études. Avec elles, le mot "se retrouver" est un mot qui n'existe pas tant on n'a pas l'impression de s'être quittées. Le fait d'être ensemble semble évident, je me sens acceptée et appreciée telle que je suis. Quel bonheur ! rajoutez à ça les amies d'amies devenues des amies, les cheri(e)s de mes amis et les copines de blog... et vous aurez le tableau complet !

Mais ça n'est pas toujours facile l'amitié. On est parfois trop proches ou pas assez. Certaines réactions de l'autre nous agacent plus qu'elles ne devraient. On ne se comprend plus, on s'éloigne un peu le temps de prendre du recul, on râle un bon coup. Pour se rendre compte ensuite qu'on se sait plus trop pourquoi ce qui nous agaçait nous semblait si important. Entre de vrais amis, au final,  tout ca rapproche encore plus.

Mes amies je les aime. Parfois je ne suis pas facile. Je râle, je grogne, je m'emflamme, je me bute. Mais elles m'aiment comme je suis et savent le plus souvent tirer le meilleur de moi, et me montrer mes bons côtés. Pour ça, je les remercie de tout mon coeur.

 

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Un agenda de ministre

C'est ainsi que mon cousin qualifiait mon emploi du temps il y a quelques années... et je dois dire que ça s'applique à ma vie en ce moment ! Attention, je n'écris pas cela pour me plaindre, pas du tout. Mais il faut avouer que depuis mon retour à Paris, je suis bien occupée.

En effet, le retour au bercail, c'est l'occasion de retrouver famille et amis. Et mine de rien, j'ai la chance d'avoir un certain nombre d'amis, et je suis donc très heureuse de saisir toute occasion de les voir. Alors que je ne travaillais pas, j'allais déjeuner avec certains d'entre eux, j'en retrouvais d'autres le soir. J'ai été invitée à une pendaison de crémaillère, j'ai reçu à la maison (pour une soirée Trivial Pursuit très sympa), j'ai retrouvé pour des pots.

J'ai commencé mon nouveau boulot lundi, et j'ai eu pas mal de choses prévues les soirs de cette semaine: accompagner mon amie pour une autre séance d'essayage de robes hier soir, suivi d'un dîner dans une crêperie, rencontre avec la super blogueuse et future Londonienne ByKyss ce soir (récit et photo à venir), dîner avec une copine demain soir, pot avec des amis samedi soir et déjeuner de famille dimanche.

La semaine prochaine, je suis prise tous les soirs, sauf le lundi, entre un dîner à la maison mardi soir, la reprise du sport mercredi, un concert le jeudi, une soirée filles le vendredi, Disneyland le samedi, une make-up party Mon Blog de Fille le dimanche... En espérant que la grève ne pertubera pas trop ces plans !

Bref, l'agenda se remplit au fur et à mesure, il va falloir que je commence à noter les spectacles, les rendez-vous afin de ne pas prendre d'engagements deux fois le même soir. Il va falloir aussi que je prenne un peu de temps pour souffler et prendre un rythme, mais là je suis tellement contente de pouvoir profiter de tout le monde que je ne peux pas résister. C'est juste du pur bonheur, et je m'y shoote un peu, voire carrément.

Quand je réalise à quel point je suis occupée, je me demande où je caserai le temps de voir mon chéri si j'en avais un. C'est peut-être ça le problème, mon manque de disponibilité? En même temps, si j'avais un chéri, je lui ferais de la place rien que pour lui, alors... De toute façon le problème ne se pose pas pour le moment, alors profitons, profitons !

 

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Et toi, t'écoutes quoi ?

Les blogueurs sont de plus en plus nombreux à nous faire partager leurs goûts musicaux et à mettre sur leurs blogs des morceaux de musique à écouter, pour illustrer l'humeur du jour, faire connaître un groupe, un style, ou rappeler des souvenirs... Nous avons accès peu à peu au contenu de l'I-pod de chacun. J'en suis pour ma part ravie, car c'est comme ça par exemple que j'ai découvert Rose (merci Myrtille et Mamzelle Maupin), que j'ai ri sur les chansons de Yelle (merci l'Artichaut), que je me suis émue sur Feist (encore merci l'Artichaut) et que j'ai chanté sur Keren Ann (merci Myrtille).

