Camille papote

Besoin d'air !

Après les dernières semaines et week-end effrénés (ma boss en vacances pour deux semaines au bureau et moi qui couvre, les projets pour l'appartement qui avancent à grands pas, les sorties, les amis habitant loin de passage à Paris), je n'ai pas pris le temps de beaucoup bloguer, que ce soit ici ou sur le Boudoir. Je suis désolée, mais c'est vrai que j'ai été peu chez moi ces derniers temps, et je vous avoue que je n'avais pas super envie d'allumer l'ordinateur pour les quelques heures de calme et de sommeil que j'avais.

Au bureau, je n'ai pas trop le temps de bloguer non plus (même si je prends quelque minutes là tout de suite ;-) !). MAIS, promis, je ne vous abandonne pas, c'est juste un moment un peu speed où la vie réelle prend le pas sur le virtuel.

Histoire de prendre une bon bol d'air, de décompresser, de rigoler, de me dépayser, je pars ce soir pour 5 jours en Ardèche... L'Ardèche, ça vous évoque quelque chose, pour celles et ceux qui lisent le blog de Myrtille ? Normal, puisque c'est chez elle que je vais, ou plutôt chez Reine-Mère, la célèbre !

Je ne serai pas seule puisqu'il y aura aussi mes homonymes Camille et Camille, de la noblesse dévergondée, de la magicienne, du dessinateur, du photographe, tandis que mon cynique préféré et un autre photographe nous abandonnent pour les Nuits Sonores. Pfff. D'autre gens sans blogs seront là également (si si, ça existe !).

Je rentre lundi soir, alors je vous souhaite, pour ceux qui font le viaduc, un bon week-end prolongé, du soleil, de la bronzette et de la détente !

 

 

soleil

 

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Je viens vous chanter la balade... du dimanche

Ca va les gens ? Remis de vos émotions Cabreliennes de vendredi ? Pas de cauchemar à propos de moustache manquante ? Biiieeen. J'espère que vous avez profité de ce week-end chaud et ensoleillé, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé.

Hier, envie de sortir de la ville, de voir un peu de verdure, d'arbres et de campagne, je suis allée me balader en famille du côté du Parc du Vexin, à environ une heure à l'Ouest de Paris. Un coin très joli, avec petits villages aux ruelles étroites, maisons à colombages et toits de chaume (on est presque en Normandie), des arbres en fleurs et les méandres de la Seine. Du bucolique pur, qui ne fait pas de mal à la petite citadine que je suis devenue.

C'était aussi l'occasion de passer un moment avec mes parents et mes grands-parents. Nous sommes allés déjeuner tous les 5 à la Roche-Guyon, petit bourg sympa, avec un petit château et au-dessus son donjon quelque peu branlant qui domine le fleuve (château tristement célèbre pour avoir été la demeure de Rommel lors de son séjour en région parisienne, mais aussi, pour les fans de B.D., pour être le théâtre des aventures de Blake et Mortimer dans "Le piège diabolique"). Parce que dans la famille on ne se laisse pas abattre, nous avons déjeuné en bord de Seine dans un resto ma foi bien nommé... Nous nous attendions à un petit resto aux plats agréables mais ordinaires, et nous avons été heureusement surpris de découvrir une carte inventive à des prix sympas.

En entrée, croustillant de tomates, mozarella et jambon de parme, puis un "sushi" de boeuf fourré au soja et oignons verts avec purée maison, et en dessert, un assortiment baptisé "Souvenirs d'enfance": petits cannelés, madeleines, chocolat chaud, mini pomme d'amour, guimauve et pâte de fruits maison, sablé et brownie. Miam (et photo ci-dessous).  Nous avons ensuite fait une petite promenade dans les environs, et j'en ai profité pour tester la fonction "panorama" de mon appareil photo.

Retour à Paris en fin d'après-midi, ravis, aérés et repus. Quelques petites photos pour vous en faire profiter ! (Ami lecteur, une petite erreur de titre s'est glissée dans les images ci-dessous, sauras tu la retrouver ?)

 

Restaurant "Les Bords de Seine"
21, rue du Docteur Duval
95780 LA ROCHE-GUYON

www.bords-de-seine.fr

 

 

Souvenirs d'enfance
 
Mon assiette de délices
 
 
La Seine
 
Les Bords de Seine
On aperçoit les falaises de calcaire au loin (et le cygne a bien voulu poser pour moi)
 
 
Panorama Seine
 
Premier panorama: la Seine (légèrement à contre-jour, je sais...)
 
 
Maisonnettes la Roche-Guyon
 
Francis Cabrel
 
 
le château de la Roche Guyon
 
Le château de la Roche Guyon
 
 
Panorama château
 
Et le panorama number two : the castle !
 
 
Et pour une vue dessinée de l'endroit, allez visiter le blog d'Iss'n'kor
 
 

 

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Petits décalages entre amis

J'ai eu une enfance un peu différente. J'ai vécu pendant presque 14 ans en Afrique, vous commencez à le savoir. La plupart du temps, j'oublie que j'ai eu cette enfance "exotique" et je ne constate pas de grande différence d'éducation entre moi et mes amis. Après tout, j'étais une petite fille comme les autres: j'allais à l'école, jouais avec mes amis, faisais de la danse, étais coquette. Alors oui, le décor changeait, j'étais en vêtements d'été toute l'année et j'allais à la plage le week-end. Mais le quotidien était, au delà de ça, semblable à celui que j'aurais eu en France.

Mais parfois, par de menus détails, l'exotisme se rappelle à mon bon souvenir et me fait un petit coucou, comme un vieil ami. Une anecdote pour illustrer ça ? Sans problème, j'en ai une toute fraîche qui date de ce week-end...

Samedi soir, j'ai profité des vacances de mes parents pour recevoir des copines blogueuses à la maison. L'alouette, Marie à tout prix, Sofiso et Solsol étaient présentes pour une soirée papotage (oblige ;-) !) et dégustation. Au menu, mézzés en tout genre, petits roulés-pas-sous-les-aisselles, mini cakes salés maison, salades, crevettes. Et en dessert ? Miam ! Une fondue au chocolat.

Pour la fondue au chocolat, pas besoin de recette, c'est ultra simple. Vous faites fondre du chocolat à feu doux (et vous ne faites pas comme moi, vous le remuez et ne le faites pas trop chauffer, sinon il fait des petits morceaux), et vous rajoutez soit un peu de crème liquide soit un peu de beurre (nous avons choisi la deuxième solution à cause d'une allergique au lactose parmi nous). Voilà, mélangez bien et servez, avec plein de fruits et de la brioche pour tremper dedans. Miam !

Comme fruits, nous avions des fraises, de la banane, des framboises et de la mangue. Et c'est là que la pointe d'exotisme se glisse... Les filles se sont raconté leurs diverses expériences de découpage de mangue, entre celles qui savaient comment faire, et celles qui avaient déjà tenté de découper une mangue en deux dans le sens de la largeur.

