Fleur2Palmier, en ayant assez de se faire refiler des patates chaudes par les autres blogueurs, a décidé de créer sa propre patate ! Oui, oui, rien que ça. Elle avait elle aussi envie de nous faire raconter des petites choses sur un thème.... Et quel thème ! Si vous lisez son blog, vous vous apercevrez que la miss a eu quelques déboires avec les transports en général... Il étiat donc logique qu'elle choisisse ce thème pour son tag: les transports. Je cite " Et histoire que tout le monde puisse participer
j’élargis à tous les modes de transport de la charrette tirée par des
mulets, à la fusée de l’espace, en passant par les classiques voitures,
trains, avions."
Les règles sont donc les suivantes :
"Si la patate t’arrive dans les mains (ou sur l’écran on va pas chipoter) à toi de nous raconter :
- ta pire expérience dans les transports,
- celle qui t’a fait sourire, parce qu’il faut mieux rire que pleurer dans certains cas!
- le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui
dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité
Bien entendu à la fin tu relances la patate à qui tu veux, je suis pas bien méchante je n’impose pas de nombre de victimes."
Je suis une fille obéissante(enfin, quand elle veut), alors c'est parti, voici mes réponses !
Ma pire expérience, c'est sans contexte l'accident de voiture que j'ai causé. Pas un grave accident, heureusement, mais je me suis fait très peur et j'étais en tort ! J'étais encore une jeune conductrice, mais pas complètement inexpérimentée puisque j'avais fait la conduite accompagnée. Mes parents vivaient à Madagascar et j'étais étudiante à Paris, leur gardant gentiment leur appartement et la voiture. Un samedi du mois de septembre, je prends la viture pour aller passer la journée en famille dans le Val d'Oise. Tout va bien, bonne journée, on rigole. En fin d'après-midi, je reprends la voiture pour rentrer à Paris où une soirée entre amis m'attend. Et là, c'est le drame.
A l'époque, l'embranchement de l'autoroute à Nanterre est en plein travaux. Il y avait des déviations de tous les côtés, et avec mes parents, nous avions failli nous perdre de nombreuses fois. Evidemment, un peu stressée, je me suis trompée et j'ai pris la direction inverse à celle de Paris et tunnels à gogo. Aaaah ! Grosse panique dans ma petite tête. Je parviens tout de même à sortir de l'autoroute et j'arrive sur une espèce de voie surplombant l'autoroute avec un feu. Les directions indiquées ne correspondent pas du tout aux miennes, je suis perdue. Au feu, je suis sur la voie du milieu, personne à gauche. Sur un coup de tête, je décide de tourner à gauche (au feu vert quand même
). Mauvaise pioche. Dans la panique, j'ai mal regardé et il y avait une voiture qui arrivait sur la file de gauche et m'a donc percuté (à vitesse réduite) au dessus de la roue arrière gauche. L'essieu est détruit, la voiture ne roule plus.
Au final, personne n'est blessé, tout s'est passé à vitesse réduite, mais je me sens gourde puissance 10 000 de ne pas avoir bien regardé dans mon rétro et angle mort. Je m'en veux à mort. Je pleure toutes les larmes de mon corps, les policiers me rassurent, mais la culpabilité d'avoir fait une bêtise est tenace. Mon oncle et ma tante sont venus me chercher, m'ont bichonnée et ramenée chez eux pour passer la nuit.
Après, ça a été la galère parce qu'il fallait un garage où une dépanneuse puisse rentrer (car la voiture ne roulait plus !), il n'y en avait pas sur Paris, j'ai du entre temps aller signer des papiers à la fourrière de Nanterre (plus glauque tu meurs) où la voiture était le temps de trouver un garage... Rien de grave, et j'ai fini par récupérer Titine en bon état ! Quand je l'ai conduite au retour du garage, je ne faisais pas la fière. Depuis (c'était il y a 6 ans), pas un seul accident, et je suis méga vigilante des rétros et du code de la route !
Celle qui m'a fait sourire... Là, je pourrais vous en raconter pas mal ! Mais celle que j'ai envie de vous raconter aujourd'hui, c'est la fois où je suis partie pour la première fois en vacances à Madagascar retrouver mes parents. L'avion partait le matin, mes grands-parents m'ont gentiment amenée à l'aéroport pour que j'enregistre mes bagages et qu'on petit déjeune ensemble ensuite. Nous nous mettons dans la file déjà longue, tous les 3. Et là, déjà j'ai commencé à sourire. Ma grand-mère, de peur que quelqu'un ose essayer de me passer devant, fusillait tous les voisins de file du regard et me poussait à avancer tout de suite dès que la file bougeait. L'attente était longue.... Et puis finalement, nous y étions presque, à deux passagers du comptoir d'enregistrement ! Et là, c'est le drame 
Cela faisait un moment que nous voyions ce sac tout seul sur un banc, que des policiers avaient ensuite repéré, de multiples appels lancés par les haut-parleurs... je vous laisse deviner la suite. Nous étions en plein Vigipirate, ils nous ont fait évacuer la zone d'enregistrement et tous nous replier bien loin du sac (je ne vous raconte pas comment ma grand-mère rouspétait). Dernier appel, nous attendons... Et là, miracle ! Quelqu'un est venu chercher le sac !
Une fois l'alerte passée, tout le monde s'est rué pour reprendre l'enregistrement. Le plus drôle ? Ma grand mère s'est engueulée vivement avec la dame qui essayait de me passer devant, et j'ai pu ainsi enregistrer très vite. Elle est trop forte ma grand-mère, mais c'était drôle de voir deux dames d'un certain âge s'envoyer des noms d'oiseaux !
Le plus original ce pourrait être mon apprentissage de la conduite du scooter au fin fond de la brousse béninoise ! Au Bénin, comme dans d'autres pays d'Afrique, le mode de transport le plus répandu est le deux roues. Ca pullule de partout, et même les taxis sont des taxis deux roues (appelés zemidjan, "zem"). En balade dans le nord du pays avec 3 copines, nous logions dans une petite auberge d'une petite ville, et nous visitions les environs avec un ami béninois habitant le coin. Lui roulait avec son scooter partout (en ville, sur les pistes) et nous avions loué une voiture.
Un jour où nous nous baladions à la frontière du Togo pour aller voir les fameux "Tatas", ces espèces de cases à étage typiques de la région et si jolies, notre ami béninois nous a gentiment proposé de rouler chacune à notre tour avec lui sur le scooter, et ce qui ne devait être qu'une balade s'est transformé vite en leçon de conduite !
C'est ainsi que je me suis retrouvée un après-midi, sur des pistes en terre rouge, dans la brousse, à conduire un scooter avec un garçon derrière moi. C'était complètement grisant. Une sensation de liberté incroyable. J'avais envie de chanter "je n'ai besoin de personne en Harley Davidson", je souriais, admirais le paysage tout en surveillant la piste, ses bosses, ses trous et ma vitesse. Ce fut une expérience unique.
Allez, maintenant que j'ai bien travaillé, on me demande de refiler la patate ! Alors, si elles le veuillent bien, je propose à Ashley, Marie et Cécy de relever le défi !