Autant j'aime beaucoup découvrir de nouveaux artistes et groupes, autant, il faut le dire, je ne suis pas très douée pour les découvrir moi-même, j'aime bien qu'un ami ou une connaissance me parle ou me fasse écouter une chanson pour m'y mettre. Par contre, une fois conquise (et je le suis vite), j'aime écouter un peu plus que ce dont on m'a parlé et vais donc m'en mettre dans les oreilles pour m'imprégner.

L'autre jour, j'ai regardé le contenu de mon I-pod et j'ai rigolé toute seule, parce qu'il est à lui seul le reflet de mes goûts musicaux très héclectiques ! On y trouve de la chanson française (Rose, Vincent Delerm, Keren Ann, Jeanne Cherhal, mais aussi Renaud ou Aznavour), du classique (des airs de Carmen, une ou deux symphonies de Beethov, du Prokoviev), du R'n'B grand public type Beyoncé et Marie J Blidge, du rock (Nirvana, les Stones, Les Red Hot) et surtout beaucoup de "cheesy music" comme ils appellent ça en Angleterre. Rassurez-vous, aucun rapport avec le fromage ni la choucroute.

La première fois que j'ai entendu le terme "cheesy", c'était à propos d'une chanson d'Abba. Ce mot s'emploie à propos de musique mais pas seulement, on peut l'utiliser en parlant d'un film, d'une émission ou même d'une parole. Au départ je n'ai pas bien compris ce qui se cachait derrière ce mot fromageux. En bon mot anglais, il a une signification un peu multiple et surtout pas d'équivalent direct en français.

Cheesy, ça peut vouloir dire à la fois cucu, niais, mais aussi le truc un peu évident et bateau, grand public. Côté chansons, une "cheesy song" désigne une chanson avec des paroles un peu genre "je t'aime tu es belle", une musique entraînante mais peu recherchée, le genre de chansons qui font danser mais pas trop réfléchir quoi ! Au bureau, on employait le mot cheesy en parlant d'un de mes collègues. Ce mec, c'est le vendeur par excellence, capable de vendre tout, n'importe quoi et à n'importe quel prix. Il est notamment très doué à l'oral et c'était hilarant de l'entendre en conversation téléphonique. Il y emploie ses "cheesy lines", des phrases un peu bateau, flatteuses, toutes faites, dites sur un ton qui parait un poil gnangnan, mais qui ont l'avantage de prendre le futur client dans le sens du poil, de le détendre probablement...

Bref, vous l'aurez compris, cette histoire de musique et d'I-Pod était un bon prétexte pour vous faire découvrir le mot "cheesy". Il n'empêche que mon I-Pod est plein de cheesy songs (La Compagnie Créole, Abba and co), et que ça me détend et me donne envie de danser.

Et vous, cheesy or not cheesy ;-) ?

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Rendez-vous dans quatre ans...

Eh bien voilà... La Coupe du Monde de Rugby 2007, c'est (presque) fini pour la France. Après beaucoup d'émotion, d'espoir, de stress et de suprises, nos Bleus s'arrêtent en demie-finale, vaincus par nos ennemis préférés les Anglais. Rendez-vous dans quatre ans pour la prochaine Coupe du Monde.

Samedi soir, on y a cru pourtant ! Malgré l'essai surprise des Anglais (Damien, qu'est ce que t'as fichu ?) dès les premières minutes, on a réussi grâce à deux pénalités à remonter au score. D'un maigre point, certes. Mais Johnny Wilkinson n'était pas très en veine ce soir là, et comme le score ne bougeait pas, on croisait les doigts. On a encore passé une pénalité, 9-5, on y croit encore plus, puis on se met à stresser quand les Anglais recollent à 8-9. Parce qu'on sait qu'ils ont Wilkinson et qu'on n'est pas à l'abri du drop de dernière minute, ni de la pénalité. Et on s'est pris les deux. En pleine poire.