 

Mangue

 

Je les ai regardées, toute étonnée: pour moi il était évident qu'une mangue, ça se coupait d'une manière bien particulière : dans le sens de la longueur, en enlevant les deux joues du fruit (pour en faire des carrés on quadrille l'intérieur de la joue au couteau puis on détache les carrés de la peau) puis en pelant le reste de chair autour du noyau. Ces gestes sont des gestes mécaniques et non réfléchis chez moi, j'ai toujours SU comment faire parce que je mange des mangues depuis toute petite.  Je n'ai jamais pensé au pourquoi du comment, alors que ce fruit a longtemps été un mystère pour certaines de mes amies, qui en essayant de couper une mangue en deux, se sont retrouvées avec de la charpie autour d'un gros noyau, à maudire ce fruit vraiment bizarre...

Ces petits décalages ne sont pas fréquents, mais je les chéris. Ce sont des moments drôles, et surtout ça me rappelle que toute connaissance, tout ce qui peut nous paraître évident ne l'est pas pour tout le monde, même pour des personnes dont on est proche. Une simple mangue en est la preuve ! 

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Du chocolat dans le désert... ou le billet qui avait disparu !

Avant même que MaBulle nous récupère les billets disparus... Fleur2Palmier, la magicienne du web, a réussi à me récupérer le billet ci-dessous ! Elle avait laissé en veille prolongée son ordinateur et gardé ouvert son navigateur Internet avec mon blog ouvert et a donc pu m'envoyer un copié-collé de mon texte. Fleur2Palmier, un immense MERCI, je te voue une reconnaissance sans bornes, tu le sais ??

Alors voilà, j'ai récupéré mon billet, je rechargé les photos, hop, et je vais pouvoir re-poster les commentaires qui sont dans mes mails...

 

 

Dunes Mauritanie
 

 

Nous sommes pour quelques jours en balade dans le désert, dans un coin un peu perdu (comme beaucoup de coins à l'époque) de la Mauritanie. J'ai 5 ans. Pendant la journée, lovée dans le siège de notre 4x4 rouge et blanc, je profite du paysage. Nous passons par des endroits où la seule vision qui s'offre à nous sont des dunes à perte de vue. Du sable, de mille nuances chaleureuses et changeantes. Des crêtes de sables, des vallées de sable, des pentes de sable façonnées par le vent. Ce dernier soulève les grains et les emporte au loin. On les voit s'élever du haut des dunes, comme de petits tourbillons. Plus loin, les dunes font place à des collines de sable terreux recouvertes de cailloux et de rochers. Quelques arbustes épineux poussent vaillamment sur le sol rocailleux. J'aime ses paysages, un peu fantômatiques, un peu lunaires, mais synonymes de beauté et de liberté pour l'enfant que je suis. J'aime courir dans les dunes, j'aime que mon père les affronte en vitesse courte en 4x4, j'aime y enfouir mes mains pour sentir le sable, si différent de celui de la plage, couler sous mes doigts.

 

 

Nissan
 

 

Ce soir là, nous ne dormons pas sous la tente. Nous sommes hébergés par un prêtre français habitant près d'un petit village, à côté d'un barrage. Une maison en dur, de l'eau, de l'électricité... J'ai l'impression de retrouver notre maison de Nouakchott, c'est le luxe absolu. Le soir tombe vite en Afrique, et bientôt il fait nuit. Nous dînons tôt, mes parents discutant avec le prêtre. De ce soir là, je me souviens surtout de ma fascination pour les grenouilles. Il y en avait en effet des centaines à l'extérieur, et elles faisaient un boucan ! Je n'avais jamais vu autant de grenouilles rassemblées de ma vie, et leur bruit m'a presque empêchée de dormir au début. Mais, épuisée par la journée, je me suis vite effondrée sur mon petit lit de fortune, dans le salon.

Au matin, je me réveille à moitié avec le jour, à moitié en entendant la voix de ma mère. Doucement, j'ouvre les yeux. Petit à petit, je prends conscience de mon corps, je refais connaissance avec mes pieds, mes mains, mon ventre, mon dos... Mon dos, tiens, à propos, je sens quelque chose ! Cette fois, j'ouvre les yeux pour de bon pour découvrir (non, pas une grenouille !)... des oeufs en chocolat ! De beaux oeufs bien brillants, enveloppés dans leur papier métallisé et coloré. Je n'en reviens pas. C'est le week-end de Pâques, et du haut de mes 5 ans, je suis émerveillée. Les cloches ont su me trouver jusque là !

Bien entendu, mes parents avaient tout orchestré, en achetant les oeufs en avance qu'ils avaient ensuite trimballé dans la glacière ! Lorsque je l'ai compris bien après, cela n'a rien enlevé à l'enchantement de la surprise, au contraire. J'ai trouvé très touchant que mes parents se décarcassent autant pour me faire plaisir. Ce fut une surprise très réussie d'ailleurs puisque passée la joie de la découverte (et celle de la dégustation), il reste le souvenir de ma joie d'enfant, la gentillesse de mes parents, et le merveilleux de trouver du chocolat dans le désert...

 

 

Mauritanie

 

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Singing in the rain

Voilà plusieurs mois que la terre a soif. Les bords de routes sont envahies par la poussière, la nature n'est plus verte: selon les régions et la couleur de la terre, les plantes se couvrent de rouge ou bien de sable. Dans le pays, les animaux se rassemblent près des points d'eau, les villageois guettent l'ombre, le niveau des puits est très bas. En ville cela se ressent autrement. L'herbe de notre jardin est sèche et jaunie, il n'y a pas de fleurs. On ressent une chaleur sèche, moins lourde et plus supportable, mais nous avons tous besoin d'eau.

Cela fait quelques jours que le ciel est lourd de nuages, menaçant. Comme tout le monde, j'attends l'orage, l'averse, la pluie africaine et tropicale qui soulagera les hommes et la nature. Depuis la terrasse de la maison, cet après-midi là, je guette. Notre maison est toute simple mais est construite un peu en hauteur, avec une terrasse surplombant une petite avancée de la mer, d'autres maisons et un coin de nature sauvage. Je sens, je sais que la saison des pluies va commencer aujourd'hui, en cet après-midi du mois de mars. Il y a comme de l'électricité dans l'air. Le chat est nerveux, la queue battante. Les mouches volent en zigzag, l'air est pesant, comme palpable.  Le vent est tombé, la nature s'immobilise, comme en attente du spectacle.

Au loin, on voit comme de gros nuages de poussière rouge s'amonceler dans le ciel. Le pays, la ville, le quartier... j'ai l'impression que nous sommes au bord d'un précipice, que quelque chose va basculer. Nous ne serons pas déçus, ça commence ! D'abord, des éclairs de chaleur éclatent. La lumière qu'ils dégagent contraste violemment avec le sombre sourd des nuages. J'aperçois comme un immense voile se lever, tel un rideau de poussière. La tension est à son comble et tout à coup, ça y est !

