Camille papote

Clochettes de mai

C'est le 1er mai, jour de glandouille internationale (sauf en Angleterre où, of course, ils ne font rien comme tout le monde et ne travaille pas le 1er et dernier lundi de mai, point).  Je précise pour les râleurs que je n'entendais pas internationale au sens "suivi dans le monde entier" mais dans le sens "répandue dans de nombreux pays": plus d'infos ici. J'espère que vous profitez du temps charmant proposé par Météo France : j'ai dit 1er mai, pas 1er mars !

En attendant, comme je ne suis pas une ingrate, je vous offre du muguet virtuel, histoire d'essayer de se convaincre que le printemps est vraiment là. Pour ne pas nous laisser abattre, dans la famille, nous avons eu hier du muguet en vrai, et puis du qui se mange. Si. Et même qu'il sent bon le muguet, c'est le chat qui vous le dit !

 

Allez, Joyeux 1er mai !
 

 

Muguet
 
Double ration de muguet. Oui, celui de gauche se mange... Et non pas celui de droite, à moins que vous vouliez faire le pont sans poser de RTT ;-)
 
 
Chatrenifle
 
"Chat chend quoi ?"
 
 
Muguet parfumé
 
"Hmmm, très chère amie, ces fleurs exhalent un parfum exquis !"
 
 
Je pose
 
"Oui, j'ai les fesses posées sur le Monde des Livres. La littérature, je m'asseois dessus, madame"
 
 
Clochettes
 

 

Ah, et pour les fans de Sex and the City, Sephora organise un jeu sur le thème du film (sortie le 28 mai): www.jeusephora.fr . Vous pouvez choisir qui des 4 personnages est votre préféré et tenter de gagner leurs produits de beauté. Il y a également un tirage au sort pour gagner un voyage à New-York pour 4. Perso, ça ne me déplairait pas d'aller à NYC aux frais de la princesse, alors j'ai tenté ma chance....

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Souvenirs souvenirs

Petite soirée avec ma meilleure amie hier. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas retrouvées toutes les deux, sans autres amis ni chéri, en tête à tête comme lorsque nous avions 17 ans. Après avoir papoté en prenant l'apéritif, nous avons ressorti les lettres que nous nous sommes écrites depuis que nous nous connaissons. La première datait de décembre 97, il y a plus de 10 ans !

En relisant ces lettres à voix haute, nous avons ressenti des émotions fortes... Un peu de nostalgie bien sûr de ces années d'adolescence où nous étions finalement parfois mûres et en même temps innocentes et jeunes dans nos manières d'analyser les situations et nous-mêmes. Nous avions 17 ans, des états d'âmes, de l'espoir et du stress pour les notes du bac de français ! 

La deuxième émotion est passée par le rire. Les rires. Des fou-rires ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas ri autant, et quand on dit que le rire est un puissant anti-stress, anti-fatigue et anti-déprime, je confirme ! Hier soir, j'ai ri à m'en faire mal au ventre, à en être essouflée et à demander "grâce". Limite si je n'ai pas des crampes aux joues ce matin ;-) ... En 98, j'étais capable de délirer toute seule dans une lettre de 6 pages, histoire de partager les bêtises qui me passaient par la tête à ma meilleure amie, envie de la faire rire sûrement aussi. Mais j'ai aussi ri de ce qui me paraissait important à l'époque, les histoires de garçons rencontrés dans des bals l'été, et dont je tombais amoureuse, la façon de décrire les sentiments...

J'ai réalisé ainsi que si je me prenais pour "une grande" à l'époque, j'étais (et je le savais, bien sûr) une adolescente comme les autres. Ces lettres sont d'autant plus émouvantes que nous écrivions de manière très spontanée: ce sont nos pensées retranscrites par écrit, sur plusieurs jours d'affilée, des pans de vie, des anecdotes, des étés entiers finalement qui sont couchés sur le papier. Il n'y a pas de réflexion sur le style ou l'ordre dans lequel on va présenter les choses. Tout est livré brut, en direct du cerveau, et c'est assez fascinant. 

De tout cela finalement ressort une grande tendresse. Je peux dire que ces lettres m'ont confirmé les fondements très solides de notre amitié, et tout ce que nous avons partagé jusque là. Nos vies et certaines de nos préoccupations ont changé depuis, mais nous avons la même capacité à nous comprendre, à rire, à dire des bêtises et à être là l'une pour l'autre.

Alors je lui dis merci. Merci d'être toujours là, de ne pas avoir changée au fond, d'être si douce, honnête, douée, attentive, drôle. Continuons ce bout de chemin bien entamé, et continuons à rigoler ;-) !

 

EDIT: Petit billet corrélé avec énigme à la clé chez l'Alouette....  

 

En prime, une mini-playlist "Souvenirs"... 

 

 
free music

 

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L'école sans maternelle

La polémique actuelle sur l'éventuelle suppression de la maternelle m'a fait réfléchir. Pour rappel, l'idée du gouvernement, si je l'ai bien comprise, est de rattacher la Grande Section maternelle à l'école élémentaire pour confier les petites et moyennes sections à la responsabilité des Mairies. Sont également parus des articles remettant fortement en cause l'enseignement reçu par les enfants en maternelle. Je ne suis pas spécialiste du sujet, et je ne me permettrai pas de me poser en tant que tel. S'il faut peut-être préciser le programme de la maternelle, la comparer à une garderie me semble extrêmement réducteur, voire désobligeant vis à vis des enseignants passionnés.  J'ai donc eu envie de faire un petit flash back sur ce que m'ont apporté mes années de maternelle.

Il est évident que je n'en ai pas un souvenir aussi précis que de mon collège ou du lycée, mais pour moi, une chose est sûre. La maternelle m'a ouvert au monde et aux autres. Je me rappelle encore bien de mes institutrices, notamment Carmella en petite section et Dany en grande section. Elles m'ont apporté beaucoup par leur patience, leur ouverture, le partage des connaissances avec leurs élèves. Je me souviens encore de chansons apprises à cette époque, il y a plus de 20 ans, et si j'ai aussi bonne mémoire, c'est en partie grâce à elles !

Je suis également persuadée que si j'ai su lire tôt, c'est aussi parce que l'école maternelle m'a donné le goût de découvrir les choses par moi-même, une soif d'apprendre. Ma curiosité a été aiguisée et stimulée par les activités proposées pendant ces années là. J'étais également une petite fille très timide, et l'école a contribué à ma socialisation. Vous me direz que j'aurais pu avoir les mêmes contacts avec des enfants en garderie. Certes. Mais l'école m'a donné plus de moyens de me sentir bien en faisant travailler les enfants en groupe, en multipliant temps de réflexion, d'apprentissage, alternés avec les temps de jeux.

Lorsqu'on est petit, notre esprit est ouvert, avide de découvertes. Les enfants ont une capacité d'apprentissage immense et je pense que désolidariser la maternelle de l'école serait une erreur. L'adapter, oui, revoir les programmes pour s'assurer que l'enseignement reçu par tous les petits soient de même qualité, oui. Mais remplacer les instituteurs par des ATSEM, aussi compétents ces derniers soient-ils ne me semble pas une bonne idée. La maternelle doit rester dans le cadre de l'école avec un véritable apprentissage, sans oublier tout de même que c'est le meilleur moment pour donner le goût du savoir aux petits, sans les dégoûter de l'école ni les accabler.

Nous verrons ce qui arrivera dans les prochains mois... Et vous que pensez vous de tout cela ? 

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Réflexion d'un instant difficile

J'ai écrit une première version de ce billet dans un moment de blues... Je l'ai remanié mais j'ai laissé certains passages "tels quels" et j'espère qu'il ne paraitront pas trop dur, ça n'est pas le but et je ne veux blesser personne, juste témoigner de la difficulté du célibat.