Evidemment, je suis déçue. Déçue qu'on n'ait pas très bien joué samedi, qu'on n'ait pas mis d'essai, que nos Bleus aient fait des fautes parfois bêtes, soient imprécis, fébriles. Je suis déçue par le coaching (pourquoi faire sortir Cédric Heymans et non pas David Marty ?). Déçue que nos espoirs de finale s'arrêtent là. J'étais triste samedi soir, j'ai failli pleurer, et puis, entourée de mes amis, j'ai quand-même bu du champagne, parce que ça n'est que du sport.

Et surtout, dans tout cet océan de déception et de négativisme, j'aimerai dire merci à l'équipe de France, à ces Bleus qui me font vibrer, moi cachée derrière mon écran de télé, à chaque match. Ils ont fait une belle coupe du monde, nous ont emmené jusqu'en demie-finale, ont battu les Blacks. Merci Jean-Baptiste, Vincent, Cédric, Yannick, Frédéric, Sébastien, Fabien, Imanol, Damien, Dimitri, Clément, Lionel, Julien, Raphaël et tous les autres. Je suis fière de cette belle équipe, et reste une supporter dévouée et enthousiaste !

Rendez-vous vendredi contre les Argentins pour disputer la 3ème place. ALLEZ LES BLEUS !

P.S : Un très très grand merci à vous tous pour vos commentaires et vos messages ce week-end. Je n'ai pas vraiment touché à l'ordinateur mais j'ai tout lu et ça m'a fait chaud au coeur.

P.S 2: Pour repondre a vos questions, je ne me suis pas faite chambrer ce matin, mes collegues ont meme ete drolement sympas... Ma boss m'a envoye un texto samedi soir, je cite "Oh dear... merde..." et mon collegue le plus vindicatif d'habitude est venu me voir en disant qu'il aurait aime que la France gagne pour mon depart d'Angleterre. Je sais que d'autres copains se sont fait charrier au bureau, mais je dois dire que c'est plutot bon esprit dans l'ensemble, et c'est gentil. Alors pour samedi je n'ai finalement pas tant de preference que ca. Gardons l'esprit de camaraderie qui caracterise le rugby et que le meilleur gagne !

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The announcement

J'ai donné ce matin ma démission au bureau... J'étais assez tendue avant de le faire car ils ne se doutaient pas du tout que je pensais partir. Je m'entends très bien avec mes collègues, et s'il est légitime de ma part de partir, j'ai l'impression quelque part de les laisser tomber.

Je voulais donc en parler dès que possible hier matin à ma manager. Ca a été à la fois plus facile et plus difficile que je l'imaginais. Plus facile parce qu'elle a été très sympa et compréhensive. J'ai eu droit à beaucoup de compliments sur mes compétences professionnelles, elle m'a demandé s'ils pouvaient faire quoi que ce soit pour me faire changer d'avis...
Plus difficile aussi car l'émotion a été très forte au moment d'annoncer la nouvelle, et que je suis plus triste que je ne le pensais de partir. J'ai passé deux ans dans cette entreprise, dans une équipe vraiment sympa. Ca n'a pas été facile tout le temps, mais j'ai appris beaucoup de choses grâce à eux, ai progressé avec eux... Je ressens le besoin de changer maintenant mais je vais regretter l'ambiance très agréable et mes collègues (même si certains me prennent pour une encyclopédie ;-) !).

Elle a ensuite envoyé un e-mail à tout le monde pour annoncer la nouvelle. Mes gentils collègues m'ont tous envoyé de gentils e-mails, sont venus me voir... C'était très émouvant. Et ça ne fait que commencer, j'ai encore quelques semaines de boulot devant moi. Le départ va être dur !

