Camille papote

Les p'tites anglaises

Ma soirée londonienne de mardi soir m'a replongée pour quelques heures dans les sorties de la capitale britannique et cela m'a rappelé plein de souvenirs. Je viens de vérifier, je pensais avoir fait un billet sur les tenues de soirée des anglaises et il ne semble pas que ça soit le cas. Il faut que je me rattrape, parce que ça vaut le coup !

Autant les anglaises sont capables d'être très décontractées côté tenue vestimentaire le jour (jean, vieilles baskets), autant de nuit, elles mettent le paquet. Sortir le soir, même dans un bar un peu craignos, est l'occasion de "dress up", de s'habiller, de se pomponner, de sortir TOUS les atouts possibles et imaginables.

Première chose, l'anglaise ne sort pas sans mettre en valeur ses courbes: jupe courte et/ou moulante, décolleté TRES plongeant devant et/ou derrière, le but est de montrer de la forme, de la chair, du corps. Et ce quelque soit la morphologie. Ces vêtements découvrants sont en général de couleurs vives, ou métallisés ou pailletés ou couverts de sequins. Dans le noir, on doit vous voir de loin, alors faut que ça brille ! Les anglaises raffolent du lamé, du brillant, du petit haut couvre épaules pailleté. qui "habille" la robe bustier vert émeraude à froufrou...

Très important également, les chaussures ou plutôt les "stilettos", les escarpins. Il faut qu'ils soient hauts (7 cm de talons minimum en général), et pas banals. Là encore les paillettes, les strass, les noeuds et le brillant sont rois tous comme le cuir vernis de couleur. Compensées, talons aiguilles, pip-toe (ouvert devant), sandales (en plein hiver), bout pointu, peu importe du moment que ça se voit. Les chaussures sont trop grandes, on ne sait pas marcher avec ? C'est pas graaaave, de toute façon on sera un peu trop bourrée pour s'en apercevoir ;-) !

Enfin, pour optimiser le tenue, il faut impérativement un brushing parfait, soit baguettes soit glamour hollywoodien, un maquillage qui se voit sous les spotlights des tropiques des boîtes. Le blush style peinture d'indien, le noir sur les yeux avec les incontournables paillettes, le fond de teint et bien sûr le gloss, sont des classiques. Les doigts des mains et des pieds sont vernis également.

L'anglaise qui sort n'est pas frileuse. Manteau, écharpe, collants, bonnet ? Sûrement pas, parce que "ça tient chaud et c'est encombrant quand on sort". En bonne française emmitouflée de partout, on les regarde les yeux ronds comme des billes, en claquant des dents pour elles. Elles se baladent bras et jambes nues en plein hiver, sans problème, et attendent le bus de nuit comme ça. Moi, si j'avais fait comme elle, j'aurais attrapé une pneumonie !

Mais ce qui nous apparait comme extravagant fait aussi tout le charme de nos copines d'Outre-Manche. D'ailleurs, dans Paris, je les repère direct maintenant. J'ai vu arriver tout un groupe de filles lookées et talonnées sur le quai du métro, je me suis dit "elles sont anglaises". Et bingo !

Et vous, pour aller danser dans un bar, vous sortez sur votre 31 ? 

 

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Back to London

Me revoilà ! J'avais disparu de la blogosphère pendant deux jours, sans laisser de traces, mais je ne me suis pas perdue en route. J'étais juste en déplacement professionnel pour deux jours... A Londres ! Après la visite officielle de Nicolas et Carla, il fallait assurer... même si je ne rencontrais pas vraiment la reine en tailleur gris et petit bibi.

Ces deux jours à Londres sont passés bien vite, un vrai marathon, d'autant que j'étais là pour le boulot. J'avais espéré en profiter pour revoir certains de mes amis londoniens, mais je n'ai même pas eu ce plaisir. Meetings dans la journée et hier soir, sortie chic et choc avec collègues et partenaires... Nous avons assisté à une avant-première de cinéma sur Leicester Square. 

Ca m'a fait tout bizarre de revenir à Londres (premier retour depuis mon départ). J'ai retrouvé mes petites habitudes dans le métro et dans la rue (tête tournée à droite d'abord pour traverser), je me suis orientée sans problèmes dans les rues de Soho où notre hôtel et le bureau local étaient situés. Moments nostalgiques quand je suis passée devant le petit resto de sushis où j'ai dîné avec ma coloc et amie avant de partir définitivement, devant le bar où j'ai fait mon pot de départ.

C'était curieux aussi de dormir à l'hôtel à Londres, dans une ville qui a été mon chez-moi mais qui ne l'est plus ! Très agréable aussi, l'hôtel, avec une grande chambre double pour moi toute seule avec grand lit profond et moelleux, des tonnes d'oreillers où se blottir, des produits de spa dans la salle de bains, une TV écran plat... un peu de luxe ne fait de mal à personne ma foi, mais c'était déconcertant de dormir là.

Hier soir, soirée organisée pour nos partenaires donc. Nous nous sommes retrouvés, une bonne vingtaine de personnes, dans le bar d'un hôtel 5 étoiles sur Leicester Square: cocktails délicieux et immenses, canapés profonds, lumières tamisées, tout le monde un peu habillé, nous nous sentons privilégiés. Puis, vers 18h30, nous franchissons les quelques mètres qui nous séparent du tapis rouge ! A deux pas de moi, les deux stars du film que nous allons voir, George Clooney (ouiiiiiii !) et Renée Zellweger. Lui est aussi beau que sur nos écrans, elle toujours aussi pâle et "skinny" comme disent les anglais. Elle est moulée dans une petite robe prune qui lui sied à merveille. A deux pas de moi, ils me tournent le dos et discutent avec un journaliste. J'ai bien essayé de prendre quelques photos, mais franchement, pour voir les cheveux de George et Renée qui rigole et se plie en deux, comment dire.... Méga bof ?

Nous entrons ensuite dans le cinéma, et papotons en attendant le début du film. George et Renée montent sur scène, nous font un petit speech rapide, et hop c'est parti. Du film, je ne dirais pas grand chose, parce que franchement, c'était... heu... pas terrible. En anglais, ça s'appelle Leatherheads, c'est une comédie. Ca se regarde, c'est sympa, mais comme dit ma collègue anglaise, c'est un film pour un dimanche soir avec une tisane :-) !

Après le film, nous sommes allés dîner dans une brasserie à deux pas, et nous sommes allés nous coucher, épuisés par le réveil matinal, le trajet en eurostar, la journée de boulot et la soirée.  Aujourd'hui, j'ai profité de mon passage à Londres pour rencontrer tous mes partenaires locaux, et j'ai juste eu le temps de m'échapper un poil pour déjeuner. A 16h, direction la nouvelle gare de St Pancras (fort belle !) pour rentrer au bercail.

En somme, ce bref passage à Londres avait un goût de trop peu, et je rêve maintenant d'un week-end londonien ! 

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La médecine publique en Angleterre ou comment aller chez le médecin pour rien

En lisant le billet de Lilly sur sa consultation infernale auprès d'un dentiste américain, j'ai repensé à ma propre expérience de la médecine anglo-saxonne et j'ai eu envie de vous la faire partager. On critique souvent le système de santé français, mais s'il nous coûte cher, il n'en reste pas moins excellent, et j'ai pu le constater à maintes reprises lors de mon séjour au Royaume-Uni (je parle ici de la médecine publique anglaise, n'ayant pas testé la médecine privée, très chère).

En France, on a tendance à aller beaucoup chez le médecin, dès qu'on a un petit pet de travers, et ce dernier (le médecin, pas le pet !) est assez indulgent et nous fait en général une petite ordonnance dont nous sommes friands. Si les antibiotiques, nous le savons maintenant, ne sont pas automatiques, un peu d'aide est souvent la bienvenue pour soulager la fatigue et la douleur. 