Comme vous le savez, je suis célibataire et ce depuis un petit moment. Je suis donc habituée à être seule, à voir mes amies se mettre en couple, se séparer pour certaines, se marier pour d'autres. Je suis heureuse pour mes amis lorsqu'ils sont heureux, je suis triste quand un couple que j'appréciais se sépare, et je ne crois pas être la jalouse de base vis à vis de mes amis en couple (il vaut mieux car sinon je n'aurais plus beaucoup d'amis).  La plupart du temps, mon célibat ne me pèse pas, j'ai une vie sociale plus que remplie, mais parfois, il faut bien se l'avouer, c'est dur, et ce pour plusieurs raisons.

D'abord parce que j'ai quand-même parfois l'impression d'être la cinquième roue du carrosse, celle qui restera toujours seule, derrière. Attention, je n'écris pas ça pour m'apitoyer sur moi-même. Je pense que je suis en partie responsable de ce sentiment, puisque je me dévalorise très bien moi-même. Si, sur le plan amical, je suis confiante, sur le plan amoureux je reste persuadée que je ne peux pas plaire. C'est simple, je suis trop grosse, pas bien jolie, rigolote et sympa, peut-être, mais je n'ai pas l'impression de faire la différence. Et forcément, plus je crois cela, moins je plais...  C'est donc difficile de rester seule, même si c'est aussi une situation très confortable car au fond de moi, j'ai peur !

Une autre chose difficile en tant que célibataire et d'autant plus dans ma tranche d'âge, c'est que beaucoup de gens me demandent des nouvelles de ma vie amoureuse : "alors, les amours?" "et toi, rien à nous raconter?" ... Pesant quand rien de nouveau ne se passe. Mais le pire c'est "oh, mais tu vas voir, ça t'arrivera quand tu ne t'y attendras pas " (ça fait longtemps que je ne m'attends plus à rien...), "mais comment ça se fait que tu sois toujours toute seule?" (ben si tu as la réponse, je t'en prie !), "mais tu ne rencontres personne ?" (si, mais je le cache sous mon lit). Franchement, au bout d'un moment c'est fatiguant malgré toute la gentillesse qu'il y a derrière. Et puis il y a les gens adorables, qui me disent "mais une fille comme toi, ça ne peut pas rester seule longtemps, tu vas voir, ça va arriver plus vite que tu ne le crois". C'est gentil, mais au fond je n'y crois pas.

Petit à petit, les amis en couples prennent un autre rythme de croisière. C'est normal, bien sûr, pour eux la vie se pense à deux maintenant. Mais là ce soir, ah non, ils ne peuvent pas vous voir, ils ont "un dîner de couples". Les couples se voient parfois entre eux, sans les célibataires, de temps en temps parce que "c'est pas pareil". Je crois que c'est ce qui est le plus dur pour moi. Pas qu'ils se voient sans moi, mais que la raison soit mon célibat. Dans les moments où j'ai moins le moral, ça me fait l'effet d'être une pestiférée (oui c'est exagéré :-) !!). Pour moi, mes amis sont mes amis, qu'ils soient en couples ou seuls, et ce genre de choses me blessent malgré moi, même si je sais que ce n'est pas le but !  C'est plus fort que moi, dans ces cas là, je me sens rejetée et confirmée dans mon célibat, alors que je sais pertinemment que mes amis ne veulent en aucun cas me blesser.

Surtout qu'il faut le dire, j'ai beaucoup de chance. Beaucoup de mes amies sont en couple, mais je les vois très souvent, avec ou sans leurs chéris (chéris que j'apprécie tous beaucoup, et en plus ils rendent mes amies heureuses). Nous avons pu garder nos petits moments entre filles, même si j'apprécie énormément de les voir en couple. Je les remercie infiniment d'avoir à la fois su m'intégrer dans leur nouvelle vie, mais aussi de nous ménager des petits moments féminins privilégiés !

Parfois, le blues revient, très rarement. J'ai eu un de ces moments l'autre jour et voilà ce que ça m'a inspiré: "Mais c'est plus fort que moi: si tout va bien pour moi professionnellement parlant, amicalement parlant, si je vais bientôt être propriétaire de mon chez moi, il reste un secteur où rien ne se passe (et dont j'ai complètement perdu le mode d'emploi) c'est le secteur amoureux. J'ai parfois la sensation que les autres avancent et que moi je cours mais jamais assez vite pour rattraper le train en marche, et que le fossé se creuse." En relisant ces mots aujourd'hui, je les trouve un peu exagérés, mais pas complètement faux, même s'ils ne m'attristent pas autant. Pas toujours facile la vie amoureuse !

 

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La théorie de la relativité

Je vais aborder aujourd'hui un sujet un peu délicat, mais j'avais envie d'en parler un peu avec vous. Un matin de la semaine dernière, en partant pour ma journée de travail, j'ai croisé dans la rue de ma petite ville de banlieue parisienne une femme complètement voilée, des pieds à la tête. Son visage était lui aussi couvert, on ne devinait que son regard. Cette apparition m'a beaucoup surprise, non pas que je n'avais jamais vu de femmes voilées, au contraire, mais il est rare d'en croiser à Paris, et d'autant plus dans ma petite ville. Le sujet du jour n'est pas du tout sur le port du voile, mais plutôt sur le regard que l'on porte sur la différence de l'autre selon le contexte.

Lorsque j'habitais à Londres, par exemple, il m'arrivait souvent de croiser des femmes voilées de la tête aux pieds. et en fait cela me surprenait beaucoup moins. Il n'était pas rare en se baladant sur Oxford Street de croiser une silhouette noire en train de faire du shopping. Je me rappelle aussi, lorsque je travaillais comme vendeuse au début de mon séjour, avoir du fermer le magasin de produits de beauté dans lequel je travaillais : une princesse des Emirats est entrée dans le magasin avec sa suite, sa traductrice et son chauffeur, et nous a quasiment vidé le magasin en une demie-heure. Cette princesse était elle aussi voilée, et portait sur le visage une sorte de masque en carton doré qui couvrait son regard, son nez et sa bouche.

J'ai également eu la chance d'aller visiter une partie du Yémen avec mes parents. C'est un pays magnifique qui est à découvrir. C'est également un pays très musulman où les femmes sont voilées complètement, voire absentes dans les rues dans certaines villes. En tant qu'occidentales, nous n'étions pas contraintes de porter l'habit noir, ni de nous voiler. Et dans ce contexte, bien des hommes curieux regardaient ces femmes différentes, en pantalon et têtes nues, qui déambulaient dans les rues. Nous n'avons eu que très rarement des regards appuyés, plus souvent des regards curieux. Car en effet, dans ce contexte, la curiosité, c'était nous ! 

En France, nous sommes un pays laïc, et c'est vrai que nous sommes sensibles en général aux signes extérieurs de religion ou de différence. Le voile n'est pas seulement un vêtement mais une manière de vivre sa foi et je crois que si dans notre pays les femmes voilées nous surprennent autant, c'est parce qu'elles affichent d'une certaine façon leur religion.

L'Angleterre n'est pas un pays laïc comme le notre, et finalement toutes les religions s'y affichent plus. On voit souvent des Mormons dans les rues de Londres, j'ai vu des chanteurs Hare Krishna sur Picadilly Circus un samedi soir... Londres est un melting pot de styles, de cultures, de religions, beaucoup plus hétérogène que Paris. Les gens se côtoient pour former une population hétéroclite mais qui fait tout le charme de la ville.  Il n'y qu'à Londres que j'ai ressenti ce regard neutre sur la population qu'ont les gens. Un punk peut y côtoyer un Ecossais en kilt et une lady en tailleur, cela ne choque personne.