Des trombes d'eau s'abattent sur le monde. Les toits en tôle sont violemment attaqués par la pluie épaisse et drue, et se défendent à leur manière en produisant le vacarme du roulement de mille tambours. Sur les pentes, l'eau dégouline en cascades, formant ainsi de mini chutes du Niagara en plein coeur de la capitale africaine. Il n'y a plus âme qui vive dans les rues, tout le monde cherche un abri à cette pluie bienfaisante mais acharnée.

Depuis ma terrasse, j'observe. Le paysage alentour a disparu pour laisser place à un rideau gris et c'est à peine si je distingue l'arbre à quelques mètres. La terre du jardin, submergée par les flots, ne peut absorber le déluge, et la pelouse se transforme en piscine. Je regarde ma mère d'un air suppliant. "S'il te plaîîît, je peux, dis ?". Avec un petit sourire en coin, elle acquiesce. Je souris en retour et je cours dans le jardin. En quelques secondes, je suis trempée, les pieds enfoncés dans l'eau jusqu'au chevilles ! Je patauge, je m'amuse. Mes orteils font ventouse avec la terre qui boit la tasse, je bois la pluie, je secoue mes cheveux trempés. J'ai 9 ans, et je m'amuse comme une petite folle !

D'un geste de ma mère, je rentre me mettre au sec, me sécher et me changer. Petit à petit, la pluie se calme, l'eau est absorbée, la vie reprend son cours.

Une autre fois, je vous raconterai nos péripéties dans les flaques géantes. 

 

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Dis, t'as déjà mangé des termites ?

Vous le savez déjà, j'ai commencé à en parler et , j'ai grandi en Afrique. J'ai connu la vie d'enfant d'expatriés, ces enfants qui ont l'habitude de déménager tous les 3 ans, d'être dans des pays où leur couleur de peau est différente, pour qui la France est une lointaine mère patrie où on va passer les vacances et embrasser sa grand-mère.

En tant qu'enfant d'expatriés, on a l'habitude du changement et des nouvelles têtes, chaque année à la rentrée: "Tu es nouveau ? D'où viens tu ? Du Burkina Faso ? Tu ne connaîtrais pas Machine Trucmuche par hasard ?  Elle était avec moi au Mali, en CE2. Et ton père, il fait quoi ?". Voilà la conversation typique que l'on pouvait entendre à la rentrée, dans les écoles et lycées français. Notre vie au quotidien était proche de celles des enfants et adolescents vivant en France: cours, devoirs, week-ends, copains... A ce détail près que, quand on a la chance de vivre dans un pays chaud en bord de mer, les mots "plage", "piscine" se rajoutent à l'affaire. Le week-end, nos parents nous emmenaient en 4x4 faire des virées en brousse.  Et nous avions l'habitude du changement et de nous faire vite de nouveaux amis.

Arrive un jour dans la vie de l'enfant d'expatriés où ses parents lui annoncent LA nouvelle: celle du retour en France. Pour certains, c'est le déchirement, pour d'autres une appréhension mêlée de curiosité, pour d'autres, étant partis plus  tardivement, la joie de retrouver leurs amis. Le retour en France est dans tous les cas une étape importante, il marque un vrai changement de vie. A l'étranger, on est souvent logés dans des villas, on a accès à des loisirs plus facilement. En rentrant en France, dans une grande ville, on retrouve appartement, grisaille, hiver... Et surtout on découvre les clichés qui habitent l'esprit de nos concitoyens.

Lorsque l'on prononce la phrase "j'ai habité en Afrique", au retour en France, on s'expose à une foule de questions. La plupart sont sensées et légitimes, intéressantes. Mais il s'en trouve toujours pour poser des questions bêtes ou réagir de manière inattendue. Lorsque je suis rentrée à Paris, je suis entrée en 1ère ES, après avoir fait une seconde option SES (sciences économiques et sociales), option recommandée pour les élèves souhaitant s'orienter vers la voie ES (ancienne B). Ma prof d'éco de première était aussi ma prof principale et avait donc accès à mon dossier scolaire. Qu'elle ne fut donc pas ma stupéfaction de l'entendre me demander "Avez vous déjà fait de l'économie ?". Un peu surprise, je réponds oui, bien sûr. Jusque là, rien de bien méchant (même si le ton de la question laissait entendre d'autres surprises). Effectivement, ça n'a pas loupé, puisque quelques semaines plus tard, alors que la classe travaillait sur un projet de création de journal, elle m'a demandé d'écrire un article sur "la façon dont se passaient les cours en Afrique". Interloquée, je l'ai regardée, stupéfaite. J'ai bien été tentée de lui répondre, en prenant l'accent caricatural africain "qu'on était tous en pagne dans la case et qu'on comptait les fourmis sur le sol, en attendant les lions"... Mais je n'ai pu que lui dire que les cours en Afrique étaient identiques à ceux en France, à ce détail près qu'il faisait plus chaud !

Une amie, enfant d'expatriés elle aussi, m'a raconté qu'à son retour en France, en CE2, l'école lui a demandé de faire un exposé sur la noix de coco (quelle idée !!??) et de le présenter à tour de rôle à toutes les classes... En voilà une bonne idée pour bien repérer la petite nouvelle de l'école ! A une autre amie, ses camarades lui ont demandé si elle vivait dans une case, entourée d'animaux sauvages. Je ne blâme pas ces personnes (enfin pas toutes ^^), mais je trouve drôle cet imaginaire du sauvage qui entoure les destinations exotiques. Malgré toute l'information dont on dispose aujourd'hui (ou peut-être à cause de ?), on ne retient de l'Afrique que les safaris, les lions, le danger, les cases et la chaleur. On oublie que malgré tout cela, l'Afrique comporte de grandes capitales, des gratte-ciels, que même au fin fond du Bénin, les jeunes ont un téléphone portable et téléchargent des films sur le Net, que la France est encore très voire trop présente en Afrique et qu'on y trouve une multitude d'écoles et de lycées français suivant parfaitement le programme. 

Alors si vous rencontrez un enfant d'expatrié, surtout, surtout, demandez-lui s'il a apprivoisé des lions, il va adorer :-D

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En 2008, tout est possible...

 Ah, l'Afrique ! C'est un continent qui fascine et fait rêver... Les paysages surprenants, les animaux sauvages, les nombreuses facettes culturelles, le désert, les tribus nomades. Tout cela est très évocateur de la beauté de ce vaste continent.

Mais l'Afrique, c'est aussi un tissu très complexe de religions et de croyances qui s'imbriquent les unes dans les autres. N'oublions pas que c'est au Bénin que le vaudou est né, qu'on vénère encore des fétiches, que certains habitants sont encore polythéistes. En Côte d'Ivoire, les gens sont très souvent catholiques mais gardent en tradition une croyance dans les esprits. C'est ainsi que la presse ivoirienne racontait des histoires comme "le mort a désigné son assassin (le cercueil, mû de sa propore force, a détourné les porteurs pour venir taper contre la case de l'assassin)... Authentique !