Maintenant, mise en situation: vous êtres français, fraîchement arrivé au Royaume-Uni. Vous avez eu le temps de vous inscrire à la Sécu, et voilà que vous tombez malade. Oh, rien de bien méchant. Au départ, un petit rhume. Qui se prolonge. Vous toussez, vous n'arrivez plus à dormir, rien ne fait effet, vous n'avez plus d'énergie pour travailler. Au bout de quelques jours de ce rythme là, vous décidez d'aller voir le médecin et empoignez l'annuaire.  Première surprise, pas de médecin seul mais des "surgeries" l'équivalent de nos cabinets médicaux. Vous appellez celle la plus proche de chez vous et là, deuxième surprise, vous ne pouvez pas prendre un rendez-vous si vous n'êtes pas inscrit.

Vous vous rendez donc sur place pour remplir un questionnaire long comme le bras (dans lequel on vous demande, entre autres, votre origine ethnique), que vous rendez ensuite à la secrétaire. Ne vous réjouissez pas trop vite, l'épreuve n'est pas terminée. Pour finaliser l'inscription, vous devrez prendre rendez-vous avec une infirmière pour remplir avec elle un autre questionnaire, faire des analyses d'urine, prise de tension et compagnie. Bien entendu, le seul rendez-vous disponible est pour la semaine prochaine, à 11h (heure à laquelle vous travaillez). Impossible de voir un médecin si vous n'êtes pas complètement inscrit... Mal en point, vous plaidez votre cause auprès de la secrétaire qui vous prend en pitié et vous chuchote que si un créneau se libère pour un médecin le jour même, elle vous appellera.

Vous rentrez chez vous et restez planté devant votre téléphone, à le dévorer avec des yeux de merlan frit. Vous vérifiez toutes les 5 minutes qu'il est bien allumé et que oui, il fonctionne. Soudain, ça sonne, c'est la secrétaire, elle vous a dégoté un rendez-vous avec un médecin. Vous avez envie de sauter de joie, mais à la place vous toussez. Bravement, vous ressortez de chez vous pour aller à la surgery.

Après un peu d'attente, vous êtes appelé chez le médecin. Votre soulagement fait vite place à une déception, car l'auscultation est pour le moins sommaire: un petit coup de stéthoscope, les oreilles et la langue de (très très) loin, la tension, mouais bof... De toute façon, vous dit-il, c'est viral et il ne peut rien faire. Rien ? répétez vous incrédule. Rien. Il vous faut boire de la tisane, dormir assis avec des oreillers dans le dos (le voilà qui vous explique comment faire !*). Pour votre travail ? Arrangez vous avec eux. Ah, et si vous êtes riche, allez à la pharmacie, ils vous donneront du paracétamol.

Vous repartez dépité (sans payer puisque les médecins sont fonctionnaires et que les coûts sont amortis par les prélèvements sur salaire) et pas plus avancé, parce que le coup des tisanes, des oreillers et du paracétamol, vous le saviez déjà et de la part d'un médecin, ça vous reste en travers de la gorge... Kof kof, la preuve, vous toussez !

* authentique ! C'est arrivé à ma colocataire ! 

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Busy Oxford Street !

A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai en train de finir de mettre mes dernières affaires dans mon sac, de faire le tour de l'appartement pour vérifier que je n'ai rien oublié, de laisser mes clés sur la commode de l'entrée. Je prendrai ensuite un taxi pour aller à Waterloo, j'enregistrerai mes bagages supplémentaires au service bagages Eurostar, je prendrai un café à la gare et irai ensuite prendre mon train, pour dire Good Bye to London.

En attendant, il faut bien que je vous occupe ;-) ! Alors j'en profite avec un petit article londonien sur LA rue shopping à ne pas manquer à Londres, j'ai nommé Oxford Street. Cette rue n'a d'Oxford que le nom puisqu'elle n'a absolument pas le style d'architecture un peu chic d'Oxford. Au contraire, c'est une rue plutôt moche, pas très large avec de grands immeubles de chaque côté. Il s'agit d'une grande artère de circulation qui traverse le coeur de Londres, et beaucoup de taxis et de bus s'y pressent de jour comme de nuit.

Mais cela dit, on ne vient pas à Oxford Street pour admirer les (pas) jolis bâtiments, mais pour pratiquer l'activité de loisir numéro 1 des Londoniens: le shopping ! En effet, sur Oxford Street sont rassemblées toutes les grandes enseignes anglaises et internationales de vêtements: Topshop, Primark, New Look, Dorothy Perkins, Next, Marks and Spencer, Miss Selfridges, Shellys, Barratts, Clarks, Monsoon, mais aussi Zara, Mango, H&M, Benetton, Bershka ou encore Gap... Ces grands noms de la mode côtoient également des grands magasins (type Printemps, Galeries Lafayette) comme Selfridges ou John Lewis. Enfin, on y trouve aussi de petites boutiques fourre-tout avec chaussures, sacs et autres vêtements dégriffés, un Disney Store, quelques drugstores Boots (le plus grand se trouve à côté de la station de métro Bond Street, on y trouve quasiment de tout) et des restaurants.

Qui dit autant de magasins rassemblés en un même lieu, dit foule... Et ce à toute heure de la journée ! Pour ma dernière journée complète à Londres, je suis passée par Oxford Street. J'ai pris quelques photos depuis mon arrêt de bus pour vous montrer que, même en semaine, la rue ressemble plutôt à une ruche:

Oxford Street - foule
Oxford Street - les bus
Oxford Street - la rue

Oxford Street - la foule

 

Si vous venez à Londres et que vous voulez faire du shopping, n'hésitez pas à braver la foule pour décrouvrir les merveilles d'Oxford Street, vous y trouverez votre bonheur. Vous pourrez ensuite continuer la visite touristique en empruntant Regent Street à partir d'Oxford Circus, pour rejoindre Picadilly Circus. De là, Soho s'offre à vous, ou bien vous pouvez pousser juqu'à Trafalgar Square, Westminster, le Parliament... Vous ne verrez pas le temps passer !

Et pour la petite anecdote... Devinez qui les gens choisissent pour demander leur chemin, la direction de Primark ou encore comment aller à Picadilly ? Une foule, des centaines de personnes, et c'est bibi qui s'y colle ;-) !

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Leaving do, tri et empaquetage

Les amis, il est minuit et demi, et je viens à peine de rentrer de mon pot de départ (celui des amis), entamé à 18h30... Je ne suis pas du tout cuite car je n'ai fait que parler avec tout le monde qui était venu. J'ai essayé de profiter au maximum de ces derniers moments londoniens, de ces gens supers que j'ai rencontré. Il y avait ce soir beaucoup de français, quelques anglophones, une polonaise, et tout ce petit monde se mêlait joyeusement, tel le reflet du Londres que j'aime.

J'avais donné rendez-vous à tout le monde dans un pub très sympa du centre, et avait réservé toute la partie du fond, très cosy avec ses canapés en cuir et ses tables en bois vieilli. Je crois pouvoir dire que tout le monde a passé une très bonne soirée, nous étions au final un peu plus d'une vingtaine. C'était bon de voir tout le monde réuni, de passer un peu de temps à discuter avec chacun.

J'ai été encore une fois très gâtée. J'ai reçu une bougie à la figue qui sent divinement bon, un livre de cuisine traditionnelle britannique (et ne rigolez pas, il y a des supers recettes dedans que je vous donnerai, si vous êtes sages ;-) ), une boîte géante de Quality Street, une bouteille de Pimm's (un alcool anglais, un mélange de plantes et d'épices secrets, qui se boit mélangé à de la limonade et qui est troooop bon), et... le dernier livre de Jamie Oliver, Jamie at home ! Promis, je mets des photos demain. J'avais aussi oublié de vous dire que mon amie Sarah m'a offert jeudi dernier de très jolies boucles d'oreilles Accessorize dans les tons cuivrés dorés (pour compléter ma collection) et des tea bags spéciaux à infuser et poser sur les yeux pour reposer le regard...

Le tout était accompagné d'une carte avec de très gentils petits mots.

Je profite vraiment de ces dernières soirées en tant que londonienne. Dans la journée, je trie, je vide tiroirs, étagères et armoire, je remplis une valise, puis deux, je vais à la banque, je fais tourner des machines... Ca n'est pas très folichon, et même un peu triste de voir ma chambre presque vide, mais je profite de mes soirs. Hier, je suis allée dîner avec ma coloc et amie dans un super resto de sushi de Soho dont je vous avais parlé, où il y a un buffet à volonté. Un vrai moment de partage avec elle, tout en dégustant de très bonnes choses, que demandez de mieux?