Si je ne suis pas d'accord avec toutes les formes de religions (l'extrêmisme, quelque soit la religion qu'il défend, me fait horreur), si je ne m'habillerais pas en punk, si je ne serai jamais une anglaise (minijupe, talons aiguilles à paillettes et pas de manteau l'hiver), je n'en aime pas moins la diversité que le monde nous propose, et j'essaye de ne jamais oublier que dans un contexte différent, la curiosité ça sera moi.

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Tiens, tiens, tiens...*

... c'est le printemps qui vient !

 

Printemps 1

 

Je ne sais pas vous, mais je trouve qu'en ce moment, ça sent le printemps qui arrive... Oui, c'est vrai, y'en a marre du gris, des nuages, de la pluie, du froid et des manteaux. Oui, c'est vrai, on nous prédit encore une météo pas terrible dans le nord de la France ce week-end. Oui. MAIS, moi je vous le dis, y'a du beau temps dans l'air.

Tout d'abord les jours rallongent, et ça a le don de me faire plaisir. Jusqu'à mes 16 ans, j'ai vécu dans des pays proches de l'Equateur. J'étais alors habituée à des journées de la même longueur toute l'année, à peu de choses près. La nuit tombait entre 18 et 19h, invariablement. Les longues journées d'été passées en France avaient donc pour moi un caractère un peu magique ! Depuis mon retour en France, après le premier hiver un peu rude, j'ai apprécié d'autant plus le fait de gagner quelques minutes de soleil tous les jours, et le retour de ce phénomène agit sur les petites particules optimistes de mon cerveau, ça pétille comme des petites bulles de champagne.

Le printemps, c'est aussi la ville qui retrouve de la couleur. Les petites feuilles des arbres se déplient un peu plus chaque jour, ça fleurit, ça bourgeonne. La nature s'active et produit parmi sa plus jolie palette de vert tendre, de rose pâle et de crème. Le long de mon trajet quotidien, je guette la pousse de tout ça, et imperceptiblement, un petit sourire nait sur mes lèvres.

 

Fleurs de pommier

 

Et puis aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, j'ai eu trop chaud. A l'heure du déjeuner, j'ai eu envie d'envoyer balader manteau, écharpe, collants, et de profiter du soleil sur mes jambes et sur mes bras. On sentait d'ailleurs tout le monde guilleret. La bonne humeur était dans l'air. Le retour d'un peu de chaleur, ça me donne envie de déjeuner en terrasse, de sieste dans le hamac, de pique-niques dans l'herbe.

 

Iris

 

Alors certes on nous prévoit le retour du mauvais temps, mais quand-même, je vous le répète... C'est le retour du printemps !

*le titre est en hommage à une chanson des années 30 de Ray Ventura et ses collégiens, en écoute ci-dessous :

 

free music

 

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J'ai un vilain défaut...

... Je suis curieuse. Curieuse de beaucoup de choses dans la vie, curieuse de découvrir de nouvelles destinations, curieuse de culture, curieuse des autres surtout. J'adore en savoir plus sur les gens, et c'est plus fort que moi. J'aime bien, quand je rencontre quelqu'un pour la première fois, découvrir la personne. Je pose des questions, je commente, je me raconte, pour ensuite poser d'autres questions. J'ai besoin que le dialogue se crée un minimum pour me sentir à l'aise, et ma curiosité m'aide à aller au delà de la timidité. Je ne crois pas que cette curiosité soit malsaine ou déplacée, car il est évident que je ne vais pas poser des questions déplacées. Mais je me rends compte que ce trait de ma personnalité est à mon avis pour une grande part dans le fait que les gens se confient assez facilement à moi.

Mais là où ma curiosité prend tout son sens, c'est que je me suis rendue compte que je l'exerçais à tout moment de la journée. Que ce soit dans la rue, dans les transports, au bureau, au resto, j'ai inconsciemment les yeux et les oreilles en alerte. J'observe les gens, ces inconnus que l'on croise tous les jours. J'écoute les conversations dans le métro, je m'imagine des choses en observant tel look ou telle attitude, je regarde les couples, les familles... A tout moment, mes sens de la vue et de l'ouïe sont en alerte et ça m'est devenu tellement naturel que je ne m'en rends pas toujours compte.

Au bureau, travaillant dans un openspace, j'entends de loin les conversations et parfois je dresse l'oreille. Ca me permet en fait de mieux comprendre les relations entre les gens, les équipes et de saisir des informations intéressantes. Mais le mieux, c'est dans les transports en commun. On croise tellement de gens différents !  Ce petit couple là, qui se bécote et se regarde dans le blanc des yeux, sans dire un mot... Et ces deux dames drapées dans leur manteaux de fourrure et leurs colliers de perles qui parlent du film "Paris" et vantent sa simplicité et son humanité... Oh ! Et le vieux monsieur qui raconte Paris à son petit fils. Tiens, les deux minettes frangées, méchées, slimées, standardisées, qui critiquent vivement une de leur congénères "qui se la pètent trop en talons en pleine journée". J'adore ces petits moments de vie glanés au vol, souvent vite oubliés, mais qui satisfont ma curiosité du genre humain.

Je suis vilaine, n'est-ce-pas ? 

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Lire

Flannie et Cécy en ont déjà très bien parlé. J'ai hésité à vous en parler moi aussi, parce que ça fait un peu redondant, mais j'avais envie de partager mon intérêt pour les livres et la lecture avec vous, alors tant pis, je me lance.

J'ai toujours vécu entourée de livres. Ma mère a une formation de bibliothécaire et a longtemps travaillé comme documentaliste. Mes grands-parents paternels et maternels lisent beaucoup et ont transmis leur goût pour la lecture à leurs enfants et petits-enfants. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé les livres, même lorsque je ne savais pas encore les déchiffrer. En effet, très tôt, mes parents m'ont lu des histoires, dans la journée comme le soir, avec le ton. 

A 4 ans, j'étais abonnée à Pomme d'Api et aux Belles Histoires de Pomme d'Api. J'étais une grande fan de Petit Ours Brun et de Mimi Cracra. Parmi les Belles Histoires, je me souviens notamment de celle de Loulou le Loup, un loup essayant de chasser des animaux de ferme qui l'entourloupaient à chaque fois (la poule lui disait qu'elle était une pelle...). Selon la légende familiale, pendant un week-end de 3 jours, mon père m'a lu cette histoire plus de 30 fois ! Je la connaissais par coeur et je savais quand tourner les pages, et je m'en suis servie pour bluffer mon amoureux de l'époque: il était en CP , apprenait à lire, et a cru avec ma petite démonstration que je savais lire moi aussi ! L'été, mon cousin, qui lui aussi venait d'apprendre à lire, nous lisait des histoires, et paraît il que je me suis plainte qu'il ne mettait pas le ton et ne lisait pas assez bien...

Avec mon père toujours, nous jouions avec mon école Fish*r Pr*ce: le toit de l'école était aimanté et j'avais des aimants en forme de lettres. Je jouais avec mon père à écrire mon nom et d'autres mots avec les lettres aimantées. Je demandais aussi toujours comment s'écrivait telle ou telle chose. Si bien qu'un jour, en grande section, j'ai lu ce qu'écrivait la maîtresse au tableau. Celle-ci m'a ensuite fait lire des choses à la récréation, et s'est aperçue que je savais lire. J'avais appris toute seule.

A partir de ce moment là, j'ai été plus que ravie de lire par moi-même. Au CP, je continuais l'histoire en classe de lecture et me retrouvais bien embêtée quand la maitresse me demandait de lire, car je ne savais pas où ils en étaient ! Mes maîtresses ont donc profité de mon avance dans le domaine en CP et CE1 pour me faire aider les autres lorsque j'avais fini. Cela m'a permis aussi de sortir de mon carcan de timidité. J'ai été abonnée à J'aime Lire, Astrapi, Okapi, Je Bouquine, Phosphore, je recevais tous les mois un livre de l'Ecole des Loisirs et j'en empruntais à la bibliothèque.