Le cotoiement de toutes ces diversités donnent parfois naissance à de joyeux mélanges, et c'est ainsi qu'on se retrouve avec des gens qui proposent ça: 

En 2008 tout est possible

Ce prospectus est authentique lui aussi, il vient de Côte d'Ivoire et je vous promets que rien n'a été inventé. D'ailleurs pour les citadins qui me lisent, je suis certaine que ça vous rappellera les petits tracts des marabouts-sorciers qu'on nous distribue dans le métro.

Celui-ci cependant me plaît particulièrement, déjà parce qu'il emploie le vocabulaire ivoirien (africain de l'ouest en tout cas). Par exemple, dans le premier paragraphe, est employé le mot "sis". C'est un niveau de langage assez soutenu qui est finalement beaucoup employé en Afrique de l'Ouest francophone. Plus loin le maquis désigne en réalité un petit restaurant-paillote où l'on mange en général des plats comme le poulet grillé, du poisson, de l'aloco (des bananes plantains frites dans l'huile de palme) ou encore de l'atiéké (de la semoule de manioc).

Le détail de l'annonce lui-même est savoureux, ce monsieur est un miracle à lui tout seul. Il soigne les maladies inconnues (la catacte), redresse les pénis ou les sexes chez les hommes (au cas où vous soyez pourvus d'autre chose, messieurs), il prépare aux examens, et, c'est là où c'est grandiose: il fait démarrer les motos russes.

La Grande Classe.

Par contre il est limité dans ses fonctions pour le cancer, c'est sein et utérus uniquement, allez voir ailleurs si j'y suis pour le reste. 

Alors, prêt à consulter le Docteur (non, n'aie pas peur) ?

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Ô Toulouse

Pour le réveillon, j'ai eu l'occasion de retourner dans une ville que j'aime tout particulièrement, Toulouse. C'est une ville que je connais bien. Je n'y ai jamais vécu, mais y suis venue souvent chez de la famille ou des amis. Je m'y sens chez moi, et chaque fois que j'y retourne, je ressens une grande émotion, comme pour un retour à la maison. Peut-on se sentir chez soi dans un endroit que l'on ne connait que comme visiteur? Quoiqu'il en soit, ce sentiment d'appartenance est bien réelle chez moi.

Toulouse, c'est celle que l'on appelle la Ville rose, puisque tout le centre est construit en briques roses, parfois légèrement délavées d'où ce ton de rose. J'aime Toulouse pour sa beauté, mais aussi sa taille humaine. Le centre ville est accessible à pied, regorge de monuments comme St Sernin, l'ensemble des Jacobins, le Capitole ou encore l'hôtel d'Assezat. Mais on trouve aussi de charmantes boutiques dans les petites rues. Pour une jolie balade, les canaux ainsi que les bords de Garonne sont parfaits. La ville propose nonchalance, douceur et vie animée réunis. On y trouve aussi tout l'esprit sud-ouest qui me tient à coeur: le rugby omniprésent, le pastis au bar "Chez tonton" place St Pierre, La Bodega, les noms de rues écrits en français et occitan... Tout ces éléments réunis parlent à mon coeur.

J'ai profité de ces deux jours pour déambuler dans les rues, et le dimanche profiter du temps splendide pour faire découvrir la ville à des amis. J'en ai profité pour prendre quelques photos, dont j'ai fait une sélection ci-dessous. Bonne visite !

Ruelle toulousaine

Façade rose

Colonnades

rue des lois

St Sernin 1

St Sernin

Le Capitole

Le Capitole

Hôtel d'Assezat

Hôtel d'Assézat

Depuis le Pont Neuf

Les bords de Garonne

Les bords de Garonne

Place de la Daurade

La Daurade

St Sernin 2

St Sernin

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Quand j'avais 8 ans...

... Je vivais en Guinée Conakry, un petit pays d'Afrique de l'Ouest situé en dessous du Sénégal. Deux petites cartes , une pour vous montrer la situation de la Guinée en Afrique et une du pays.

Guinée

Guinée carte

- A 8 ans, je vivais dans une maison avec terrasse, entourée d'un jardin avec un grand anacardier (arbre où poussent les noix de cajou), un papayer, des plantes exotiques diverses dont deux espèces que j'avais baptisées avec mes copines "arbres à steacks" et " arbre à frites" (le premier ayant des feuilles arrondies marron-violet et le deuxième de longues feuilles fines jaunes). Je construisais des cabanes dans le jardin, je jouais sur la terrasse, et j'allais de temps en temps jouer avec mon voisin d'en face qui était dans ma classe, dont toutes les filles de mon âge étaient amoureuse.

- A 8 ans, j'allais à l'école française, où tous les niveaux (maternelle, primaire, collège lycée) étaient regroupés sur un même site géographique. Plusieurs nationalités se mélangeaient en classe. J'allais à l'école le matin dans la 4L blanche de ma mère, qui était documentaliste de l'Ecole. Dès qu'il pleuvait, nous bravions les énormes et profondes flaques qui se créaient au milieu des pistes en terre rouge...

- A 8 ans, j'étais déjà une fashion victim (voir ci-dessous) : jean presque slim taille haute et ballerines (mais à quelle âge n'ai-je pas porté de ballerines ?), serre-têtes... J'avais juste 18 ans d'avance !

- A 8 ans, j'allais à la plage assez souvent, en partant en pirogue depuis le port pour aller sur les îles en face de Conakry (je me souviens d'un réveillon passé là-bas avec feu d'artifice sur l'île.... magique !). La mer c'était l'Océan Atlantique, un peu gris et sauvage, avec de grandes vagues. Avec mes copines, on jouait dans le sable parfois un peu vaseux... hmmm on se barbouille de vase ! Chouette on saute dans l'eau ! Miam, on mange des brochettes ! Et le soir, on dort à la belle étoile...

- A 8 ans, je m'endormais le soir bercée par le bruit de la climatisation, bien à l'abri sous ma moustiquaire. Il arrivait souvent que nous ayions des coupures d'eau et d'électricité pendant plusieurs jours, et nous avions donc des provisions d'eau dans des grosses poubelles en plastique dans la salle de bain, et la chance d'avoir un groupe électrogène (qui ne pouvait tourner en permanence, mais que l'on mettait la nuit pour la clim et maintenir les aliments frais dans le frigo).

- A 8 ans, j'étais habituée à voir de gros cafards longs comme mon pouce et des fourmis sur la moindre miette laissée sur la table. La maison était très propre, mais ce genre d'insectes est impossible à bannir complètement de chez soi. Ca n'en reste pas moins dégoûtant !

- A 8 ans, j'avais l'habitude d'avoir un "boy" qui venait le matin à la maison et repartait l'après-midi. Il aidait à la maison pour le ménage et préparait le déjeuner de midi puisque ma mère travaillait. Il s'appellait Abdoulaye et était adorable. Bien sûr il ne nous servait pas, comme certains voudront l'imaginer, il était une aide précieuse mais pas un serviteur.

