Milan en mai
Après avoir lâchement abandonné mon blog pendant une semaine, le pauvre petit est exangue et réclame des billets à corps et à cris. Oui, oui, mon blog réclame et je suis tout à fait saine d'esprit !
Pour nous mettre en jambe pour la reprise, je m'en vais vous conter mon merveilleux voyage de jeudi dernier en terre milanaise. Enfin, en terre milanaise, c'est vite dit. D'une part parce que la terre à Milan, je n'ai point vu, et d'autre part parce que de Milan en elle-même je n'ai vu qu'une gare et deux rues. Comme c'est excitant !
En revanche, j'ai bien rigolé dans les aéroports et les avions... Petit résumé.
Jeudi matin, décollage à 8h30 de Roissy. Les passagers ne sont pas très frais, voire carrément dans le pâté pour certains. La famille indienne derrière moi roupille profondément. Sur nos sièges, nous trouvons, ma collègue et moi, un délicieux objet fashionesque années 90, à savoir une casquette d'une couleur fort joyeuse:
Perplexes, nous la mettons dans le coffre à bagages (situé au dessus de votre tête. Les issues de secours se trouvent à l'avant, au milieu et à l'arrière. Un gilet de sauvetage se trouve sous votre siège et les masques à oxygènes se présenteront automatiquement en cas de dépréssurisation de la cabine. Merci) et l'oublions.
Le vol se passe tranquillement, parlote, dodo. Nous atterrissons à Milan et à peine posé, tout le monde se rue sur ses affaires pour descendre. Je rassemble mes propres affaires lorsque je sens un doigt qui me tape sur l'épaule. C'est la dame indienne de derrière, qui me désigne la pochette sous ma tablette en me demandant de lui rendre sa casquette. Je regarde la pochette, ne voit pas de casquette, je ne comprends pas. Elle tend le doigt comme une forcenée: "là, là, ma casquette !!". Je regarde de nouveau, moi tout ce que je vois c'est ma peau de banane (mangée plus tôt) que je dois jeter. Et soudain, je comprends. Elle a pris la banane pour sa casquette. Ou bien c'est une coutume que de porter une peau de banane ? Il faudra y penser pour la mode printemps-été 2009 !
Une fois descendues de l'avion, ma collègue et moi prenons la navette pour rejoindre le terminal 1 et la gare du Milan Express, un train rapide qui rejoint la ville. Express, mon postérieur oui ! Nous arrivons à la gare à 10h25. Manque de bol, le train vient de partir, et le prochain est dans... une demie-heure ! Eh bien, une demie heure à attendre un train dans un hangar où la seule distraction c'est le panneau lumineux, croyez-moi, il y a plus distrayant.
Je vous passe les détails de la journée. En gros: rendez-vous puis rendez-vous, pause sandwich + tomates-mozza, puis rendez-vous, puis retour à l'aéroport (cette fois munies des horaires du fameux train). Tout va bien, on prend le train à l'heure. Nous arrivons au terminal 1 et attendons la navette pour le terminal 2... 25 mn plus tard, la navette se pointe tranquillement, et nous sommes presque à l'heure limite finale de notre enregistrement. Nous courrons donc dans le Terminal 2... pour découvrir avec joie, plaisir et volupté que notre avion a une demie-heure de retard.
Après un rapide diner, la porte d'embarquement est enfin affichée et nous nous dirigeons vers les contrôles de sécurité. Il n'y a quasi personne, mais les douaniers se sont bien amusés à créer un labyrinthe de barrières jaunes (la couleur de la journée) qui nous fait faire 3 km avant d'arriver au rayons X. Qu'est ce qu'on rigole à l'aéroport de Milan !
Retour à Paris sans encombres, avec un monsieur à sourcils hypertrophiés à côté de moi, une imitation de Grands Corps Malade derrière et une bande de touristes en joie répétant en coeur "Lasciatemi cantaaaarrrreeeee, con la chitarraaaa aaallll mannooooo". Laichez moi dormir, oui !
Par Londoncam, Lundi 2 Juin 2008 à 05:06 GMT+2 dans Trucs-en-vrac (article, RSS)