Depuis, je lis toujours autant, et relativement vite. J'ai besoin de lire, c'est presque vital ! Lorsque j'ai fini un livre et que je n'ai plus rien à lire (bien que ça m'arrive rarement vu les stocks que je constitue), je file à la bibliothèque ou à  la librairie. J'emprunte aussi à mes amis, à mes parents, surtout à ma mère qui est comme moi une lectrice bibliovore. 

Chez mes parents, c'est simple: le mur du salon est recouvert d'une bibliothèque remplie, l'entrée est garnie d'un immense étagère pleine de BD, ma chambre déborde de livres, les étagères du bureau sont presque pleines, tout comme celles qui entourent le lit de mes parents. C'est bien parti pour être du même style dans mon futur chez moi, les étagères seront parmi mes priorités d'achat ! 

Je lis de tout, mais surtout des romans (je m'évade dans des histoires), quelques essais, des romans historiques, de la science-fiction, de la fantasy, du policier, mais aussi de la BD, Télérama et d'autres journaux et magazines. Mes lectures sont mes petites drogues, et j'ai besoin de mes quelques pages tous les soirs avant de m'endormir.

Et vous, quel est votre rapport à la lecture, aux livres ? 

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Joue avec moi dans le bus RATP !

Petite parenthèse avant le billet du jour: j'en ai ras le bol de MaBulle qui plante ! Je sais que certains ont du mal à me rendre visite et à laisser des commentaires en ce moment et j'en suis désolée... J'espère que ça va s'arranger !

Tous les matins, je prends le bus pour aller au bureau. Ah ! Le bus. Quel mode de transport merveilleux... On profite de la lumière du jour, du paysage alentour. Le bus c'est aussi le plaisir de la dépendance du trafic urbain : les embouteillages au carrefour en étoile, la régulation de la circulation par la très efficace police municipale, les feux tricolores... Mais le plus amusant, ce sont tous les jeux divertissants auxquels les passagers facétieux se livrent tous les matins. Parce que le sigle RATP c'est pour Rigole Avec Tes Passagers ! En exclusivité pour vous, le best of :

Le jeu de la chaise musicale : au rythme des sons sortant des écouteurs de vos voisins (r'n'b poweeer !), amuse toi à sauter sur le moindre siège qui se vide pour pouvoir lire assis au lieu de debout en tombant. Celui qui repère le siège et le prend le plus vite a gagné !

Le jeu du "Pousse-toi de là que je m'y mette": Similaire au jeu de la chaise musicale, mais il se joue debout. Le but est de trouver la meilleure place debout, dans un coin, bien calé. Pas de pitié pour les autres voyageurs, tous les coups (coudes ?) sont permis.

Le jeu du Je-pue-du-bec-plus-fort-que-toi-sous-les-bras: particulièrement sympa en été, ce jeu. Pas de déo, pas de brosse à dents, 150 personnes dans un bus et une couche épaisse de buée sur les vitres. Je ne te fais pas de dessin...

Le jeu du "Je dis le plus gros juron que je connaisse tous les matins et je fusille les gens du regard": A 150 dans un bus simple, il est vite arrivé lors d'un coup de frein un peu brusque de malencontreusement marcher sur les pieds de ses voisins ou de leur donner un coup de coude. A moins d'être en train de jouer au "Pousse toi de là que je m'y mette", ces accidents ne sont pas volontaires, mais ton voisin s'en fiche ! Lui, son jeu favori, c'est de jurer très fort en te traitant de tous les noms (ça permet d'enrichir son propre vocabulaire).
Variantes: la voisine qui n'ose pas t'insulter en face mais qui lance un "p*tain !!!" virulent ou encore celle qui te fusille sur place du regard. Y'a pas à dire, la chaleur humaine, le matin, ça requinque.

Le jeu du "Je fais rentrer 4 poussettes doubles dans le bus à 9h du matin": Le matin, en semaine, c'est bien simple, tu te bats pour rentrer dans ton bus. Tu optimises ton attente sur le trottoir et l'endroit où tu attends pour tenter de te trouver devant la porte d'entrée et ainsi pouvoir jouer à la chaise musicale avant tout le monde. Mais celles qui te pourrissent tout ton plan, ce sont les jeunes mamans. Elles prennent le bus à l'heure de pointe avec leurs poussettes géantes multifonctions et prennent la moitié du bus à elles toutes seules. Pour pimenter le jeu, les enfants dans la poussette peuvent jouer au concours de celui qui piaille le plus fort et qui percera les tympans des autres passagers.

Le jeu de l'ouverture de la porte: un jeu très simple, nécessitant peu de matériel. Il te faut, ami lecteur, un abruti qui se plante sous l'oeil électronique de la porte du bus. Le chauffeur tente de fermer la porte, mais l'abruti avance toujours sous l'oeil au moment où la porte se ferme pour que hop ! elle se réouvre. De quoi occuper tout le monde pendant 5 bonnes minutes...

Le jeu de Tatie Danielle (spéciale dédicace à Marie): il te faut une petite vieille acariâtre, qui va râler sur tout ce qui bouge et sur le monde qui se trouve dans le bus, sur la société d'aujourd'hui et les bonnes valeurs qui se perdent, la météo qu'on nous détraque, madame, et qui va donner des coups de cannes sur les jambes étendues.
Variante: la petite dame qui te raconte sa vie palpitante en long en large et en travers, alors que tu as juste envie de roupiller/bouquiner/écouter de la musique (barre la mention inutile) !

Pour le chauffeur: ne l'oublions pas, le pauvre bougre ! Il faut bien qu'il s'amuse lui aussi. Il a à sa disposition de jolis petits boutons sur lesquels il appuie pour faire entendre aux passagers des extraits sonores: "pour faciliter la montée, veuillez avancer vers l'arrière" (une jolie proposition non ?), "merci de monter par la porte avant du bus" ou encore "nous vous rappellons que la validation d'un titre de transport est obligatoire". Super fun.

Et toi le matin, tu t'éclates dans les transports, cher lecteur ? 

 

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Alone is not lonely

Je crois pouvoir dire que je suis une fille sociable. J'aime papoter (noooon ?), rencontrer de nouvelles personnes, rigoler, voir mes amis, sortir. Au bureau, je côtoie aussi des gens toute la journée puisque je travaille dans un grand openspace organisé par "pods", c'est à dire par groupe de bureaux correspondants chacun à une équipe du département. J'ai plaisir d'ailleurs à travailler dans cette ambiance. L'openspace de mon étage a l'avantage de cumuler convivialité et calme (ce qui n'était pas le cas de celui de Londres, très bruyant). 

Cependant, même si j'aime les gens, il arrive toujours un moment où j'ai besoin de me retrouver seule, en tête à tête avec moi-même. Je ne sais pas bien comment expliquer ce besoin. C'est une envie de se retrouver, d'être au calme, de pouvoir faire ce que je veux, à ma guise. Par exemple lire, sans m'arrêter ni être interrompue, jusqu'à des heures indues. Ou bien regarder ma collection de films cucus, bien enveloppée dans un plaid et blottie dans le canapé, avec un thé et du chocolat. Pleurer quand c'est triste ou que ça se finit bien. Aller au cinéma ou faire les magasins (encore des activités que j'aime faire seule, aussi). Ou encore surfer sur le Net sur mes blogs préférés ou bien tout simplement rêvasser. J'aime bien laisser mes pensées vagabonder toutes seules parfois. Mon imaginaire prend le dessus dans ces moments là, et je m'enfuis, loin.