Voilà, c'était ma note fourre-tout de retour de soirée, je rajoute quelques photos demain matin. Merci à tous pour les mots de soutien, d'encouragement, les bises et les e-mails.

P.S : pour ceux et celles que le rugby intéresse, voici le lien vers un article du Monde, une interview de Guy Novès, l'entraîneur du Stade Toulousain, qui fait une analyse assz intéressante de la Coupe du Monde et des systèmes de jeux.

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Coup de foudre pour Notting Hill

Ami lecteur, mon titre est pathétique, mais étant en plein empaquetage-déménagement, tu me pardonneras je l'espère ce jeu de mots pas terrible !

Il a fait très beau et presque chaud le week-end dernier à Londres, comme un clin d'oeil de la météo pour mon dernier week-end londonien. Ma coloc et moi recevions un couple d'amis parisiens et nous en avons profité pour les emmener se promener près de chez nous, à Notting Hill et Holland Park. La lumière était très belle, et j'en ai profité pour tester un peu mon nouvel appareil photo, et vous faire profiter aussi de cette jolie promenade dans mon quartier de Londres préféré. Alors sans plus attendre, voici quelques photos, avec les commentaires en dessous. 

Portobello market

Nous avons commencé la promenade avec le célèbre marché de Portobello Road. On y trouve de tout, qu'ils s'agissent d'antiquités/brocante, de vêtements, de fripes, de bijoux, de déco et d'accessoires, et on y trouve aussi de la nourriture, comme ces jolis étalages de fruits et légumes.

Portobello Market

Les poivrons sont rutilants et leur couleur vive attire le regard on a presque envie de les acheter, juste pour faire joli !

Flowers

Un peu plus loin on trouve un joli stand de fleurs. Les dames se pressaient devant, d'où ma prise de vue en diagonale, et la vendeuse était aimbable et souriante avec chacun.

Dry fruits

Un peu plus loin se trouvent des étalages de fruits secs (cf. photo), d'épices, d'olives et autres condiments. Les odeurs se mêlent et les couleurs se déploient sous mes yeux, je suis sur un petit nuage.

Pumpkins

Et pour vous montrer un étalage de saison, voici celui des citrouilles, courges et autres potirons, qui seront utilisées dans la cuisine mais surtout pour la fête d'Halloween. Cécile, j'ai eu une pensée pour toi en prenant ce stand en photo ! Nous avons ensuite emprunté les rues adjacentes pour nous retrouver dans les quartiers résidentiels...

Blue door

Au milieu des rangées de portes traditionnelles, souvent noires ou vert foncé, se cachait cette petite porte bleue, qui m'a rappelé celles des pavillons de banlieue parisienne. Sa couleur est inhabituelle mais bien joli. J'ai aimé aussi le petit vitrail au dessus pour indiquer le numéro ainsi que les carreaux à l'ancienne.

Paul Smith

Un peu plus loin, nous sommes tombés sur une fort jolie demeure, récemment refaite et fort bien entretenue... Nous nous sommes aperçus qu'il s'agissait en réalité d'une boutique-galerie Paul Smith, très discrètement indiquée et probablement très exclusive... Car Notting Hill est un quartier chic et branché, ne l'oublions pas !

Un gars, une fille

Dans un autre style, on trouve à Notting Hill de jolies maisons très colorées, comme celles-ci... Nous avons imaginé que la bleue était la maison des garçons et la rouge celle des filles...

Lumière 1

Peu à peu, le soleil a commencé à décliner, offrant une jolie lumière orangée. J'aime bien cette vue, qui montre les immeubles classiques londoniens, le reflet doré du soleil sur les arbres et le gris profond du ciel.

Eglise

Une petite église en plein coeur du quartier résidentiel, baignée par le soleil déclinant.

Jardin et façades

A gauche, le jardin privé, que seuls les habitants des immeubles de droite ont le droit de fréquenter. Ce jardin-ci est un des plus grands de Notting Hill, je me demande s'il n'a pas été utilisé pour le film Coup de Foudre à Notting Hill. En regardant par les grilles d'entrée, on devine des bancs en bois, des pelouses, des arbres des fleurs. Plus loin, quelques cours de tennis et des terrains de jeux pour les enfants.

Holland Park

Celle-ci est plus sombre, prise à contre-jour volontairement. J'aime bien le soleil à la fois très brillant à travers les entrées vitrées des immeubles et la pénombre de la rue. Nous nous dirigeons vers Holland Park.

Automne

Dans le parc, les arbres ont revêtu leurs couleurs d'automne, mais les pelouses sont encore bien vertes. Nous croisons le chemin de beaucoup d'écureuils, marchons dans les allées du parc qui ressemblent à des chemins de forêts, et allons admirer les carpes du Jardin Japonais. Nous quittons le parc au coucher du soleil, à travers les arbres:

Sunset

Un retour en bus, au premier étage comme il se doit, avant de regarder la finale de la Coupe du Monde de rugby et de sortir dans un bar de Soho et de se trémousser une bonne partie de la soirée.
J'espère que la ballade vous aura plu !

P.S: Ce billet est mon 100ème billet ! Je n'en reviens pas d'avoir autant écrit et publié en 4 mois... Camille papote est décidemment un nom bien choisi...

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Partir, c'est mourir un peu...

La semaine dernière était ma dernière semaine au bureau... J'ai préparé mon départ en réorganisant tous les documents dont ma collègue pourrait avoir besoin, j'ai préparé un document avec tout ce dont elle aurait besoin de savoir sur les comptes clients dont elle allait désormais s'occuper, et j'ai nettoyé mon ordinateur de toutes les choses personnelles et inutiles accumulées en deux ans. J'en ai aussi profité pour préparer mon pot de départ qui a eu lieu jeudi soir (mon dernier jour étant vendredi). Un autre de mes collègues quittant aussi la boîte (la semaine prochaine pour lui), nous avons organisé notre soirée de départ ensemble, dans un bar du centre Londonien.

La soirée de jeudi fut très sympa, la plupart de mes collègues sont venus. J'étais contente de pouvoir discuter un peu plus personnellement avec beaucoup d'entre eux, de partager un peu les projets de chacun, et prendre le temps de se parler.  J'ai ainsi eu l'occasion de discuter avec mes anciens managers, les personnes qui m'avaient recrutée (et qui bossent pour certaines dans d'autres boîtes du groupe, donc on se croisait sans parler vraiment dans les couloirs)... J'ai eu droit aussi à beaucoup de compliments, adorables, sur mon boulot et mon caractère. Je ne sais pas si c'était parce que beaucoup avait de l'alcool dans le sang ou pas, mais en tout cas c'était très gentil. J'ai réussi à rester à peu près sobre, tout en profitant des délicieux cocktails du bar, et je suis rentrée chez moi sans trop de problèmes, après avoir serré dans mes bras un nombre incalculables de gens.

Vendredi, ambiance détente au bureau, certains récupéraient de leur cuite... J'ai rangé mon bureau, trié mes affaires, déjeuné avec tous mes collègues... Petit à petit, au fil de la journée, je sentais l'émotion monter. J'ai commencé à réaliser que j'allais partir pour de bon, et laisser tous ces gens supers derrière. Bien sûr, j'ai besoin de changement dans mon boulot, et je suis ravie de ça. Mais j'ai la chance d'avoir travaillé pendant 2 ans dans une ambiance incroyable, et ça n'est pas donné à tout le monde.
J'ai notamment réalisé que je n'allais plus voir mon amie et collègue française, Claire, avec qui j'ai partagé tant de choses au bureau et dans la vie. Nous étions assises de telle façon dans l'openspace que l'on se voyait et partagions une grande complicité, et sommes devenues de vraies amies.

Dans l'après-midi a été envoyé par Claire le traditionnel e-mail d'au revoir, compilant photos prises pendant les sorties boulot, des anecdotes sur la personne et des citations de collègues. La mienne était très sympa, j'ai commencé à avoir sérieusement une grosse boule dans la gorge en lisant le mail.

