Camille papote

Radio Bistrot !

Coucou les gens ! Je n'ai pas eu le temps de vous préparer un billet digne de ce nom, mais comme c'est la veille d'un jour férié (ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!!!!!!!), voici une petite vidéo rigolote. Je regarde Drucker quand je peux le dimanche soir pour ne pas rater la chronique d'Anne Roumanoff, féroce et hilarante. Tout le monde en prend pour son grade...

Et pour ceux qui auraient envie de donner leur avis et de partager des idées, allez voir par là

 

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Huit fois dix

I NEED YOU !

Le week-end du 25 mai, ma grand-mère maternelle va fêter ses 80 ans. Ma mère et moi irons donc lui faire une surprise avec une bonne partie de la famille ce dimanche là, en faisant juste l'aller-retour Paris-Bordeaux sur le week-end, ma tante nous emmenant en voiture ensuite jusque chez mes grands-parents dans le Gers le dimanche pour la fête.

80 ans, ça n'est tout de même pas rien, et si les billets de train sont chers et font en quelque sorte partie du cadeau, nous aimerions tout de même ne pas arriver les mains vides. Pour ce jour particulier, nous aimerions marquer le coup en lui offrant 8 x 10 objets différents. Par exemple, 10 roses, 10 cannelés, 10 photos... Et c'est là où je vais vous demander de l'aide et de faire travailler votre imagination. Ce serait super si vous pouviez me donner des idées de choses que l'on peut offrir par 10, pas trop encombrantes. Les idées, même farfelues sont les bienvenues !

Je compte sur vous pour votre inventivité, et je vous dirai bien sûr ce que nous aurons retenu !

MERCI les gens, je vous aime :-) !

 

Et sinon, je papote sur un sujet plus sérieux dans le Boudoir: c'est par là !

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Je viens vous chanter la balade... du dimanche

Ca va les gens ? Remis de vos émotions Cabreliennes de vendredi ? Pas de cauchemar à propos de moustache manquante ? Biiieeen. J'espère que vous avez profité de ce week-end chaud et ensoleillé, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé.

Hier, envie de sortir de la ville, de voir un peu de verdure, d'arbres et de campagne, je suis allée me balader en famille du côté du Parc du Vexin, à environ une heure à l'Ouest de Paris. Un coin très joli, avec petits villages aux ruelles étroites, maisons à colombages et toits de chaume (on est presque en Normandie), des arbres en fleurs et les méandres de la Seine. Du bucolique pur, qui ne fait pas de mal à la petite citadine que je suis devenue.

C'était aussi l'occasion de passer un moment avec mes parents et mes grands-parents. Nous sommes allés déjeuner tous les 5 à la Roche-Guyon, petit bourg sympa, avec un petit château et au-dessus son donjon quelque peu branlant qui domine le fleuve (château tristement célèbre pour avoir été la demeure de Rommel lors de son séjour en région parisienne, mais aussi, pour les fans de B.D., pour être le théâtre des aventures de Blake et Mortimer dans "Le piège diabolique"). Parce que dans la famille on ne se laisse pas abattre, nous avons déjeuné en bord de Seine dans un resto ma foi bien nommé... Nous nous attendions à un petit resto aux plats agréables mais ordinaires, et nous avons été heureusement surpris de découvrir une carte inventive à des prix sympas.

En entrée, croustillant de tomates, mozarella et jambon de parme, puis un "sushi" de boeuf fourré au soja et oignons verts avec purée maison, et en dessert, un assortiment baptisé "Souvenirs d'enfance": petits cannelés, madeleines, chocolat chaud, mini pomme d'amour, guimauve et pâte de fruits maison, sablé et brownie. Miam (et photo ci-dessous).  Nous avons ensuite fait une petite promenade dans les environs, et j'en ai profité pour tester la fonction "panorama" de mon appareil photo.

Retour à Paris en fin d'après-midi, ravis, aérés et repus. Quelques petites photos pour vous en faire profiter ! (Ami lecteur, une petite erreur de titre s'est glissée dans les images ci-dessous, sauras tu la retrouver ?)

 

Restaurant "Les Bords de Seine"
21, rue du Docteur Duval
95780 LA ROCHE-GUYON

www.bords-de-seine.fr

 

 

Souvenirs d'enfance
 
Mon assiette de délices
 
 
La Seine
 
Les Bords de Seine
On aperçoit les falaises de calcaire au loin (et le cygne a bien voulu poser pour moi)
 
 
Panorama Seine
 
Premier panorama: la Seine (légèrement à contre-jour, je sais...)
 