Je ne m'ennuie jamais lorsque je suis seule. Cela s'explique peut-être par le fait que je suis fille unique. Depuis toute petite, j'ai pris l'habitude de m'occuper par moi-même. J'étais une enfant vive mais calme, d'après ce qu'on m'a dit en tout cas. J'ai beaucoup joué chez des copines, ou elles sont venues chez moi, mais inévitablement, j'étais seule certaines après-midis, et j'ai pris l'habitude, puis le goût, de ces rendez-vous avec moi-même. Passer de temps en temps un week-end toute seule chez moi ne me gênera pas. Rentrer seule chez moi le soir ne sera pas pesant, je le sais, j'ai déjà vécu 3 ans seule, avec bonheur.

Au fond, c'est très confortable d'être seule. Je fais exactement ce que je veux quand je le veux. Je ne mange que ce que j'aime, on ne me dérange pas dans mon activité, je suis mon rythme. Pas que les autres me pèsent. Je ne considère pas les autres comme une contrainte. Mais j'aime ces moments de solitude et j'en ai même besoin. Dans ces cas là, je suis "alone" (seule physiquement), mais certainement pas "lonely" (esseulée). Parfois c'est même trop confortable, voir du monde ne devient plus une nécessité, et dans ces cas là, il faut réagir, sortir, et retrouver le plaisir de la compagnie des autres.

Alors bien sûr, j'apprécie ma solitude d'autant plus que je la choisis. J'ai la chance d'avoir un certain nombre d'amis et de la famille autour de moi. Pour voir tout le monde, le calendrier se remplit vite. Ces moments "off", sans rien, sont des petits luxes, et j'en profite d'autant plus. 

Et vous, alone or lonely ? 

 

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Parle la France !

Il y a une chose que je n'ai pas listée dans mes petites manies mais que Poumok a fait pour moi, c'est mon attachement à l'orthographe et au respect de la langue, qu'il s'agisse du français ou bien de l'anglais. J'aime quand la langue est bien écrite et qu'il n'y a pas de faute d'accord, de grammaire ou d'orthographe. Il est entendu que je ne suis pas psychorigide avec les personnes dont ce n'est pas la langue maternelle. Mais lorsque j'entends ou vois des Français ou des Anglais faire des fautes dans leur propre langue, ça me hérisse.

A Londres, par exemple, je relevais souvent des fautes dans les e-mails de mes collègues ou de mes clients. Il s'agissait de fautes d'inattention dans la plupart des cas, mais ça fait tout de même bizarre. Pour vous donner un exemple, une faute que j'ai vue plusieurs fois est la confusion de mots se prononçant de manière similaire comme know, now et no. Plusieurs fois, j'ai vu des choses comme « now, I don't know », au lieu de « no, I don't know », ou encore « I now that.. » au lieu de « I know that... ». Une autre faute courante, c'était l'inversion des lettres i et e dans le mot « receive », qui est un faux ami (puisque on met ie dans believe, mais ei dans receive). Et j'en passe et des meilleures.

En Français, les fautes d'accord comme « j'ai regarder », « j'envoi », « comme même » (au lieu de quand-même !!), sont des fautes que je vois souvent. J'en profite pour vous signaler que papoter s'écrit avec un seul « t » ;-) ... Quand je vois une faute, j'ai du mal à me retenir de ne pas la corriger, mais quand il s'agit de fautes commises par des amis, je trouve ça délicat, et je ne veux pas les vexer. Mais au fond de moi, je suis une maîtresse d'école frustrée !

En ce moment, je m'énerve le matin en écoutant les pubs à la radio. Il y a un spot qui passe tous les matins, pour une compagnie de réparation de vitres ou d'amortisseurs de voitures (un truc qui me passionne quoi), et le monsieur finit par dire « oui, il a rien payé ! ». A ce moment là, des envies de jeté de radio par la fenêtre me prennent, c'est dire ! Il devrait dire « non, il n'a rien payé », et entendre ça tous les matins ne contribue pas à calmer le pitbull ;-). Et je ne vous dirais rien sur ce qu'un certain Nicolas S. a dit à propos des membres de l'Arche de Zoé : « J'irai les chercher, quoi qui z'ai fait »... Malheureusement authentique.

Le stade ultime de cette manie, c'est que je m'agace moi-même... Je fais souvent de petites fautes dans mes billets, parce que je tape trop vite et que je ne me relis pas. Lorsque je reviens sur mon billet, souvent un jour ou deux après, la faute me saute aux yeux et je grogne intérieurement.
Mais ce qui m'énerve le plus, et dont j'ai du mal à me défaire, ce sont mes tics de langage : « carrément », « c'est clair », « tout à fait », « p*tain », « tu vois », « grave », « genre », « limite ».... Des tics de d'jeunes, moches, mais qui sortent de ma bouche sans que j'aie le temps de les retenir. Allez, prochaine résolution, le bannissement des tics de langage !

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La parenthèse

Pendant 2 ans et demi, alors que je vivais à Londres, j'avais souvent l'occasion de prendre le train (l'Eurostar), pour rentrer en France pour le week-end. Même avant cela, j'ai toujours aimé prendre le train, surtout pour des trajets longs. A l'époque où j'étais encore lycéenne/étudiante, je partais souvent en vacances dans ma famille dans le Gers, et j'y allais en train... Autant vous dire que ça prenait du temps, autour de 7h en général ! Paris-Toulouse d'abord, 5h de train, puis changement à Toulouse pour prendre la "Micheline", qui desservait toutes les petites gares jusqu'à Auch:  Colomiers, Brax, Léguevin, Pibrac, Gimont... L'accent du contrôleur m'annonçait l'arrivée au pays, me mettait en condition pour les vacances.

J'ai pris goût aux voyages en train, et lorsque je prends le train pour un trajet un peu long, j'ai vraiment l'impression d'être dans une petite bulle à part, ma parenthèse personnelle. Depuis mon wagon, j'ai tout le temps de révasser à la fenêtre, de refaire le monde dans ma tête. Je regarde les paysages défiler et changer au fur et à mesure. Les spécifités régionales se dessinent, le mot "voyage" prend ici tout son sens.

Quand je monte dans un train, je m'installe vraiment confortablement: bouteille d'eau et casse-croûte sous la main, livres et magazines dans le filet devant, baladeur pas trop loin, et manteau en guise de plaid. Eventuellement l'ordinateur pour regarder un film. J'aime être en mode cocooning, et profiter de ce petit moment hors du temps. Car oui, le train c'est presque du cocooning pour moi.

Bien calée dans mon fauteuil, je m'endors toujours à un moment ou à un autre. Bercée par le doux balancement du train, je me détends et me laisse aller, c'est l'heure de décrocher. Pour peu qu'il pleuve dehors, le son des gouttes sur la carrosserie de la machine renforce mon sentiment de bien-être et je me blottis sous le manteau. Je laisse mon regard vagabonder et mon esprit avec...

Sous mes yeux défilent des champ, des maisons, un petit bois, des fermes, des animaux. J'aperçois des routes, des voitures, des églises. J'imagine la vie des gens, l'intérieur des maisons, en bonne curieuse. J'en profite aussi pour regarder dans le vague et laisser filer mes pensées. Souvenirs, réflexions, résolutions et décisions se mêlent et s'entremêlent. J'aime ces moments où j'ai le temps. Le temps de penser, de lire, de regarder, mais aussi le temps de ne rien faire. Alors que je vis à 100 à l'heure, je crois que j'apprécie justement le voyage en train pour cela: c'est un don de temps pour moi toute seule.

En descendant, je sors de ma bulle et le rythme des choses reprend son cours. Moi j'ai pu recharger mes batteries, je retrouve ma vie, requinquée. 