- A 8 ans, je n'avais pas de téléphone à la maison et les programmes télé étaient très limités. Heureusement les vidéo-clubs existaient et j'ai ainsi pu connaître plein de supers séries TV que vous suiviez religieusement à la télé en France.

- A 8 ans, le week-end, mes parents m'emmenaient dans des virées en brousse en 4x4, à plusieurs voitures. La brousse, ça veut dire rouler sur des pistes qui parfois n'ont de piste que le nom, passer à travers de hautes herbes, apercevoir des villages, s'y arrêter pour dire bonjour, pique-niquer mais ne pas se laisser abattre. Le père d'une de mes copines accumulait ainsi des mignonettes dans l'avion pour pouvoir se servir l'apéro au milieu de nul part ! Partir en brousse, ça veut dire aussi prévoir des jerricanes d'eau et d'essence, s'y connaître un peu en mécanique et ne pas paniquer. Je me rappelle d'un plantage de voitures magistrale dans le lit d'un cours d'eau : la voiture s'est coincée dans les graviers, première voiture du convoi. Les hommes sortent le treuil et commencent à tirer à mains nues le câble pendant que le conducteur accélerait. Assise avec mes copines à l'arrière de la voiture enlisée, en jouant à 3 petits chats, nous avons vu la voiture pencher et l'eau rentrer par les portières. Pas de panique, nous avons pris les gobelets de nos gourdes et avons ecopé l'eau par les fenêtres !

- A 8 ans, mes paysages habituels étaient ceux de l'Afrique tropicale sur la côte et ceux de l'Afrique sahelienne dans le nord du pays. Nous allions "prendre le frais" de temps en temps dans la région du Fouta Djalon (vers Labé sur la carte) où l'altitude moyenne est de mille mètres. Beaucoup de fleuves y prennent leur source, et c'est donc une région de cascades toutes plus belles les unes que les autres, où l'on se baignait avec délice.

Je vous laisse avec quelques photos scannées, tirées des albums familiaux.

Cam Cascade

Les fameuses cascades, avec moi ci-dessus et avec une belle vue sur la profondeur du lieu ci-dessous.

Cascade

Alors, j'étais pas une fashion victim moi (comment ça non ? comment ça on rigole ?)

Fashion victim

Aaah, les traversées de rivières en 4x4... sortez les bouchons de gourdes ;-) !

Ca a planté !

Les paysages guinéens, hautes herbes, bananiers, palmiers et massif rocheux.

La brousse

La plage, les cabanons, et les vagues, youhouuuuuuu on y court !

Plage

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Quand j'étais petite, je n'étais pas grande...

... Mais je ne montrais pas ma lune à tous les passants !

Aujourd'hui j'ai ressorti pour vous des photos d'archives, sur lesquelles j'ai 5-6 ans, à l'époque où j'habitais avec mes parents en Mauritanie. Ces photos sont donc un prétexte pour vous raconter un peu de ma vie là-bas. Suivez le guide !

Londoncam1986   Londoncam1987

  • A 5 ans, je vivais dans une maison sans étages, organisée autour d'un patio fleuri, à Nouakchott. Je passais de ma chambre au patio par une grande baie vitrée. La maison était entourée d'un jardin, et était construite sur le même terrain que le bureau de mon père. Sur le même terrain, nous avions un potager, où poussaient légumes, salades... et même des fraises !

  • A 5 ans, j'allais à l'école du samedi au jeudi. La Mauritanie suivait la semaine islamique où le vendredi est le jour de repos hebdomadaire.

  • A 5 ans, la cour de récré de mon école était en sable. Nos classes de maternelles étaient dans des petits bâtiments sans étages, avec des tables colorées et des dessins d'enfants partout. Français et étrangers se mêlaient allègrement. J'étais amoureuse de Samuel le blondinet, et ma meilleure amie s'appelait Marion. C'est toujours une de mes meilleures amies (c'est son frère aîné qui s'est marié en septembre dernier).

  • A 5 ans, je n'accompagnais pas ma mère au supermarché, il n'y en avait pas. Nous faisions les courses dans de petits magasins, au marché (et on appréciait le potager) et on se débrouillait avec ce qu'on avait.

  • A 5 ans, pendant les week-ends, j'allais soit à la plage soit dans le désert. On partait généralement à plusieurs voitures. Les adultes se délectaient à ramasser poteries, pointes de flèches et perles du Néolithique découvertes par le mouvement perpétuel des dunes. Nous les enfants aidions ou jouions dans le sable. Pour les grandes virées, les voitures étaient remplies de nourriture, boissons et essence, et aussi des stylos et cahiers pour les enfants des villages.

  • A 5 ans, je dormais souvent lors des week-ends dans une grande tente blanche qui contenait tous les adultes et enfants du groupe. Je ne quittais pas mon lapin en peluche Jeannette, qui m'a accompagnée partout (même à Londres !).

  • A 5 ans, même en Afrique, je restais une vraie fille et j'aimais le rose: jogging rose, serre-tête rose, tennis roses... et autres petites robes, jupes, brassards de nage Barbie et boucles dans les cheveux.

  • A 5 ans, un jour, ma maîtresse s'est aperçue que je savais lire alors que personne ne m'avait vraiment appris (merci Papa qui a joué avec moi à l'école Fisher Price et lu beaucoup d'histoires).

  • A 5 ans, je me baignais de temps en temps dans les cascades d'oasis. La Mauritanie n'était pas la destination touristique de l'époque et il n'y avait quasiment pas de routes. Mes parents avaient un 4x4 rouge et blanc, et rouler sur la piste me paraissait normal. Je dormais comme un loir sur des pistes bosselées et était malade sur l'autoroute.

  • A 5 ans, j'ai demandé à mes parents alors que nous roulions sur une route française où étaient les dunes.

  • A 5 ans, j'allais régulièrement au Sénégal, à Saint-Louis, et traversait le pont "fait d'herbe" pour l'occasion (en réalité le pont Faidherbe comme je l'ai compris bien après!). Nous allions visiter la réserve aquatique du Djoudj pour admirer les pélicans, hérons et autres oiseaux de la région.

  • A 5 ans, je regardais le Paris-Dakar passer devant moi, perchée sur le toit de la voiture d'amis de mes parents.

  • A 5 ans, j'avais une vie super.

Prochain épisode: la Guinée !

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Idiomatismes

Maintenant que je suis de retour sur le sol français, le plus difficile n'est pas tant de se réadapter à la vie à Paris, au final pas si différente de ma vie londonienne, dans les grandes lignes. Il n'est pas non plus bien difficile de se faire à la nourriture française: bons fruits et légumes (miam les petites carottes du marché, hmmm le bon raisin muscat), fromages à se damner, viande fondante... Il est carrément très facile de retrouver famille et amis. C'est super de pouvoir se dire "tiens, et si on déjeunait ensemble?" ou "à propos, t'es libre jeudi soir?" ou encore " soirée jeux chez moi samedi !". Non, le retour n'est pas vraiment difficile, ou alors je serais ingrate.