A 17h, tous mes collègues se sont rapprochés de mon bureau, ma manager et Claire devant... Ma manager a lu un petit discours d'au revoir très émouvant, par son contenu et aussi par le fait qu'elle l'a lu en anglais et en français... Un français un peu hésitant mais encore plus touchant. Elle avait les larmes aux yeux et moi j'ai pleuré, Claire pleurait, c'était très fort. D'écrire cela me serre la gorge. Ils se sont tous cotisés et m'ont offert... un appareil photo numérique ! Le mien étant mort cet été, ça tombait on ne peut mieux... Je vais donc pouvoir mettre de nouveau plein de photos sur ce blog, j'en suis ravie (ça commence demain). Le tout était accompagné d'une carte signée de tous avec des petits mots adorables.

Après avoir dit au revoir à tout le monde et pris un dernier verre, j'ai passé la soirée chez Claire (nous avons regardé le match France-Argentine, une horreur...). En rentrant à la maison, j'ai été une fois de plus gâtée, puisque j'ai trouvé une carte de ma maman, pour me souhaiter bon courage pour les derniers jours, et un colis Amazon de la part de Mamzelle Maupin dans lequel j'ai trouvé ça:

Le Paris des paresseuses

Elle n'est pas adorable notre Mamzelle ? Et moi je suis pourrite (n'est-ce-pas Banane ;-) ) gâtée... Le départ n'est décidemment pas facile, mais ces étapes me sont nécessaires, et c'est bon de se laisser aller à ses émotions. Ca me fait aussi apprécier d'autant plus tous les bons moments vécus ici, et les personnes fantastiques que j'ai pu rencontrer.

 

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Leaving London

Le retour à Paris approche (jeudi prochain...), alors je me suis livrée à un petit jeu, une petite liste.

Je suis heureuse de rentrer en France parce que...

- Je serai plus proche de ma famille, ce qui n'a pas de prix. J'ai la chance notamment d'avoir encore mes 4 grands-parents en bonne forme, et j'ai envie de profiter de leur présence. Certains vivent à Paris, ce qui facilitera les visites, et les autres dans le Sud-Ouest, où il me sera plus facile de me rendre depuis Paris aussi.
- Je serai aussi plus proche de mes amis, à nous les petits dîners en semaine, les chocolats chauds le week-end et les soirées parisiennes...
- La qualité de la nourriture en France est tellement meilleure et c'est quand meme moins cher !
- Le rayon fromages et produits laitiers va me tendre les bras.
- Je vais pouvoir avoir mon propre chez moi, etre indépendante. Plus besoin de râler sur les autres, le ménage pas fait, le bordel dans le salon, la mousse et les cheveux dans la baignoire. Je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même !
- Je vais retrouver la joie des Tickets Restaurants, des transports en commun abordables et financés en partie par mon entreprise...
- hmmm, la bonne odeur du pain frais sortant des boulangeries...
- Paris est une ville superbe que je ne me lasse pas d'admirer
- A moi les rencontres de blogueurs !
- c'est tout simplement bon de rentrer chez soi

Mais je suis aussi triste de quitter Londres car...

- Je laisse derrière moi des amis chers, notamment ma colocataire et amie de lycée avec qui j'ai partagé deux ans et demi de vie à Londres, et ma collègue et amie française, ma complice au bureau comme dans nos soirées de fiesta londonniennes.
- l'aspect cosmopolite de Londres va certainement me manquer. Quel plaisir de vivre dans une ville ou se mêlent tant de nationalités différentes. Dans mon bureau nous représentons pas moins de 18 pays !
- Les soirées londoniennes sont uniques, qu'elles se passent dans un pub, dans un bar ou dans un club
- Les Anglais vont me manquer aussi. Leur excentrisme, leur ouverture d'esprit, leur goût vestimentaire unique et leur gentillesse sont parmi les mutliples raisons de les apprécier
- Même si je râle beaucoup sur la vie en colocation, la vie entre filles va me manquer. Le chocolat partagé en regardant Friends, Sex and the City ou un film de filles, les fous rires, les histoires de coeur racontées entre deux chambres...
- hmmm les chips avec plein de goûts bizarres et les sandwichs cheddar/pickels !
- Miam le Sunday Roast, les yorkshire puddings...
- J'adore les trajets au premier étage des bus rouges
- Londres en été, c'est après-midis au parc et barbecues chez les copains...
- j'aime parler une autre langue et être "exotique" pour les locaux !

Il y a toujours du pour et du contre dans un départ ou un changement. Les pour contrebalancent les contre dans ce cas et je suis heureuse de rentrer. Mais ma petite vie à Londres va me manquer. Heureusement qu'il y a l'Eurostar pour y revenir en week-end !

 

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Le monde merveilleux de Nigella Lawson

La télévision anglaise n'est pas terrible côté films si on n'a pas le câble, mais par contre on trouve dans les grilles de programmes beaucoup d'émissions sur les préoccupations quotidiennes des anglais: la déco, l'immobilier et la cuisine. Aaah, la cuisine ! Il faut dire que beaucoup d'Anglais mangent assez mal et ont dans l'idée que cuisiner est une chose compliquée. Beaucoup de chefs populaires s'emploient donc à essayer d'éduquer la population à manger de tout avec des recettes attractives et simples (mais aussi à vendre leur livres, il ne faut pas se leurrer ;-) !). Parmi les chefs les plus connus nous trouvons bien sûr Jamie Oliver, bien connu en France également, qui a notamment participé à une campagne pour réhabiliter la bonne bouffe dans les cantines d'école et Gordon Ramsay, un ancien footballeur reconverti en chef, assez connu notamment pour son language fleuri (f*ck à toutes les sauces). Mais il en est une qui se démarque du lot et dont je voudrais vous parler aujourd'hui. Il ne s'agit pas en réalité d'un chef, mais d'une journaliste a fait de la cuisine sa passion et son gagne-pain, Nigella Lawson.

Pourquoi vous parler d'elle en particulier? Et bien tout simplement parce que passe en ce moment une série d'émissions où elle présente des recettes "express" et gourmandes, et que les regarder est un moment de pur bonheur. Certes, les recettes sont bonnes (mmm, 3 tonnes de chocolat, de sucre et de beurre dans les cookies), mais surtout parce que le style de Nigella est hors du commun. Déjà, je vous laisse admirer la plastique très fifties de la belle: 

Nigella

Nigella capte une bonne part de l'audience masculine parce qu'elle est belle, a des formes généreuses et avantageuses. Elle joue de ses atouts et emploie un ton finalement assez sexy pour présenter ses recettes. Elle adore les bonnes choses et n'hésite pas à trempouiller le doigt dans la sauce pour le lécher en soupirant de bonheur. Elle utilise des mots pour décrire avec gourmandise et volupté ce qu'elle prépare. Elle sait aussi se mettre en valeur et n'ai jamais filmé bêtement de face. Non. Nigella, c'est la sensualité, elle est filmée de côté et jette des regards en coin derrière ses cheveux noirs brillants, sourit de toutes ses dents et semble prête à croquer la vie... sous tous ses aspects !

Elle séduit aussi les femmes, car elle n'est pas une professionnelle de la cuisine à proprement parler. Elle est mère de famille, réalise des recettes pour tous les goûts et pas trop compliquées. Cela dit, il ne faut tout de même pas perdre de vue que notre Domestic Goddess (déesse domestique), puisque c'est ainsi qu'on l'appelle ici, a tout de même certains atouts de son côté: elle est mariée à Charles Saatchi, habite une immense et belle maison à Belgravia, un quartier très huppé de Londres, et est donc bien sûr assez bien pourvue financièrement parlant.