 

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Cousin cousines

Hier midi, moment Bisounours-Nutella-Ricorée, j'ai déjeuné avec ma cousine chérie, ma quasi-jumelle. Nous avons 3 semaines de différence, nos mères sont les deux premières soeurs de la fratrie de 8 enfants qu'ont eu mes grands-parents. Comme d'habitude, nous nous sommes retrouvées comme si nous nous étions vu la veille, alors qu'elle vit en Chine en ce moment, et que cela fait presque un an que nous ne nous étions pas vues ! N'ayant pas eu de frère ni de soeur, j'ai par contre eu la chance d'avoir pas mal de cousins d'âges proches du mien, et si ça ne remplace pas une relation fraternelle, ça compense pas mal.

Bien qu'ayant grandi dans des villes différentes, voire même des pays très éloignés, la relation avec mes cousins s'est toujours maintenue, grâce à nos mères et nos grands-parents. En effet, mes grands-parents ont une GRANDE maison dans le Gers, dans un tout petit village, et cette maison a été et est encore le point de rassemblement de la famille.

Côté cousins, nous somme 17, dont 12 entre 21 et 27 ans, et nous avons passé nos étés ensemble. Cabanes au fond du jardin, dortoir dans le grenier, déguisements, balades à pied ou à vélo, relais-piscine, partie de cache-cache, fous rires, disputes et plus tard grosse fête et peu de sommeil lors des 3 jours de la fête du village... Nous avons fait pas mal de choses ensemble, notamment râler (pfff, les adultes nous martyrisent, vous rendez-vous compte, il faut débarasser la table !), éduquer les plus petits (et vive les gros mots à la pelle)... Mes cousins ont contribué à faire de moi ce que je suis aujourd'hui.

Entre cousines, les relations sont fortes mais pas toujours évidentes. J'ai été très proches de certaines, pour l'être moins aujourd'hui, même si je suis toujours ravie de les voir quand l'occasion se présente. Mais des différences de choix de vie et de caractère ont rendu les liens si serrés de l'adolescence plus distendus aujourd'hui. On s'aime quand-même mais on partage moins. Avec d'autres, le lien est de plus en plus fort. C'est le cas avec Cécy, que certains d'entre vous lisent régulièrement, ou avec ma Chinoise préférée.

Avec elle, en particulier, on a beaucoup de souvenirs ensemble, des écrits qui restent, des cassettes audio de notre radio (on avait 12 ans), des chansons inventées, des souvenirs de soirées, de chagrins, de joie, des souvenirs plus alcoolisés, des parties de Game Boy, des lettres d'amour découvertes, des fous rires à la pelle... L'âge nous rapprochant, nous avons été mises dans le même berceau à quelques mois, et je pense vraiment que ça a tissé un lien fort. Nous ne nous sommes pas toujours comprises à l'adolescence, mais l'amour cousinal a toujours été là.

Mes cousines, pas tout à fait mes soeurs, mais plus que des copines...

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Et la marmotte...

Elle met le chocolat dans le papier alu ! Mais bien sûr !

Aucun rapport ou presque avec le sujet du jour, sauf la marmotte... Car j'en suis une, de marmotte, une vraie ! Alors, je ne mets pas le chocolat dans le papier d'alu (je serais plutôt du genre à l'enlever du papier), mais par contre j'aime dormir, et si je pouvais j'hibernerais l'hiver.

J'aimerais être de ces personnes ayant un organisme nécessitant seulement quelques heures de sommeil pour recharger les batteries. Ces personnes là, je les admire en quelque sorte, même s'il n'y a là aucun mérite mais bien un type de corps. Moi par contre, j'ai idéalement besoin de 7h au minimum, idéalement 8h pour me sentir vraiment reposée et ne pas trop lutter au réveil. Si je peux dormir 10h, alors là c'est carrément la panacée ! A moins de 7h de sommeil par nuit, je tiens le coup, mais je vais avoir un coup de barre dans la journée et surtout être vraiment fatiguée au bout de quelques jours.

La semaine dernière est un bon exemple: après le week-end génial mais peu reposant à Lyon, j'ai enchainé sur une semaine bien remplie, avec une sortie tous les soirs. Vendredi soir, je n'ai rien prévu exprès, et j'ai bien fait. Je me suis écroulée, et j'ai quasiment fait une nuit de 12h. Puis la sieste samedi.... Puis 9h de sommeil dans la nuit de samedi à dimanche. Bref, j'ai rechargé les batteries, et hier matin, lundi, je me suis levée sans avoir envie de me rendormir direct. Ca faisait longtemps !!  Et j'ai bien fait, parce que cette semaine encore s'annonce chargée, avec une sortie tous les soirs, un week-end chez un pote à Bordeaux à venir (et un retour un peu tard dimanche), et la semaine d'après je réenchaine. Pfiou !

Je ne vais pas me plaindre d'avoir une vie sociale plus que bien remplie, non, mais c'est vrai que parfois j'ai envie de faire l'ermite :-) . Mais j'apprécie trop de voir mes amis pour ça. Il faut juste que je gère bien mon sommeil, notamment le week-end, histoire de rester à peu près fraîche et surtout aimable.

Parce qu'il ne faut pas se leurrer, le manque de sommeil a des conséquences sur la forme physique: je deviens plus irritable, je régule moins bien mon appétit, j'ai des coups de barre au bureau, je suis moins efficace et moins patiente... La relation de cause à effet est évidente, c'est vrai, mais j'ai parfois du mal à ralentir le rythme et encore plus de mal à dire "non, je suis fatiguée". J'ai une peur limite inconsciente de passer pour une mamie ou de vexer les gens. C'est idiot car je pense que mon entourage peut le comprendre, mais c'est un réflexe que j'ai du mal à contrôler ! Et puis il arrive aussi qu'il y ait des sorties qu'on ne puisse repousser, parce que les amis vont mal, parce que c'est prévu de longue date, parce que c'est le boulot et parce que ça tient à coeur.

Tout ça pour dire que je dois rentabiliser mes nuits et mon besoin de sommeil pour profiter de mes journées à fond ! Et vous, vous gérez comment la fatigue et les sorties ?

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I love my Visa !

Je suis une fille (eeeuuunbeulivibeule comme dirait Uncle Tom) et donc j'aime bien dépenser. Je vous entends d'ici "oh hé, Camille, faudrait penser à ne pas nous servir du gros cliché tout de même !", et vous avez raison. Il y a des filles qui n'aiment pas dépenser, tout comme il y a des filles qui ne s'épilent pas. Ce sont des choix et des attitudes que je ne discuterai pas ici.

Une chose est sûre, j'aime bien me faire plaisir  et m'acheter de temps en temps un joli vêtement, une crème qui sent bon, un joli bijou, ou bien, parce que je ne suis pas que futile, et parce que futile ne veut pas dire bête, un livre, un DVD ou un disque. Alors bien sûr pas tous les jours, ni n'importe quoi, le but n'est pas de se fâcher à mort avec ma banque. J'aime aussi faire des cadeaux à ceux que j'aime, pour un anniversaire, une fête, ou tout simplement parce que je me dis que tel objet plairait à telle personne.

Dans ces cas là, quelque soit le montant de l'achat, ma meilleure amie est ma Visa. Oooh, que je l'aime ! Elle est toujours prête à me rendre service, et surtout avec elle je gagne à tous les coups, elle m'affiche "Code bon" à chaque fois que le tape ! Et puis c'est quand-même super pratique. Pas besoin de stylo, de pièce d'identité, de compter ses sous, et en plus je peux payer avec sur Internet...