Une chose est sûre, la tension est retombée maintenant, et je suis soulagée d'en avoir parlé. Maintenant je suis FA-TI-GUEE !

Merci à tous pour vos adorables commentaires hier, je suis très touchée...

Edit: Je me rends compte que ce billet peut sembler triste ou negatif... Sachez tout de meme que je suis HEUREUSE de rentrer en France, vraiment ! Mais je me rends compte que le depart est triste aussi, d'une certaine maniere, et plus que je ne le pensais. Mais c'est de la "bonne" tristesse si je puis dire ;-) !

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Home Sweet Home

Comme vous l'avez lu dans mon billet précédent, j'ai vécu 13 ans en Afrique, soit la moitié de ma jeune vie. Si on rajoute à ça près de deux ans et demi passés à Londres, au total j'ai vécu moins de temps en France qu'à l'étranger. Ce qui me pose un petit problème lorsque je rencontre de nouvelles personnes...

Je ne sais pas si ça vous arrive à vous aussi, mais les gens me demandent généralement d'où je suis. Et alors là, sois je simplifie en disant que je suis de Paris (j'y ai vécu 8 ans), soit je me lance dans l'histoire de ma laïfe. Parce que je ne suis pas vraiment de Paris, et ma famille non plus. Côté Papa, c'est plutôt Charente-Poitou, avec la famille proche sur Paris maintenant c'est vrai. Côté Maman, c'est le Sud-Ouest, entre Bordeaux, Toulouse, le Gers et les Pyrénées. Ca commence bien.

Alors on me demande "Où es-tu née?". Et là, le sketch continue : je suis née dans les Antilles Françaises, en Martinique, où mon père a eu son premier poste. Donc forcément, on s'interroge... Et là, j'explique qu'après la Martinique et un an à Paris, nous sommes partis vivre en Afrique, dans 4 pays différents. Et voilà comment raconter sa vie à des gens que l'on connaît à peine !

Tout ça pour dire que j'ai parfois un peu de mal à dire d'où je suis et où est ce fameux "chez moi", puisque j'ai grandi loin de mon pays. Au retour en France dans notre belle capitale, j'ai fait un espèce de rejet de Paris, j'avais du mal à me définir, puisque j'étais en dehors des schémas de vie classique de mes camarades. Je me cherchais une identité et me suis beaucoup rapprochée de mes racines du Sud-Ouest. J'aime cette région, je m'y sens bien. Le paysage agricole, la culture, la cuisine... Je n'y ai pas vécu, mais j'ai l'impression d'y avoir mes racines.

J'ai mûri depuis et ai arrêté de trouver tous les défauts de la Terre à cette belle ville de Paris que j'apprécie maintenant énormément. La plupart de mes amis y habitent aujourd'hui ainsi que mes parents et une partie de ma famille. Donc en quelque sorte, Paris, c'est chez moi.

Je suis d'un peu partout et bien française en même temps, citoyenne du monde, fille du Sud-Ouest un peu parisienne.

Et vous, vous êtes d'où ?

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Message militant

Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un sujet qui me tient à coeur: le regard des autres, et plus particulièrement le regard des autres sur le physique.

Comme vous l'aurez certainement remarqué sur les quelques photos que vous avez vu de moi, je ne suis pas ce qu'on appelle une fille mince, je suis plutôt ronde et fais un bon 44. Je ne suis pas obèse non plus, mais il est clair que je ne corresponds pas aux critères actuelles de beauté parfaite.
J'aurais bien aimé avoir assumé mon physique depuis toujours, mais ça n'a pas été le cas. Je me suis longtemps considérée comme grosse, moins belle, inférieure à mes copines plus minces et sans bourrelets. Et puis un jour, j'ai découvert les blogs de Caro et d'Hélène. J'ai découvert que les filles rondes pouvaient être belles, bien dans leur peau et aimées. Et ça a été la révélation.