Nigella

Personnellement, j'adore regarder ses émissions, parce qu'elle me fait rire. Celle d'hier par exemple était un petit bijou. Elle amène ses recettes en s'inspirant de scènes de la vie quotidienne: les cookies pour consoler une amie qui vient de se faire plaquer (et vlan, l'amie avec la larme à l'oeil lui avoue qu'au moins les cookies, eux, ne la laisseront pas tomber... authentique !), la recette de chicken pie pour encourager sa fille en période d'examens (et zou, la on la voit faire réviser le français à l'ado), le pain perdu au coulis de fraises pour réconforter la maman (Nigella), stressée pour les examens de la fille (et hop, Nigella se lève toute pimpante de son lit. Elle n'arrive pas à dormir et va donc se préparer du pain perdu et du coulis de fraises frais en pleine nuit). Elle a un accent assez snob qui est très drôle à imiter également, bref, ça n'est que du bonheur ! 

Allez, pour finir, une petite vidéo, un peu longue cependant, pour ceux qui veulent se donner une idée.

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Mon passage a la radio - le recit

Vendredi, j'ai ete interviewee par France Bleue Ile-de-France, dans le cadre de la rubrique de Caroline Lafargue sur les blogs, et sur le theme de la Coupe du Monde de Rugby, notamment la demie-finale France-Angleterre. J'ai ete contactee par eux suite a mes articles sur les matchs de la France, et notamment le recit du quart de finale contre les Blacks... Caroline Lafargue m'a telephone la veille pour faire connaissance et m'expliquer le deroulement de la chronique. En gros, elle allait presenter mon blog, amener ensuite le sujet de la demie-finale et me poser des questions avec le reste de l'equipe sur le ressenti du match a venir entre Francais et Anglais, la pression a Londres...

Vendredi matin, je me leve un peu plus tot que prevu, histoire d'etre a peu pres reveillee pour l'appel. Je prenais aussi l'apres-midi meme l'Eurostar pour Paris, avec un chargement de bagages important, et je voulais donc aller au metro un peu en avance. Je me prepare donc tranquillement febrilement et suis prete bien avant 7h40, heure ou le technicien de France Bleue doit m'appeler, un peu avant la chronique. Evidemment, les minutes passent, 7h45 arrive, toujours pas d'appel, je panique en me disant que c'est rate, que finalement ils ont change d'avis, et la "driiiiing" (enfin presque), mon telephone sonne, pas le temps de stresser ou de reflechir, je decroche.

"Camille, c'est France Bleue Ile de France a l'appareil. C'est a vous dans 3 minutes" et la, par mon telephone, j'entends la radio en direct: c'est ainsi que j'apprends que le trafic est bouche sur le periph, avant que j'entende le presentateur me dire "Bonjour Camille !". Une micro-seconde de blanc dans mon cerveau, puis une illumination (c'est a moi qu'il parle la !) et je reponds "bonjour". S'ensuit une flatteuse description de mon petit blog, limite je rougis a l'autre bout du fil (mais ca ne se voit pas, ouf !), et tout cela amene la journaliste a me faire parler de la pression ressentie a Londres pour le match France-Angleterre, comment j'ai vecu le match de quart contre les Blacks, la reaction des Anglais... Je reponds sans trop reflechir mais en essayant d'etre a peu pres coherente et ce qui est tres sympa est que plusieurs journalistes du plateau interviennent, reagissent et posent des questions. Ils mettent a l'aise et j'en oublie completement que je suis a la radio ! Tout cela dure quelques minutes a peine, ils me remercient et me demandent si je suis disponible dans 15 a 20 mn (hein? mais ca n'etais pas prevu ca? et quelle heure est-il d'abord? et ils veulent quoi?) et je m'entends bredouiller que oui, je suis disponible, sans trop savoir a quoi je m'engage...

Heureusement Caroline Lafargue me rappelle hors-antenne pour m'expliquer qu'ils font ca "avec les gens qu'ils aiment bien" (bon, je ne devais pas etre trop nulle dans mes reponses alors), et s'assure que ca ne me pose pas probleme. Je lui explique que je suis tres chargee et doit aller au metro pour ensuite travailler, et on convient donc qu'ils me rappellent une quinzaine de minutes plus tard, quand je serai a la station de metro. La, je vous avouerai que je ne savais pas dans quoi je m'embarquais. J'ai charge mon barda, suis allee jusqu'a la station de metro (sous la pluie) et me suis dechargee de mes bagages dans le coin le plus tranquille que j'ai pu trouver pour attendre le deuxieme coup de fil. J'ai attendu quelques minutes devant ma station de metro, en priant St Georges (saint patron des Anglais) pour que les gros camions passent avant l'appel.

"Driiiing", ca resonne, et re-belote, "Camille c'est a vous dans 3 minutes". Cette fois, je n'ai pas droit a l'etat de la circulation mais a une chouette chanson. Lalala, limite si je ne chante pas dans le bigophone... Et puis hop, c'est reparti, les journalistes sont de retour, refont un petit point sur mon blog, et expliquent que je suis dans la rue. Je me retrouve presque parachutee en correspondant londonien improvise puisqu'ils me demandent d'interviewer quelques passants pour connaitre leurs pronostics pour le match ! Pas facile d'interpeller les gens a 8h15 du matin, ils n'ont qu'une envie, c'est de prendre le metro et pas de repondre a une hysterique au telephone qui leur demande si la France ou l'Angleterre va gagner ! Heureusement 2 ou 3 personnes daignent me repondre, je mixe anglais et francais, je rigole, je veux etre journaliste, je suis faite pour ca c'est sur, je m'emballe, c'est genial ! Sentant ma (legere) euphorie, les journalistes me font crier "COME ON FRANCE" en pleine rue, deux fois de suite, je rigole et m'execute. Personne ne remarque, on est a Londres et les gens sont habitues aux excentriques !

Et voila, c'est deja fini, je rends l'antenne, le sourire aux oreilles, et recharge mes bagages pour arriver au bureau a l'heure. Le trajet en metro me fait redescendre de mon reve de future carriere de correspondant international... Merci France Bleue Ile-de-France, j'ai passe un super moment !

 

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Londres, jungle urbaine

Lorsque je me suis installee a Londres, en juin 2005, je suis arrivee la tete pleine d'idees preconcues sur l'Angleterre et ses habitants. Certaines se sont revelees vraies, comme la nourriture pas terrible, le cote cosmopolite et excentrique de la ville, qui lui confere une chaleur humaine incroyable, l'addiction des Anglais pour le the ET l'alcool, les supers ambiances de pubs et l'ouverture d'esprit des employeurs. Certaines par contre ont ete serieusement nuancees...

London Crowd

Je ne sais pas pourquoi, j'avais en tete que les Anglais etaient des modeles de politesse et de bonnes manieres. Sans doute ai-je trop lu Jane Austen et trop regarde les films de James Ivory... car la realite est tout autre ! Ma premiere surprise a ete dans la rue. Londres est une ville qui fourmille, quelque soit l'heure, et mon chemin a vite croise celui de (tres) nombreux pietons... La photo en illustration montre une les trottoires d'Oxford Street un samedi banal. Tout ce petit monde fonce droit vers son but (magasin, bus, coffee shop, metro...) et se soucie peu des gens qui passent a cote. C'est comme ca que je me suis regulierement pris des coups de sacs shopping, d'epaules... J'ai meme eu un bleu sur le bras une fois, a cause d'une fille qui courait comme une deratee pour attraper son bus, les bras charges de sacs. Ce qui devait arriver arriva, les sacs voltigeaient dans les airs au bout de sa main et avec la vitesse de sa course, l'un deux m'a heurte assez fort. Bon, bien sur, je n'ai pas perdu un bras, mais une bosse et un bleu, j'ai trouve que ca faisait un peu trop pour un bus ! On se fait beaucoup bousculer a Londres des que les trottoirs sont un peu charges, et le mot "desole" ou "pardon" franchit rarement les levres de l'agresseur, qui continue son chemin comme si de rien n'etait.

La conduite londonienne n'est pas extremement douce non plus. Chaque trajet en bus se fait au peril de sa vie, et ne vous avisez pas de descendre du premier etage au rez de chaussee dus lorsque celui-ci est en mouvement, vous risqueriez de vous faire tres mal ! En tant que pieton, traverser est assez dangereux. Les bus conduisent extremement vite et de facon aprupte. Ils se collent aux voitures, prennent les virages brusquement... Les voitures ne sont pas en reste. Vous souhaitez traverser sur un passage pieton sans feu tricolore? Un conseil: attendez que les voitures soient passees. Si elles sont en mouvement, elles ne ralentiront pas pour laisser passer les pietons, mais accelereront plutot en vous klaxonnant un bon coup, histoire de vous faire sentir coupable.