Le résultat de mon amour immense pour ma carte, c'est que je n'ai jamais de monnaie sur moi. Ca en devient presque pathologique, je suis NULLE en monnaie. Je tire de temps en temps du liquide, mais j'oublie de le faire la plupart du temps ou pire, j'oublie que je l'ai fait, si bien que pour les petites courses du quotidien je me retrouve souvent à tenter de retrouver une piècette dans le fin fond de mon sac (naturellement grand et naturellement plein, sinon c'est pas drôle), à vérifier mes poches... Bref, la monnaie et moi on est fâché.

Pourtant je n'ai rien contre bien les billets, les pièces. Quand je pars à l'étranger, j'aime bien l'idée de s'acclimater à une monnaie différente. Ca fait partie du voyage. Je me rappelle par exemple des différents séjours de vacances en Sierra Leone quand j'étais petite: la monnaie du pays était complètement dévaluée, et nous devions donc constituer des liasses de billets pour simplement acheter du pain ou des fruits ! Ou encore le franc CFA, qui est en vigueur dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, ou bien la livre sterling, avec Lizzie the Queen dessus.

Non, mon "problème" vient tout simplment de ma feignantise: la carte bleue c'est facile et moi j'aime bien que les choses soient simples, alors j'utilise ma carte bleue. N'empêche que quand il faut donner pour le départ d'un collègue, je me retrouve bien embêtée...

Et vous, quel rapport au moyen de paiement avez vous ?

 

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La page blanche

L'angoisse de la page blanche... Je pense que peu d'écrivains me contrediraient sur ce point. Ca n'est pas facile de se retrouver devant l'espace vide. On tente d'organiser ses idées, de trouver soit le sujet, soit la piste d'approche du sujet choisi. Comment présenter les choses au lecteur de la meilleure façon ? Comment attier son regard ? Comment accrocher son attention ? C'est un défi maintes fois renouvellé que d'écrire.

Et si je ne suis pas écrivain, je n'en reste pas moins blogueuse, et j'essaye de vous écrire un billet potable par jour. Pas facile... Pas facile du tout même ! Si l'écriture n'est pas mon gagne-pain, si je n'ai pas d'éditeur attendant mes pages, si personne finalement ne m'oblige à cet exercice (si ce n'est moi-même !), il n'en reste pas moins que l'angoisse de la page blanche, je connais. Oh l'angoisse, c'est un peu fort comme terme. Mais le "qu'est ce que je vais bien pouvoir leur dire ?", ça je maitrise !

Il arrive parfois (rarement) qu'il y ait plusieurs choses dont je voudrais vous parler et dans ces cas là, chouette, je prépare des brouillons dans MaBulle, avec des petites phrases, des mots-clés, des petits aide-mémoire qui feront "tilt" quand je déciderai de rédiger le billet final. Parfois, je porte même le zêle jusqu'à prépare des billets à l'avance. Ouahou. Alors là, je n'en reviens pas moi-même de tant d'organisation, limite je m'autocongratule et je suis fière comme un pou.

Mais la plupart du temps, ce petit scénario est loiiin de la réalité. Je ne sais pas le matin même de quoi je vais parler le lendemain. En général, je commence à réfléchir à la question en fin de journée, et l'inspiration (ça tape de dire ça ;-) !) vient alors dans la foulée: d'une chose observée autour de moi, d'un souvenir, d'une situation du quotidien... Quelque chose qui m'interpelle et que j'ai envie de partager. Je tape ensuite le billet, sans me relire la plupart du temps, je règle l'heure de publication et hop ! Emballé c'est pesé.

Hier soir, je n'avais pas d'idée. Et du pas d'idée vient l'idée de ce billet, que vous lisez aujourd'hui. Comme quoi, même sans idée on peut avoir des idées (pas toujours bonnes bien sûr, mais des idées quand-même). Et vous, les blogueurs, l'inspiration, elle sort d'où ?

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Ca cause dans le poste !

Je ne suis pas du matin. Moi si on me laissait faire, je me coucherais vers 2 h du matin et me lèverait vers 10h. Mais au bureau, ça serait moyen de se pointer vers 11h30, et j'aime bien ne pas passer mes soirées au travail, je préfère ne pas finir trop tard le soir. Je commence donc entre 9h et 9h30, pour un lever aux alentours de 7h30. Parce qu'il me faut bien 1h, 1h30 pour me réveiller, petit-déjeuner, me doucher, m'habiller, et traînasser entre ces différentes étapes.

Au saut du lit, je ne suis pas une grande papoteuse (ça doit être un des rares moments où je ne parle pas !). On me dit bonjour, je réponds d'une sorte de grognement sympathique. Je n'aime pas me prendre les lumières trop fortes en pleine figure, il me faut une lumière douce pour habituer mes yeux et mon cervau à l'idée que oui, ça y est, le dodo c'est terminé.... Tout ça bien sûr n'est pas vrai lorsque je suis en vacances, ni le week-end !

Il y a donc une chose qui m'aide beaucoup le matin, qui m'aide à me sortir de ma torpeur et qui réveille mes neurones profondément endormis. Et non, je vous vois venir, je ne parle pas du café, ni du thé ou encore des toasts grillés. Non, ma petite drogue du matin, c'est d'écouter la radio. Depuis mes 17 ans, le matin je suis branchée sur les ondes, et je dois dire que ça m'aide et me met en condition pour la journée.

Il y a quelques années, j'écoutais Europe 2 le matin. Le morning avec un mix de musiques, de blagues, de petites news, c'était ce qu'il me fallait. J'ai gardé cette formule en Angleterre, avec une radio type Chérie FM, où j'avais les news, des musiques que je connaissais, la météo (j'adoooore la météo), et hop, je savais s'il fallait prévoir le chapeau de pluie, le pull plus chaud...


Depuis mon retour à Paris, je me suis alignée sur les habitudes radiophoniques de ma mère qui écoute RTL Matin, avec Christophe Hondelatte, et je suis devenue accro. J'adore le ton employé, je trouve les journalistes pertinents, rigolos, un peu poil à gratter (ce qui n'est pas pour me déplaire). Je suis notamment une grande fan de l'interview de Jean-Michel Apathie, du ton de Christophe Hondelatte, de Loulou pour la météo... J'aime bien le fait que j'ai les infos dès le matin, et aussi un regard un peu critique sur l'actualité. Pendant l'heure où je me prépare, mon écoute devient de plus en plus attentive, et je finis en général par commenter l'émission avec ma mère, chacune avec notre radio, l'une dans sa chambre, l'autre dans la salle de bain.

Et vous, c'est quoi votre petite drogue du matin ?

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Le temps de l'insouciance

Avec un tel titre, on peut s'attendre à un billet nostalgique, un brin pénible. Telle n'est pas mon intention. Je me suis simplement fait la réflexion ces derniers temps que les choses changent autour de moi, en bien comme en mal. Ce qui a provoqué cette réflexion, c'est plusieurs nouvelles reçues à peu de temps d'intervalle, de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Je vous ai en effet dit hier qu'un couple d'amis nous ont annoncé leur mariage pour 2009. Cette annonce est une source de grande joie pour moi, puisque ce sont des personnes qui me sont chères et que je suis particulièrement heureuse de voir heureuses. C'est le cas également pour mes deux amies se mariant en 2008 (et je ne parle pas de ma cousine déjà mariée). Ces décisions concrétisent des relations stables, solides, et marquent aussi un certain tournant. Petit à petit, on s'éloigne de l'adolescence et des "je sors avec Untel" ou "Je vais draguer Machin à la prochaine soirée chez Truc". Bien sûr, on drague et on sort encore, mais les amis autour commencent à penser construction, avenir, et bébés pour certains. Les objectifs ne sont plus les mêmes, on commence à raisonner en terme d'engagement, en couple pour certains.