J'avais déjà commencé un travail sur moi-même. En entrant en école de commerce après deux ans de prépa, je suis devenue plus féminine, j'ai pris soin de moi, j'ai commencé à m'aimer un peu plus. Sentimentalement, je ne vous raconterai pas les détails ici, mais je dirai que les histoires que j'ai pu avoir n'ont pas toujours aidé pour renforcer ma confiance en ma capacité à intéresser un mec pour de bon. Et inconsciemment, j'ai décidé que c'était de la faute de mon physique, alors qu'en fait je suis tombée sur des lâches, point-barre ! Mais je l'ai compris il y a peu.

Tout ça sort un peu dans le désordre, mais l'idée générale, c'est que je m'accepte mieux telle que je suis depuis un an, que ces blogs de filles tolérants et ouverts m'ont fait un bien fou, que je crois aujourd'hui que ce n'est pas parce que je ne fais pas un 38 que je ne peux pas plaire ou que je suis célibataire. Ca parait évident pour certains, mais je vous assure que j'ai mis du temps à le comprendre ! J'ai réalisé aussi que si je ne m'aimais pas, il serait difficile pour quelqu'un de m'aimer en retour.

Mais malgré cette évolution, je n'ai pas pu m'empêcher de m'énerver et de me vexer quand j'ai appris qu'une de mes soi-disants copines (pas très proche, heureusement) pensait que pour moi, ça ne devait "pas être facile avec les mecs" et s'interrogeait de savoir si les histoires de coeur que j'avais pu lui raconter étaient vraies. Je sais que c'est de la méchanceté gratuite et que c'est surtout d'une grande bêtise. Mais la fille-qui-se-croit-moche en moi n'a pas pu s'empêcher un instant de se recroqueviller et de penser "tu vois bien, je suis grosse et moche". Cette réaction est maintenant consciente donc j'ai repris le dessus. Mais je m'en suis presque voulue d'avoir eu mal, une fois de plus, à cause du regard des autres. Et ça, je ne veux plus en dépendre. Je veux être heureuse et croire que je peux être jolie, quelque soit ma taille de pantalon. Je veux croire que l'amour est possible pour moi aussi, avec un garçon (enfin, un homme comme l'a justement dit Madame Patate) qui se fichera de mes bourrelets, voire les aimera.

Ca doit être possible, non ?

EDIT: C'est bien gentil ces discours philosophiques, mais notons tout de même que la France a fièrement battu la Namibie avec 13 essais hier soir. Je remercie personnellement Vincent, Jean-Baptiste, Cédric, SEBASTIEN (oubli repare, main tapee) et les autres Bleus pour ce moment de bonheur. Rien n'est fait, on attend la suite... Mais petite satisfaction personnelle (n'est-ce-pas Gawelle ? ;-) ), les Anglais n'ont pas mis un seul point face à l'Afrique du Sud... ALLEZ LES BLEUS ! Et pour une analyse fine et detaillee du match (hem... si vous voulez mater du beau rugbyman, quoi), filez chez Gawelle !

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Wikipédia, c'est moi !

Je vous imagine en train de lire le titre et de vous dire que ça y est, je raconte officiellement n'importe quoi. Pour ceux qui ne sauraient pas, Wikipédia est ce super site encyclopédique où on trouve de l'info sur tout, et mise à jour par les internautes. Et bien, chers lecteurs, une de mes collègues me prend pour Wikipédia. Si. C'est bien simple, selon elle je sais tout (aargh, mais non, quelle horreur !). Donc d'après elle je ressemble à ça:

Encyclopédie

Flatteur, non ;-) ?

Allez, j'arrête de dire des bêtises et je vous explique. La collègue en question est arrivée dans mon entreprise début février, il y a donc (compte sur ses doigts en se concentrant) 7 mois. Ayant occupé le poste pour lequel elle a été recruté, je l'ai formée, épaulée, aidée. Et elle s'est reposée sur moi. Beaucoup. Trop.