Oui, la vie a Londres est une jungle, mais on y survit tout de meme en y prenant plaisir, car la folie des Anglais, leur joie de vivre, leur flegme et leur ironie font de cette ville un poeme.

PS: Pour celles et ceux qui vivent en Ile-de-France, si vous écoutez France Bleu Ile-de-France (107.1 FM) vendredi matin aux alentours de 8h45, vous m'entendrez peut-etre papoter sur la pression en Angleterre et la réaction des Anglais avant la demie-finale France/Angleterre de samedi... 

Credit photo: http://news.bbc.co.uk/

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English tea time

Dimanche après-midi, pour se remettre des émotions intenses de samedi soir, j'ai rejoint des amies pour un après-midi très "english". Nous nous sommes retrouvées à Kensington Palace, le palais qui se trouve dans Kensignton Gardens (à l'extrême Ouest de Hyde Park). Kensington Palace est le lieu où vivait Diana (inutile de préciser qui est Diana je suppose ;-) ). Derrière le palais se trouve the Orangery, qui a été aménagée en salon de thé chic. 

Je vous laisse imaginer ce qu'ont fait six filles, trois françaises, deux italiennes et une iranienne, dans un salon de thé anglais... Nous avons bien entendu pris le thé, mais pas n'importe lequel si'il vous plaît ! Nous avons décidé de sortir le grand jeu, et avons choisi le Champagne tea. Comme son nom l'indique, ce "thé" comporte une flûte de Nicolas Feuillatte, du thé à volonté (nous avons choisi du Lapsang Soushong, ce thé au goût fumé très particulier qui me renvoie à des après-midi cosy chez ma grand-mère),  des sandwichs saumon au beurre d'aneth, un scone énorme fourré avec une bonne dose de clotted cream (une crème très épaisse et, hum, pas très légère) et fruits rouges frais, et une part de gâteau au chocolat (que je n'ai pas pu finir).

L'ambiance est très "posh", nappes blanches, fleurs fraîches sur les tables, service stylé... On sert le thé avec l'aide d'une petite passoire en argent pour ne pas verser les feuilles de thé dans la tasse, et on mange dans de la jolie vaisselle avec des couverts en argent. L'endroit est très lumineux, puisqu'il s'agit d'un Orangerie. Les immenses fenêtres donnent sur les jardins du palais et sur Hyde Park, des statues vous tiennent compagnie et on voit au loin les écureuils qui courent dans le parc.

Autour de notre table les conversations étaient moins chics mais très intéressantes: nous avons discuté du rugby en long en large et en travers, une amie nous racontait qu'elle se rendait le soir même dans une soirée artistique dans... une boîte de strip (véridique), et étant toutes expatriées à Londres nous avons comparé nos expériences et nos envies.

Ce fut un après-midi très agréable, un dimanche comme une parenthèse...

Je vous laisse sur une petite photo du lieu, j'étais dans la petite coupole du fond, derrière la statue.

Orangery

Crédit photo: http://hrp.org.uk/KensingtonPalace/CafesAndRestaurants.aspx

 

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What did you say?

En général, lorsqu'on arrive en Angleterre, on se fait remarquer par son accent français. On a du mal à prendre l'intonation anglaise des mots, à reproduire le fameux "th" avec la langue qui pointe... Et bien souvent, on se compare aux autochtones pour "prendre l'accent".

Mais s'il y a une chose que j'ai remarqué, c'est qu'il n'y a pas un accent anglais, mais bien des accents anglais et britanniques. 

Il y a tout d'abord l'accent "posh", chic, qui est associé aux grandes villes universitaires style Oxford-Cambridge. Cet accent là est très propre, prononce les mots très correctement et bien articulés. C'est le plus facile à comprendre, je trouve, car il est souvent associé à un bon vocabulaire. De plus il est proche de l'accent qu'on entend à l'école.

Un accent que j'aime, non pas que je le trouve beau mais il me fait rire, c'est l'accent de l'Est londonien. Cet accent là est beaucoup moins chic, plus populaire. Je le reconnais notamment par le fait que certaines voyelles ne sont pas prononcées. Pour vous donner un exemple, je me souviens d'une collègue me disant qu'elle aimait bien boire "a glass of water while she was eating". Cela donnait dans sa bouche: " a glass of wa'er while she was ea'ing"... Au départ, je ne comprenais pas tout ce qu'elle me disait !!

Là où ça s'est corsé, c'est quand j'ai commencé à travailler dans mon entreprise actuelle. J'étais à Londres depuis 6 mois, mon anglais était bon. Mais dans ce poste là, je devais pas mal répondre au téléphone. Et c'est là où j'ai vraiment fait travailler mon oreille. Car comprendre ce que certains clients d'Ecosse, du Pays de Galles ou encore d'Irlande ou de Manchester me racontaient, ça n'était pas de la tarte...
Les Ecossais ont tendance à rouler les "r", le Pays de Galles, difficile de vous expliquer par écrit, mais la prononciation de certains sons est différente, à Manchester ils ne vont pas au pub mais au pob, et j'en passe et des meilleures.

Je me rappelle aussi de notre nouvelle manager, une néo-zélandaise à l'accent prononcé. Avec les Kiwis, les sons "a", "e" et "i" sonnent un peu pareil... Au départ, j'avais vraiment du mal à la comprendre ! Et je ne vous parle pas de l'accent Sud-Africain, qui pour moi sonne un peu "rural" (n'y voyiez rien de péjoratif), l'accent australien, plus nasal et "coulant"...

Tous ces accents là sont de plus représentés à la télévision. Alors que chez nous, il ne fait pas bon avoir un accent régional (il n'y a qu'à voir les séries type "Plus belle la vie"... on cherche encore l'accent marseillais), en Angleterre non seulement les présentateurs gardent leur accent, mais les accents sont présents dans les feuilletons populaires comme Coronation Street et Eastenders, ou encore Home and Away qui est un feuilleton australien. D'ailleurs, au départ, je ne comprenais rien à ce que les personnages racontaient ! Je trouve ça très agréable en tout cas que les différences régionales soient représentées.

C'est en vous racontant tout cela que je me rends compte à quel point mon oreille s'est formée, car je n'ai maintenant plus de problèmes pour comprendre tout ce petit monde, que ce soit de visu, à la télé, à la radio ou au téléphone. Quelle richesse et quel variété !

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English vocabulary

Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une grande leçon de vocabulaire, ça ne m'amuserait pas beaucoup et vous non plus. Non, j'ai juste envie de partager avec vous quelques mots anglais que j'aime bien et que j'utilise au quotidien.

Booze: la première fois que j'ai entendu ce mot, je me suis demandé de quoi ma copine canadienne voulait parler... Je me suis bien doutée qu'elle ne voulait pas amener de la bouse de vache à la soirée de samedi, mais ne voulant pas paraître, j'ai acquiescé en souriant d'un air niais. C'est quand je l'ai vue arriver avec un pack de bières que j'ai compris qu'elle parlait d'alcool. Booze = alcool, et une fois qu'on a compris ça, ça éclaire pas mal de conversations à Londres, les anglais en étant assez consommateurs ;-) !

Dodgy: celui-là aussi, la première fois, je suis restée interloquée. Ce mot est sorti de la bouche de ma manager, à l'époque où je travaillais comme vendeuse, pour parler d'un client. N'ayant pas vu le client en question, je ne pouvais donc pas trop comprendre ce qu'elle entendait par ce mot-là! Dodgy veut dire louche, bizarre, pas net, à propos d'une personne ou d'une situation.

Ludicrous: j'adore ce mot ! Surtout quand il est prononcé avec un accent chic, à la Mr Darcy dans Orgueil et Préjugés. Ludicrous est juste un autre mot pour dire ridicule. Mais on l'emploie en général pour une situation abérrante, "révoltante". Par exemple, à propos du prix des transports en commun à Londres, ridiculement haut, on dira que c'est "ludicrous" !