Malheureusement, je ne suis pas seulement rappelée à la réalité que par de bonnes nouvelles. En 24h, j'ai appris coup sur coup la séparation de deux couples. Un ami d'enfance dont la copine avec qui il vivait l'a quittée et une amie dont le copain souhaite la séparation après 6 ans, elle ne s'y attendait pas du tout. J'ai été très sonnée par la deuxième séparation notamment, connaissant bien les deux... Bien sûr on est encore jeunes, rien n'est joué, mais je réalise une fois de plus que rien n'est jamais acquis en amour. En voilà un scoop, me direz-vous. Rien de nouveau, c'est vrai. Mais j'essaye tire quelques leçons de tout cela.

J'ai perdu depuis quelques années certaines illusions sur l'amour que mes rêves de Prince Charmant avaient pu entretenir. L'amour, ça n'est pas facile, ça peut s'user au temps, ça peut se terminer. L'amour ça s'entretient aussi, on n'a rien sans rien. Il faut faire des concessions, accepter l'autre et le respecter, ne pas s'attendre à ce que tout soit parfait. L'amour ne nous met pas à l'abri.

Mais finalement je trouve plutôt rassurant de savoir tout cela. Inutile de se complaire dans de beaux rêves d'amour parfait et éternel, la vie c'est parfois difficile. C'est plein de rebondissements, de nouvelles tristes, de déchirures, de chagrin, mais en éternelle optimiste, je crois aussi que ces épreuves nous aident à nous construire. Le temps de l'insouciance et des jours sans lendemain est révolu, il fait place à la maturité et à la confrontation avec la vie. Pour le meilleur et pour le pire.

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Souvenirs souvenirs

Dimanche soir, je n'arrivais pas à m'endormir. Pour me changer les idées, au lieu de tourner dans mon lit, j'ai ressorti mon vieux journal intime. Ce journal est un vrai cahier à cadenas qu'une copine m'avait offert à mon anniversaire... En 1992 ! Autant vous dire que les premières pages remontent à plus de 15 ans, les dernières ayant été écrites... en  2003.

Je n'ai pas tenu ce journal de manière régulière ou continue mais je lui ai confié des pans de ma vie, par épisode, et un peu chaque année au collège et au lycée. De temps en temps, cela me prenait d'écrire les choses qui me tenaient à coeur, de coucher ma "vie" sur du papier, d'épancher mes histoires de coeur. Je n'y ai ensuite pas touché pendant un petit moment, pour ensuite venir de temps en temps y faire un point sur les évènements de ma petite vie. La lecture de ce journal n'est donc pas très très longue, mais elle est, en quelque sorte instructive.

Instructive car un journal commencé à 11 ans et dont les dernières pages ont été écrites à 22 ans montre l'évolution de ma personnalité. Je peux suivre au fil des pages le développement de mon esprit, la maturité qui se dessine, l'humour mais aussi une certaine nostalgie. Entre la petite fille à la veille de sa rentrée en 6ème, préoccupée par le fait de faire un smack aux garçons en jouant à action ou vérité, en passant par l'adolescente qui se brouille avec ses copines et va en boum (toute une époque !), tombe amoureuse en voyant un garçon à l'autre bout de la cantine pu parce qu'il a bien voulu lui passer un peu de ses frites, jusqu'à la jeune femme faisant le point sur les réussites et les difficultés actuelles, on a un portrait multifacettes.

Une lecture instructive également puisqu'elle fournit une mine de petits détails que j'ai parfois oublié, et qui ressurgissent en foule, souvent chargés d'émotions. Ces petits détails prennent alors une place folle: mais comment ai-je pu oublier cela ? C'est une petite tranche de vie, des émotions prises sur le vif et cristallisées par un peu d'encre sur du papier. Avec le recul, certaines de mes précoccupations ou réflexions me semblent complètement ridicules, mais je me dis qu'il ne faut pas juger et renier cet esprit certes futile à bien des égards, mais après tout c'est de moi qu'il s'agit !

Il est curieux de se replonger dans le passé et de se relire, j'ai parfois l'impression de lire le journal d'une autre personne. Avec la maturité (toute relative) d'aujourd'hui, je me rends compte sur certains épisodes de mon manque de lucidité d'alors, et le manque de confiance dont j'ai déjà parlé sur ce blog apparaît en filigrane...

Pour moi, ce journal est un trésor : il est le garant de mes souvenirs intimes, il me permet aussi de mieux comprendre ce que je suis aujourd'hui mais aussi de prendre du recul sur le passé. Quand je le relis, c'est à la fois la joie et une certaine forme de tristesse qui me saisissent... Une petite boule dans la gorge avec un grand sourire, comme le souvenir doux-amer d'une enfance trop vite écoulée, et pourtant si riche !

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Le Monde est un mouchoir de poche

 

Voilà une phrase que je répète bien souvent : le monde est petit. En avançant dans la vie, je réalise que des liens existent entre des groupes de gens que je connais et qu'apparemment tout sépare, ou bien je vis des coïncidences assez étonnantes. Quelques exemples:

- été 2002, je suis en stage à Bordeaux. Comme tous les matins, je pars travailler à pied, j'ai 15 à 20 mn de marche pour rejoindre le magasin où je suis vendeuse. Ce matin là, je tombe nez à nez dans la rue avec un ancien copain de collège/lycée... connu à Djibouti ! Je ne l'avais pas revu depuis 1997.

- Sur Facebook, je suis en contact avec mon ancienne voisine de pallier londonienne, une américaine de Californie. Quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir qu'elle connaissait une de mes copines d'école de commerce, qui avait fait un semestre d'études aux Etats-Unis !

- J'ai retrouvé par le Net un ami d'enfance perdu de vue depuis 15 ans, connu en Côte d'Ivoire. En discutant, on s'est aperçu qu'il était copain au lycée au Mali avec mon voisin et camarade... de Guinée.

- Il y a 2 mois, j'ai reçu un e-mail d'une camarade connu à Djibouti, recroisée furtivement dans les couloirs de mon école de commerce, qui lisait mon blog de temps en temps et m'a reconnue au fil des textes.

- Décembre 2004, je vais passer le week-end à Strasbourg chez une amie d'enfance qui passe un an d'études là-bas. Je fais ainsi connaissance avec ses amis, on fait la fête ensemble. 6 mois plus tard, une de mes cousines m'apprend qu'elle est en stage dans les Pyrénées et copine avec une des filles que j'ai rencontrées pendant ce week-end strasbourgeois, une amie de mon amie !

- Juillet 2001, je passe les concours d'écoles de commerce. Au moment des oraux, je vais à Lyon pour 24h pour passer mes entretiens, qui sont étalés tout de même sur une quinzaine de jours pour tous les candidats. Devant les tableaux récapitulatifs des salles, parmi des centaines de personnes et des milliers de candidats, je tombe nez à nez avec un ancien copain de classe de Djibouti (pas le même que celui de Bordeaux ;-)).

Et des exemples similaires, j'en ai à la pelle, je suis sûre que vous aussi... Je trouve tout bonnement incroyable les relations humaines. Il existe souvent des connexions entre les gens que l'on ne soupçonne pas. J'ai vécu dans des pays différents, habité dans plusieurs villes de France, fait partie d'associations au cours de mes études, et finalement, je crois que tous ces contacts accumulés favorisent les coïncidences de ce type. Mais tout de même, même si mes voyages aident à ce phénomène, je ne connais pas non plus des milliers de personnes, et je suis toujours étonnée des retrouvailles incongrues, je ne peux m'empêcher de m'exclamer et de m'émerveiller devant les petites surprises de la vie. Car ce sont en général des surprises sympas, qui me font sourire et me procurent ces petits bonheurs que j'affectionne tant.

Une chose est sûre, pour moi, le monde est petit !

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