Ce qui est plus difficile, bien que difficile ne soit pas le mot adéquat, c'est le retour au français pur et sans anglicismes... Oui, je dois bien l'avouer, j'ai tendance à franciser des expressions anglaises, à angliciser mes phrases en français, à avoir des mots idiomatiques anglais qui poussent dans la bouche. En gros, j'ai le syndrôme Jean-Claude Vandamme ! Je suis aware, quoi. La honte.

Bon, c'est bien gentil d'être Jean-Claude Vandamme, mais ça donne quoi dans la vie ? Voici des petits exemple de mot anglais et d'expressions anglaises que j'ai envie d'utiliser.

- it makes sense, qui veut dire "c'est logique, ça va de soi". Je l'utilisais beaucoup, notamment au bureau, après une explication, une discussion. Avec ma coloc française, nous l'utilisions tellement que nous l'avons "françisée" en "ça fait sens". Nous savons bien sûr que ça n'est pas correct, mais comme nous avons pris l'habitude de le dire, paf, ça sort tout seul ou presque. Par exemple: "Si tu te réveilles à 11h30 du matin pour un rendez-vous à midi, tu vas être en retard, ça fait sens".

-  actually: ce mot est un faux-ami par excellence, puisqu'il ne se traduit pas par actuellement, mais par "en fait". Au départ j'avais des difficultés à utiliser ce mot, je me suis presque forcée à l'introduire dans mon vocabulaire. J'ai tellement bien réussi que c'est devenu une sorte de tic de language. "actually, I think you're right" "this bar is atually just around the corner !", et patati et patata. Et là, j'ai du mal à me réfréner pour ne pas l'inclure dans une phrase en français...

- dans le même genre qu'actually, il y a definitely. Cet adverbe est l'équivalent de nos "carrément", "tout à fait". Par exemple, "Are you sure this place is in Notting Hill ?" (Es tu sûr que cet endroit se trouve à Notting Hill?". Réponse; "Definitely" (Définitivement, heu, non, je voulais dire tout à fait)).

- Une autre particularité qui pour le coup est propre avant tout à ma coloc et à moi: nous ne parlons plus de l'Afrique du Sud, mais de la Sud Afriquie. Si si. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons plus ou moins adapté à notre sauce le South Africa anglais, en transformant le Afrique en Afriquie parce que c'est plus marrant. Il n'empêche que je le sors spontanément ! Une Sud Africain... vient de Sud Afriquie voyons !

Et je pourrais vous donner d'autres exemples... (Il est "cute" (à prononcer kioute) au lieu de il est mignon en parlant d'un garçon, d'un animal, d'un bébé, d'une peluche). Là où ça va être le pire, c'est au bureau. Je travaille dans une branche du marketing sur Internet un peu spécifique, avec une sorte de jargon. J'ai tout appris en anglais. Et là, pour le coup, je n'ai aucun réflexe en français. Je ne vous raconte pas comme j'ai trimé pour les entretiens ! Heureusement, un futur collègue m'a rassurée, eux aussi parlent le franglais (dommage pour notre belle langue tout de même) au bureau. Je vais faire le maximum pour apprendre le vocabulaire français, mais je serai comprise, c'est l'essentiel !

Actually, je n'ai plus qu'à me mettre à l'esperanto. Definitely !

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Les photos d'Italie !

Enfin, depuis le temps que je les promettais, je les ai enfin récupéré ce week-end ! Je n'ai pas trop su faire un tri, je sais c'est nul... En voici tout de même quelques unes, mais pour le reste, j'ai créé un album sur Picasa (n'est-ce-pas Myrtille ;-) !) et vous pouvez accéder aux photos ici.

Voici une petite séléction sinon !

Colisée
Le Colisée

Forum Rome
 
Forum romain
 
Forum romain 2
 
Le forum romain, le Capitole au fond
 
Palatin
 
Le Mont Palatin
 
Pizza !
 
La pizza !!
 
Lupanar
 
Une petite gravure érotique... Spécial dédicace pour Didier ;-) !
 
Pompéi
 
Le forum de Pompéi, le Vésuve en fond...
 

Ca a été dur de choisir, parmi plus de 250 photos, et pas tant de ratés que ça. J'espère en tout cas que ce petit voyage en Italie vous aura plus !

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Italy part 3

Je termine le récit de mon voyage en Italie pour ne plus avoir qu'à vous offrir une sélection de photos. Je terminerai donc en vous parlant des gens très gentils que nous avons rencontré au cours du séjour ainsi que nos petits "secrets", à ne pas manquer (vous allez rire).

Côté rencontres, nous avons été très bien accueillies par les italiens, peut-être parce que je faisais l'effort de parler italien avec eux. Dans chaque hôtel nous avons reçu un accueil chaleureux. A Naples, par exemple, le monsieur un peu ours qui nous avait vues le premier jour est devenu charmant et m'a dit que je parlais très bien italien et après me présentait à tous ses collègues comme "la signorina ché parla benissimo l'italiano !". Dans le petit train qui longe la côte napolitaine jusqu'à Sorrente, la Circumvesuviana, les gens nous ont bien renseigné pour la plage, les sites. Le dimanche, une petite dame nous a carrément prises sous son aile pour nous emmener à la plage avec elle. C'est ainsi que nous nous sommes offert une journée en plage privée, sur lit au bord de l'eau, avec parasol et tutti quanti, pour 7 euros. J'ai aussi pu discuter pendant une heure avec une charmante italienne, avec qui on a parlé voyages.

Nous avons aussi rencontré des français plutôt sympas dans le bus à Rome, et à la pizzeria à Naples. J'ai même joué la traductrice franco-italano-anglais, dans le train toujours, entre des touristes américaines, une italienne et nous. Vive les langues étrangères !
J'ai même retrouvé à Rome, le temps de leur claquer une bise, mon oncle et ma tante qui descendaient la côte italienne avec leur voilier.

Et sinon, en bonus, voici les "a ne pas manquer" de Anne et Camille, nos petits parcours privés, nos secrets d'initiés... Nous avons pensé à ouvrir une agence de voyages pour faire bénéficier nos clients de ces bons plans... Bon vous l'aurez compris, je vais vous raconter nos quelques ratés, pas bien méchants, mais qui nous ont fait bien rire !  A Rome, nous avons réussi, en visitant les musées du Vatican, à faire deux fois la Chapelle Sixtine, si si. Bien sûr ce n'était pas tout à fait prévu au programme, mais au final, ça n'était pas si mal ! En fait, le parcours du musée est fait de telle sorte que, soit vous faites tout le musée avec la Chapelle Sixtine, soit vous pouvez utiliser un "raccourci" pour arriver plus vite à la Chapelle et la sortie, mais sans passer par les stupéfiantes chambres de Raphaël. Je vous laisse deviner quel parcours nous avons involontairement choisi...
A Rome toujours, nous avons visité... Les dessous du Vatican ! De l'inédit n'est-ce-pas ? Nous avons décidé de prendre le petit bus éléctrique qui parcours le centre historique de Rome. Nous n'avons pas dû le prendre dans le bon sens, car qui se sont retrouvés au dépôt des bus en attente que le chauffeur reparte après sa pause pipi ??