Hangover: ce mot fait partie du vocabulaire de tout Anglais qui se respecte. Je lève le suspense, ça veut dire gueule de bois, et ça se conjugue. Par exemple, au lendemain d'une soirée chargée en alcool, on dira "I am so hungover !" avant de se traîner jusqu'à son lit.

Awesome: un mot difficile à prononcer pour nous, car la première partie le "awe" est un son un peu difficile à prononcer pour nous. Awesome veut dire "grandiose", et est employé par les jeunes générations comme équivalent de notre "excellent !" ou encore "fantastique" ou "génial".

To chill out: l'expression du week-end ! To chill out, c'est se detendre, se relaxer... Et c'est ce qu'on fait quand on est hungover ou qu'on profite tranquillement de son week-end ! On peut aussi "hang out" avec ses amis, voir ses amis, traîner avec eux, toujours en mode tranquille...

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. S'il y a des mots ou des expressions que vous voulez découvrir, faites le moi savoir !

 

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The Roof Gardens

Samedi soir, une fois n'est pas coutume, je suis allée trémousser mes fesses dans un club londonien (et non pas un bar dansant, où je vais généralement). J'ai accompagné des amis qui fêtait l'anniversaire d'une de leurs amies, d'abord chez elle pour sabrer le champagne, puis en club donc. Et pas n'importe quel club !

Il s'agissait effectivement du Roof Gardens, un night-club situé au 6ème étage d'un immeuble de High Street Kensington (en plein quartier chic, et au dessus de Kensington Square si des fans de Vincent Delerm passe par ici). Le club en lui-même est très beau, assez épuré, de grandes baies vitrées, du blanc, du design, de bouquet de lys géant sur le bar... Mais ce qui le caractérise sont les très beaux jardins qui l'entourent...

La soirée se déroule donc entre la piste de danse (la musique est très sympa, un remix des derniers tubes techno-dance), un petit tour au bar, et des pauses très agréables dans les jardins. Il y a plusieurs types de jardins: espagnol, anglais, tudor... Des bassins, des flamants roses (!!), des colonnades, des fauteuils en rotin, et des lampadaires chauffants (oui enfin vous voyez de quoi je parle, les machins chauffants en terrasse de café), et en début de soirée, un petit orchestre hispanique met l'ambiance.

La population, vu le prix de l'entrée (20 livres tout de même soit 30 euros !), le style et la situation du lieu, est plutôt chic et trendy. Je crois que je n'avais jamais vu une telle concentration de sandales à talons hauts et à diam's, de robes bustiers, de dos nus, de brushings, de jupes courtes au mètre carré. Il faut dire que les Anglaises n'y vont pas de main morte quand elles sortent, c'est la tenue de gala à chaque fois, et j'avais beau être en jupe et bottes, j'étais beaucoup moins chic que la plupart des minettes présentes. Qu'à cela ne tienne, je me suis autant amusée :-) !

J'avais un peu d'appréhension avant d'y aller car je craignais que ce soit un lieu très exclusif, "posh", où je ne me sentirai pas à l'aise, mais l'ambiance est très agréable, et notre petite bande sans complexes, et j'ai passé une excellente soirée. Le bémol ? J'ai pris un peu froid sur le toit, et je suis patraque ce soir....

Et si vous voulez en voir un peu plus, voici leur site.

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Quizz night !

Jeudi dernier, j'ai réjoint des amis français et australiens dans un pub londonien pour une activité typiquement britannique: une "Quizz Night". Comme son nom l'indique, il s'agit d'une soirée quizz, soirée pendant laquelle les clients du pub forment des équipes pour répondre à des questions. Il y a en général 4 "rounds" de 10 questions chacun, portant sur des thèmes variés. Ce jeudi, nous avons dû répondre à des questions de culture générale, d'histoire, d'histoire naturelle et enfin un questionnaire pointu sur les "heroes and villains", les héros et les méchants (dans les films, BD, livres et histoire).

L'idée est d'arriver au pub assez tôt, vers 18h30 - 19h, de prendre un repas entre amis et ensuite de jouer. Le tout arrosé de bière si possible, dans la plus pure tradition britannique. J'ai choisi pour ma part un "ribeye steak"délicieusement bon (ça change de la semelle de botte que l'on trouve souvent en Angleterre), que j'ai demandé bleu pour l'avoir saignant (oui, je suis une vraie carnivore). Côté boisson, j'ai choisi une "bière de fille", la frülli, qui est une bière au jus de fraise. Mmmmm, c'est bon ! En attendant le quizz, nous avons donc mangé, discuté et ri en regardant la rediffusion sur grand écran un Top 20 des clips des années 90 les plus craignos. Nous avons vu quelques perles, dont celle ci-dessous. Plus "cheesy" tu meurs, comme dirait les anglais (difficile à traduire, mais en gros c'est ringard, cucu). La qualité n'est pas super, mais ça vous donnera une idée. Fleurettes, blouson en jean, chienchien à poil... Ne sont-elles pas mignonnes ?

 

A 7h30 pm, le quizz en lui-même a commencé. Chaque membre de l'équipe paye une participation de 1 livre sterling, on choisit un nom d'équipe. Le personnel du pub distribue 4 feuilles de papier (une par round) et des stylos pour noter nos réponses. Une fois tout le monde prêt, l'animateur annonce le thème du round et pose les 10 questions, en les répétant une deuxième fois. Le temps de réflexion est assez rapide. On rend ensuite sa feuille remplie (ou pas !) au monsieur bien gentiment. On attend ensuite 5 à 10 minutes pour avoir les réponses, on compte ses points, et c'est parti pour un autre round !

Côté questions, j'ai appris des choses, même sur mon propre pays.
Saviez-vous que traditionnellement, le Saint Patron des Français est St Denis (oui, j'aurais pu y penser, avec la Basilique Saint-Denis, mais bon, heu, voilà quoi, on a pas trouvé...) ?
Que le moine bénédictin qui est à l'origine du processus de création du champagne était Dom Pérignon (là, on l'a trouvé une seconde après avoir rendu notre feuille... Dammit !)
Que le pire méchant de toute l'histoire du cinéma élu par Hollywood est Hannibal Lecter ?

Vous l'avez compris, les questions sont variées, et on s'amuse. L'ambiance du pub rajoute à l'atmosphère. Les boiseries, les tabourets et fauteuils recouverts de tapisserie brodée, les maillots de rugby encadrés, les lampes style ancien donnent une impression de chaleur, on entendrait un feu crépiter dans la cheminée que ça ne surprendrait pas. Plusieurs générations se retrouvent pour jouer, le but n'étant pas de gagner à tout prix mais de passer un bon moment entre amis.

Je sens qu'en rentrant à Paris, je vais me mettre en quête d'une Quizz night à Paris. Ben quoi, on peut rêver, non ?

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La cuisine du bonheur

Recette pour une delicieuse soiree londonienne

London by night

Rejoindre une amie de longue date, de passage a Londres, en fin d'apres-midi pour faire du shopping sur Oxford Street. Papoter avec elle de la vie, de nos projets, de nos amours, de nos etats d'ame et se comprendre a demi-mots. Batifoler chez Primark, essayer des chaussures, des lunettes dementes et rire de bon coeur. Faire la queue en zigzaguant dans les rayons pour payer et continuer a discuter sans se soucier de rien.

En sortant, apercevoir une limousine rose. Prendre le bus jusqu'a Picadilly Circus et regarder cette place contradictoire, a la fois classique et belle, moderne et monstrueuse. S'enfoncer dans les petits rues de Soho, longer des pubs, des theatres des sex shops, et se rejouir de la douceur de l'air et du soleil couchant. S'asseoir dans un bar et commander des cocktails, parce que c'est l'Happy Hour. Observer les gens, les styles. Ne rien dire et etre bien. Decider qu'on a faim.

Repartir dans le petites rues de Soho jusqu'a Traflagar Square. Apercevoir 3 limousines sur le chemin dont une 4x4 et une blanche. Regarder les touristes monter sur la fontaine de Picadilly et se faire prendre en photo. Parler cuisine tout en reflechissant au restaurant ou on va aller diner.