Par exemple je lui ai expliqué 4 ou 5 fois certaines procédures ou certains détails de son travail. Parfois il m'est arrivé de le faire deux fois dans la même semaine. Je lui disais de prendre des notes, elle le faisait mais était ensuite incapable de retrouver le passage ou de le déchiffrer. A l'époque nos bureaux étaient proches. Il m'arrivait de l'entendre au téléphone avec un client, de comprendre par ce qu'elle disait ce qu'était le problème, sans qu'elle le comprenne. Et puis tous les jours pendants des mois, des questions, des questions, et les mêmes qui se répètent parfois...

On a fini par nous déplacer, suite à des changements d'équipe, et nous n'étions donc plus à côté. Ca l'a paniquée au début (elle m'a dit texto "comment vais-je faire sans toi ?"), puis ça l'a tout de même obligée à prendre de l'indépendance, et surtout à chercher par elle-même certaines réponses.

Au bout de 7 mois, elle est beaucoup plus autonome et dégourdie. Mais elle m'en a quand-même fait une bonne aujourd'hui. Elle me transmet un mail qu'elle a reçu d'un client, en me demandant toute inquiète de quel client s'agit-il. Elle a fait une recherche dans notre base de données à partir de son adresse e-mail et ne le trouve pas. J'ouvre le mail, un peu étonnée, et m'aperçoit que le client lui a mis dans le sujet du mail le nom de leur compte chez nous ainsi que le numéro de compte. En faisant une recherche avec le numéro de compte du client, je l'ai trouvé tout de suite. Elle ne sait donc pas lire un titre de mail, mail qu'elle a échangé avec le client au moins 3 fois....

Heureusement, elle est sympa et fait quelques efforts, ça va mieux petit à petit, mais parfois c'est vraiment fatiguant !

 

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Week-end cocooning

Ce week-end, je rentre à Paris pour trois jours, lundi étant un jour férié en Angleterre. Et ne râlez pas, nous n'avons pas eu le 15 août nous ! Pourquoi lundi alors? Je pense qu'à l'origine ça devait correspondre au 15 août ici aussi, mais c'est devenu avec les années le dernier lundi du mois d'août. Comme les autres jours fériés "sans raison" que nous avons (le 1er lundi et le dernier lundi de mai, le 26 décembre et le vendredi Saint), ça s'appelle Bank Holiday. Donc lundi, c'est Bank Holiday, je ne travaille pas, youhouuuu !

J'arrive ce soir à Gare du Nord par l'Eurostar (2h40 de trajet, qui vont devenir 2h15 en novembre), où je serai attendue par mes adorables parents qui se font mes chauffeurs pour l'occasion. C'est mon petit plaisir du retour sur Paris, trouvés les visages des miens au bout du quai, se faire signe, puis les serrer dans mes bras. Vient ensuite la discussion dans la voiture pendant que mon père râle sur les feux rouges et les taxis (je le suspecte de le faire un peu exprès, pour la tradition...) et le retour à la maison avant de retrouver mon chat ronronnant et mon lit douillet.
Que c'est bon de revenir chez Papa-Maman pour un moment !

Je trouve mon courrier sur mon bureau, ma petite maman me prépare les petits plats que j'aime... Et surtout on se retrouve entre nous, tout simplement, et ça n'a pas de prix. Simplement le fait d'être assis ensemble pour partager un repas ou regarder un film est apaisant. En famille, on est soi-même, détendu, compris. C'est pour moi la relaxation et le bien-être.

Je vais aussi profiter de ce week-end pour passer du temps avec ma meilleure amie, quelqu'un de formidable. Elle est belle, intelligente, courageuse, forte et a un coeur d'or, elle me manque beaucoup...

Bon week-end à tous, et profitez des vôtres si vous les voyez !

Edit: juste pour vous expliquer un peu mieux, mes parents travaillent a Paris (apres des annees de peregrination, mais ca fera l'objet d'un autre billet ;-) !) et ont une maison de vacances en Dordogne...

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