Enfin, à Naples, nous avons décidé après la visite du site d'Herculanum de voir si on pouvait aller à la plage sur place. Nous avons pris une sortie du site (qui en fait, on s'en apercevra après, n'était pas une sortie officielle et n'aurait pas dû être ouverte) et nous sommes dirigées vers la mer. Certes le quartier n'était pas très joli, mais la plage, elle, serait à la hateur ! Moui, en fait de plage, on est tombés sur les HLM du coin, les rues cradocks et un espèce de tuyau plein d'ordures qui menait a des rochers dégoûtants. Nous avons fait demi-tour, et nous sommes aperçues que la "sortie" empruntée plus tôt était fermée, et avons donc fait le tour... On ne faisait pas les malines quand-même, et on peut dire qu'on aura vu l'Italie du sud en dehors des sentiers touristiques et ça n'était pas joli joli... Herculanum plage, ce sera pour une autre fois !

Voilà, le récit est clos, je récupère les photos ce week-end pour vous illustrer un peu tout ça.

 

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Italy part two - la cuisine italienne !

Impossible de parler de l'Italie sans parler de la délicieuse cuisine de ce pays... Je vous avouerai tout de même que l'on a été assez classique dans nos choix de plats, nous nous sommes régalées de pasta et de pizze, mais pas seulement quand-même ! En gros, on a toujours bien mangé, et là encore on remercie les guides papier qui nous ont bien orientés.

Nous avons dégusté :

- des pâtes, toutes aussi bonnes les unes que les les autres et bien évidemment cuites al dente. Je me suis d'ailleurs aperçue que j'avais tendance à faire trop cuire mes pâtes et je vais donc corriger le tir ! Mention spéciale pour les spaghetti alle vongole (spaghetti aux palourdes) et les fettucine al zafferano, accompagnées de moules... Et le dernier soir, pour finir, une pasta alla siciliana, avec des tomates cerises, des aubergines, de la mozzarella di buffala (voir plus bas) et du basilic frais. Un pur régal. Anne a aussi goûté la spécialité de la région de sorrente, les pâtes avec une sauce à la fleur de courgette: délicieux !

- des pizzas (pizze au pluriel en italien), les meilleures de toute ma vie. A Rome elles sont extra fines, c'est la tradition de la ville de travailler la pate ainsi. C'est croustillant sur les bords et ça fond dans la bouche, mmmmmm... J'ai aussi gouté la pizza "blanche", sans tomate, un peu plus lourd à digérer. La mienne était au gorgonzola, et bon, hein, ça se mange bien quand-même.
Mais la meilleure pizza, c'est à Naples que je l'ai mangée. La légende veut que la pizza ait été créée à Naples. Vrai ou pas, c'est là en tout cas que la recette classique de la Margherita (en hommage à la reine Marguerite de Savoie), tomate, mozarella et basilic (les couleurs du drapeau italien) a été inventée. Nous en avons dégusté une à la mozarella di buffala, la meilleure mozarella, faite avec du lait de bufflonne (la femmelle du buffle, correction pour Fanchette :-) !) et tellement plus goûteuse ! La pizza était divine, il n'y a pas d'autre mot. Nous sommes retournées dans cette pizzeria et cette fois j'ai pris une Cappriciosa avec des coeurs d'artichaut, des champignons, du jambon coupé tout fin, du basilic.... Là encore, je ne m'en suis pas encore remise ! Vous aurez une photo de la pizza Margherita, vous verrez la taille de la bete !

- du risotto, bien sûr, lui aussi préparé al dente. Préparé notamment avec des fruits de mer, très parfumé et bien relevé, une merveille. Là aussi j'en ai tiré quelques leçons personnelles pour mes prochains risotti faits maison !

- de délicieux légumes médittéranéens: des aubergines fondantes, des tomates goûtues, croquées à midi ou bien préparés en bruschetta (pain grillé frotté à l'ail et servi avec des dés de tomates fraîches, du basilic et de l'huile d'olive), le goût change des tomates farineuses de Londres.

- j'ai également goûté à la spécialité en pâtisserie de Naples, la sfoglieta, qu'on pourrait traduire grosso modo par millefeuilles, mais qui est bien différente de notre millefeuilles: la pâte est plus approchante de la feuille de brick. Il s'agit donc d'un espèce de chausson réalisé dans une pâte feuilletée très fine. De l'extérieur, le feuilletage est si joli qu'on dirait un coquillage. A l'intérieur, une crème sucrée à base de ricotta parfumée à la cannelle, aux écorces d'orange confite et autres épices. Ca n'est pas du léger, mais c'est booooon.

- et bien sur, les incontournables gelati, les glaces italiennes si onctueuses. Ma préférée reste celle au melon, mais j'ai goûté une gianduja qui valait le détour !

Bon, maintenant j'ai faim, je vais me faire à dîner...

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Italie, mon amour

Les amis de l'Internet, vous n'allez pas y couper... Je suis OBLIGEE de vous raconter un peu mes vacances en Italie, au risque de vous embêter un peu. Le seul hic pour l'instant c'est que je n'ai pas encore les photos. En effet, j'ai eu la bonne idée de paumer le chargeur de batterie de mon appareil photo, qui est bien spécifique. Bien entendu, je me suis aperçue de cette perte la veille de mon départ et j'ai eu beau retourner ma chambre, je ne l'ai pas trouvé...  Heureusement, ma super copine avait un appareil photo et nous nous sommes donc servi de celui-ci pour prendre les photos du séjour. Comme elle est à Paris, je récupèrerai les photos dans 10 jours, quand j'y serai pour le week-end.
Oui, ça fait un paragraphe que je papote (ha ha) sur mon appareil photo au lieu de parler de l'Italie, je sais !

Je me suis dit qu'un compte-rendu jour après jour n'était peut-être pas très parlant pour vous, alors j'ai choisi de vous parler de mon voyage en utilisant des thématiques. Donc aujourd'hui, Italie part one, les visites culturelles, suivez le guide m'sieurs dames (et n'oubliez pas le pourboire, merci).

Pour ceux qui ont suivi, j'étais donc à Rome de samedi après-midi à mercredi soir et à Naples de mercredi soir à lundi midi. Nous étions en vacances, donc nous avons varié le programme, mais dans de telles villes, impossible de passer à côté de certaines étapes culturelles et historiques.