Entrer dans un somptueux restaurant Thai. Etre accueillies par de charmantes hotesses en robe de soie et s'installer a une table a la lourde nappe blanche. Commander un curry thailandais et du riz parfume. Humer le parfum qui se degage des plats, admirer les couleurs dans l'assiette. Deguster. Apprecier. Savourer. Finir avec des tranches de mangues parfumees.

Ressortir rassasiees et ravies. Marcher dans Londres la nuit tombee. Croiser 3 autres limousines, en rire. Croiser aussi une troupes de motards ayant chacun au moins 20 retroviseurs sur leurs engins respectifs. S'amuser des pousses-pousses circulant dans Londres. Avancer bras dessus, bras dessous en etant bien. Croiser enfin un groupe de Hare-Krishnas en train de chanter, de taper des cymbales. Se dire que Londres est une ville decidemment incroyable et sourire...

Credit photo: http://www.roots-travel.co.uk/

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Changement de vie

J'ai une grande nouvelle à vous annoncer. Une nouvelle qui va engendrer un grand changement...

Je songeais depuis un petit moment à retourner vivre à Paris. Après 2 ans et demi passés à Londres, j'aime toujours beaucoup la ville, mais ça reste une ville où le coût de la vie est très (trop) élevé. Où il n'est pas possible de vivre seul sans payer une fortune. Côté boulot, je ressens le besoin de changement, de nouveaux défis. Et puis ma famille et mes amis me manquent. Je n'avais pas encore complètement réfléchi à mon retour quand j'ai eu l'opportunité de postuler dans une grande entreprise du web français, pour une création de poste dans ma branche, pour renforcer l'équipe existante. J'ai envoyé ma candidature, passé des entretiens, et après une attente de quelques semaines, j'ai appris vendredi dernier que j'avais été choisie pour le poste. Je suis ravie de faire bientôt partie ce cette entreprise, d'avoir de nouveaux challenges, de nouvelles responsabilités. Je suis ravie aussi de rentrer en France, de retrouver famille et amis, de ne pas avoir à courir le marathon pour les voir le temps d'un week-end.

Mais cela veut dire aussi la fin de l'aventure londonienne. Au risque d'être contradictoire, je suis à la fois contente de ne bientôt plus être en colocation (bien que je vais la poursuivre encore un peu chez mes parents, avant d'acheter avec leur aide généreuse mon propre chez-moi) et en même temps si triste de quitter mes colocataires. Je suis triste de quitter Londres et son originalité affichée, son ouverture d'esprit, son dynamisme. Londres va me manquer. Le retour à Paris comporte beaucoup de points positifs, mais je sais aussi que certaines choses vont être difficiles. 

Tout cela va aller assez vite puisque je n'ai que 4 semaines de préavis dans mon entreprise. Je dois donc prendre mes nouvelles fonctions début novembre, avec un retour en France fin octobre. Maintenant il va falloir que je m'occupe de déménager, de régler les détails de mon départ avec mon propriétaire, la banque... Et je donne demain ma démission au bureau. J'ai passé deux ans dans cette entreprise et ai appris beaucoup chez eux, et je ne pense pas qu'ils s'attendent à mon départ. J'ai hâte que ça soit passé et qu'ils soient au courant. Je vous raconterai tout cela demain.

Ce blog va donc changer un petit peu et perdre de son attrait pour certains puisque je ne vivrai plus à Londres. Mais j'aimerai garder une "British touch", et pourquoi pas comparer la France et l'Angleterre sur certains points. J'espère en tout cas que vous trouverez toujours de l'intérêt à me lire ! 

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Retour à la normale

Aujourd'hui, notre colocataire temporaire italienne s'est envolée pour rentrer dans son pays, et notre colocataire néerlandaise habituelle est enfin rentrée de vacances. La maison reprend ses airs familiers, son rythme habituel, c'est la rentrée !

Notre italienne avait de bons côtés. Elle était très ordonnée, faisait bien ses parts de ménages, ne laissait pas traîner ses affaires. La néerlandaise, que nous appellerons R., est plus jeune, plus désorganisée, moins pointilleuse... C'est une étudiante en art dramatique, une future actrice et donc une artiste. Elle est drôle, vive, intéressante, généreuse... Mais c'est un peu plus dur de lui faire ranger son ordinateur qui traîne sur la table de la salle à manger, de lui faire passer l'éponge derrière elle dans la cuisine... Cela dit nous sommes ravies de la retrouver, car notre italienne, G., nous a un peu tapé sur le système avant de partir.

Je vous avais déjà raconté l'épisode où elle s'était disputé avec N., la 4ème colocataire. Ca s'est arrangé (en façade) entre elles deux, heureusement. Mais G. a essayé de régenter toute la maison, de nous donner des leçons sur le ménage et nous a surtout pris la tête avec son amie venue passer 3 jours avec elle.

Elle avait en tête de la faire dormir dans le séjour, mais ne nous l'a jamais demandé explicitement. Elle nous a bien parlé de son amie qui devait venir, des dates de venue, et nous avons donné notre accord. Nous avons des matelas supplémentaires et nous avons donc naturellement pensé que l'amie de G. dormirait dans sa chambre. Nous ne souhaitons pas trop que quelqu'un dorme plusieurs nuits de suite au séjour: nous n'avons pas de canapé-lit, d'une part, mais aussi la cloison entre l'une des chambres et le séjour est très fine (tout bruit ou lumière peut devenir gênant) et enfin, en semaine, nous prenons nos petits-déjeuner au séjour. Lorsqu'elle nous a fait comprendre son idée et que nous lui avons dit que pour 3 nuits, ça n'était pas possible et que son amie pouvait dormir dans sa chambre, nous sommes passées pour des monstres. Son amie est venue, a dormi dans la chambre comme prévu et G. n'a pas manqué de nous rappeler les conditions abominables dans lesquelles nous la faisons dormir !

En résumé, G. a de très bons côtés, mais elle est extrêmement rigide et maniaque, une vieille fille de 29 ans. Et si, comme personne, elle est adorable, comme colocataire ça n'est pas toujours facile !

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The Shopping Nation

London by nightLondres est une ville faite pour le shopping, et pas seulement parce que ses produits sont attractifs. Comme je vous l'ai déjà dit lors d'un précédent billet, les magasins ouvrent tous les jours. Les horaires sont certes restreints le dimanche, mais tout de même, s'ils sont accessibles 7 jours sur 7 c'est bien qu'il y a des consommateurs intéressés ! De même, les magasins sont ouverts les jours fériés, sauf le 25 décembre. On peut à tout moment faire ses courses, aller acheter du sopalin, une petite robe chez Zara ou encore manger au restaurant.

Non seulement les boutiques sont ouvertes tous les jours, mais sur les grandes artères commerçantes comme Oxford Street, elles le restent le soir jusque vers 21h au moins, voir plus tard les soirs de nocturne. Et ne croyez pas que les magasins soient vides à ces heures-ci, au contraire. J'en ai fait l'expérience ce soir en accompagnant une amie chez Topshop. Le magasin était bien plein !

En ce qui concerne les supermarchés, ils ouvrent encore plus tard. Près de chez moi, le Tesco ferme à 23h et le supermarché Best One tenu par des Pakistanais ouvre jusqu'à minuit. Envie d'une douceur à 22h ? Aucun problème, si ce n'est de choisir le supermarché et la douceur en question...

Enfin, voici un dernier exemple que je trouve assez marquant. Ma rue est une rue commerçante (heureusement j'habite à l'extrêmité résidentielle de l'artère, les magasins et restaurants se trouvent en amont de chez moi et notre portion reste calme). Il arrive bien sûr que certains commerces ferment. En attendant que le local soit pris officiellement de nouveau, le magasin vide sera occupée temporairement par des petites boutiques de fortune, proposant le plus souvent vêtements, accessoires, DVD à bas prix... Le tout éclairé par des lumières de couleurs vives. Cela fait plusieurs fois que j'observe le phénomène dans la rue. Aucun espace commercial n'est laissé inexploité.

Après plus de deux ans à Londres, je peux donc affirmer une chose: le shopping est certainement le loisir numéro 1 des Londoniens !

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