Rome

- Nous avons arpenté la Rome antique: le mont Palatin d'abord, une douce colline plantée de pins et bercée par le chant des cigales, où l'on peut admirer l'ancienne demeure (grandiose) des empereurs, des villas antiques, de magnifiques jardins et une vue sur Rome. Le Colisée bien sûr, très impressionnant par son histoire, sa capacité, sa beauté (un conseil, prener un billet couplé Palatin + Colisée au Palatin, vous éviterez la file d'attente au Colisée... merci le Routard !) et enfin le Forum romain, truffé d'anciens temples, d'une basilique, d'anciens bâtiments administratifs de la République romaine et des empereurs. Un vrai moment d'émotion pour moi devant ces monuments certes endommagés, mais là depuis 2000 ans ! Nous avons enfin fait un tour à l'Aire Sacrée, rassemblant parmi les plus anciennes traces de lieux antiques.

- Le Vatican a aussi été un morceau de choix. La place est très belle et l'intérieur de la basilique magnifique et truffé d'oeuvres (la Pietà m'a particulièrement plue), bien que le nombre de touristes empêche le recueillement. Nous sommes montés tout en haut de la coupole pour admirer une vue splendide de Rome au bout de 550 marches. Enfin, nous sommes allées au musée du Vatican pour admirer la Chapelle Sixtine et les Chambres de Raphaël entre autres. J'ai trouvé inadmissible que la masse de touristes prennent des photos avec flash de la Chapelle alors que c'est formellement interdit. Mais la beauté du lieu est à couper le souffle. Je ne l'imaginais pas si grande et si haute !

- Nous avons ensuite marché dans le centre historique, dans les petites rues romaines pleines de charmes et admiré au passage le Capitole (petite place charmante dessinée par Michelange), le Panthéon, la Place Navone construite sur un ancien stade romain (antique bien sûr, pas un stade de foot...), la Place d'Espagne et son escalier inoubliable, la Fontaine de Trévi, le Campo dei Fiori... et on se laisse emporter par la douceur de cette ville.

Naples

Après des journées romaines bien remplies, nous avons vécu un peu la dolce vita à Naples. Nous n'avons tout de même pas tourné le dos à l'histoire...

- nous avons d'abord visité le magnifique site de Pompéi, sous le soleil et au pied du Vésuve. Je n'imaginais pas le site aussi riche et vaste. Là encore nous avons pu voir la partie administrative de la ville, mais aussi les loisirs (les théâtres et la caserne des gladiateurs, les thermes), sans oublier l'érotisme avec la courte visite d'un des lupanars (Pompéi en comptait plus de 20 !) avec ses fresques pour le moins suggestives, récemment restaurées ! L'état de conservation de certaines fresques et mosaïques est stupéfiant, et on s'y croit vraiment.

- nous avons également visité Hérculanum, plus petit et moins connu que Pompéi mais mieux préservé et plus intimiste. On marche dans les rues de la ville pratiquement comme si la vie y existait encore. Les thermes sont encore en excellant état avec notamment des petites cases pour ranger les vêtements le long du mur. Les anciennes auberges sont restées en place avec leur jarres, les fresques sont fines et belles, les couleurs restent... Une splendeur.

- j'ai visité seul lundi matin le Musée Archéologique de Naples, à ne pas manquer car c'est là que sont préservées les plus belles fresques et mosaïques des sites antiques. Là encore, on reste ébahi devant la finesse du travail. Pour le côté croustillant, j'ai pu visiter le fameux Cabinet Secret, qui rassemble une collection d'objets et oeuvres à caractère érotique. Le phallus était considéré comme un symbole de prospérité et était donc présent dans tout Pompéi, aussi bien dans la rue que sur les cloches, en amulette, sur des objets usuels... Certaines fresques présentent des scènes presque zoophiles ainsi que les différentes positions du Kama Sutra de l'époque ! Nos ancêtres étaient moins prudes que nous...

Voilà pour l'essentiel des visites culturelles... Pas le temps de s'ennuyer en Italie !

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Forza Italia

Les amis, samedi, c'est les VACANCES !!!!!! Je pars pour 9 jours en Italie ! Je vais retrouver la pasta, la pizza, les gelati, re-parler italien, et surtout, je l'espère, avoir du soleil ?

 Rome

Je pars donc 5 jours à Rome et 4 jours à Naples (on se basera à Naples mais ferons putôt des excursions en dehors). Je suis ravie car je connais l'Italie du Centre et du Nord, mais pas l'Italie du Sud, et vais découvrir Rome pour la première fois. Il est vrai qu'en quelques jours je n'aurai pas le temps de tout faire. Mais l'idée c'est plutôt d'avoir une première approche de ces villes, de profiter des vacances et d'avoir envie d'y revenir. Je pars avec une des mes amies, que je connais depuis mes 14 ans.

Alors voilà, je n'écris pas cette petite note dans un esprit purement désintéressé... Oui j'ai des guides sous la main, les hôtels sont déjà réservés, mais si vous connaissez ces villes et régions et avez des conseils et des lieux/adresses à me recommander, je suis preneuse !

Je sais déjà que Naples ça craint, surtout le soir, et serai très prudente. C'est aussi le mois d'août en Italie, mois des traditionnelles vacances, et beaucoup de restaurants et magasins seront fermés. Mais n'hésitez pas, toute info sera la bienvenue !

 

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Week-end au vert

Voilà, c'est malin. On m'avait prévenue, on m'avait dit que je plongerai dedans... eh bien je l'ai fait quand-même. Oh rien de grave, je vous rassure... J'ai juste passé la soirée à bidouiller mon blog, son code CSS, ma bannière et sa zone cliquable, à tester le tout avec l'aide de Myrtille. Et ne croyez pas que je me plaigne ! J'ai adoré ça ! Je vais devenir une vraie geekette, et heureuse de l'être, tiens.

Alors c'est pas tout ça, mais il faut que je mette mes neurones au frais quelques jours et ça tombe bien, car j'ai un week-end de non pas 2, ni 3, mais 4 jours.  Oui, oui. 4. Et j'avoue que ça tombe à pic, j'ai besoin de m'aérer la tête. Pas de mon blog chéri, pas du tout, mais de la ville, du travail, des clients.

Je pars donc vendredi matin me ressourcer chez Papa-Maman qui sont eux aussi en vacances dans notre maison, en Dordogne. Nous sommes à l'extrême ouest du département, dans les vignes et les arbres fruitiers. La rivière est en face de la maison, et à quelques kilomètres on a cette vue là:

Dordogne

Raaaaaaaaaah..... (soupir de contentement)

Et pour couronner le tout, la météo nous annonce un week-end de rêve. Ca donne ça pour samedi:

Prévisions samedi 14

Moi je serai à droite du 31 de Bordeaux. Mmmm... Pourvu que ça ne change pas entre temps.

Enfin, pour terminer en beauté, le 14 juillet, c'est la Sainte Camille et pour cette occasion, le pays fait bien les choses puisqu'ils organisent des défilés militaires, des fêtes et des feux d'artifice en mon honneur. Merci la France (tiens ? c'est bizarre... j'ai les chevilles qui gonflent !).

Trêve de plaisanteries, je vais en profiter et vous ramener des photos de mon chat, du jardin, de bonne bouffe et d'objets sympas.

Et vous un week-end sympa de prévu bientôt?

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