 
Maisonnettes la Roche-Guyon
 
Francis Cabrel
 
 
le château de la Roche Guyon
 
Le château de la Roche Guyon
 
 
Panorama château
 
Et le panorama number two : the castle !
 
 
Et pour une vue dessinée de l'endroit, allez visiter le blog d'Iss'n'kor
 
 

 

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Je fais mon coming out

Aujourd'hui, je vais vous faire un aveu. Un gros. Un important. Qui va peut-être changer l'opinion que vous avez de moi, j'en ai conscience. Mais je suis prête à prendre ce risque, parce que je ne peux me cacher plus longtemps, il me faut être honnête.

Là, normalement, vous êtes en train de pâlir et de vous demander ce que je vais bien pouvoir vous annoncer... La tension monte, vous vous rongez les ongles... Peut-être vous apprêtez vous à cliquer ailleurs ? 

Alors je souffle, je prends mon courage à deux mains, je me lance. 1, 2, 3...  Voilà : aujourd'hui, je vous avoue une chose. J'aime beaucoup Francis Cabrel.

Pfioooouuuu, ça y est c'est dit écrit ! Même pas peur, j'assume parfaitement. Si, je vous dis !

Cabrel représente pas mal de choses pour moi. Ses chansons les plus anciennes ont bercé mon enfance et mes étés dans le Sud-Ouest : "La dame de Haute-Savoie", "Petite Marie", "Je l'aime à mourir", "L'encre de tes yeux", "Animal" ne sont que quelques titres que je connais quasiment par cœur.  Ce sont des chansons-doudoux, de ces chansons qui vous mettent du baume au cœur quand on les écoute, tout simplement parce qu'elles rappellent des moments heureux.

 

Samedi soir sur la terre

 

De Cabrel, je préfère encore plus ses albums plus récents comme Samedi soir sur la terre ou encore Hors Saison. Ces deux albums, surtout Hors-Saison, ont un parfum de spleen, une joyeuse tristesse que j'affectionne.
J'aime la poésie de ses textes, sa manière de relater les histoires du quotidien, de parler d'amour, le tout avec des mots simples et qui sonnent juste. Ces textes me touchent et ses mélodies aussi.

Alors oui, je sais, pas mal de gens se moquent de son côté campagne, "ma cabane au fond du jardin", "c'était mieux avant". Et c'est vrai, il y a un peu de ça chez Cabrel. Mais je crois que c'est justement ce que j'aime chez lui.

 

Cabrel Hors Saison

 

Et puis, ne le nions pas, le fait qu'il soit du Sud-Ouest, d'un petit village du Lot-et-Garonne à la limite du Gers n'y est pas pour rien. Ce mec vient de près de chez mes grands-parents, il ne peut pas être foncièrement mauvais ! Son petit accent ravit mes oreilles, j'ai l'impression d'être en vacances rien qu'en l'écoutant et d'entendre mon oncle.
Lorsque je faisais le voyage de Paris à Auch, je prenais le TGV jusqu'à Agen, puis un car de Agen à Auch. Ce car, c'est un peu un omnibus, il s'arrête dans pas mal de petites villes sur la route. Lorsque je montais dedans, je savais qu'il me restait un peu plus d'une heure avant l'arrivée. Je prenais mon baladeur, je mettais un disque de Cabrel, et zou, je me plongeais dans l'ambiance. Et le car passait bien sûr par Astaffort, le village de Cabrel. Je l'ai guetté maintes fois par la vitre mais ne l'ai jamais vu... A mon grand regret.

Il ne fait aucun doute que je vais très vite m'acheter son dernier disque, et je suis persuadée qu'il va me plaire, comme les autres. Mais Francis, tu permets, je te tutoie, j'ai une requête à te faire. Dans la famille, on est tous perturbés depuis que tu as rasé ta moustache ! Tu ne veux pas la laisser repousser, dis ?? 

 

 

Francis Cabrel Moustache
 
Francis-à-moustache 
 
 
Francis Cabrel
 
Le Francis nouveau millénaire
 

 

Alors, vous me pardonnez pour cet aveu ;-) ?

Et comme toujours, une petite playlist, pour ceux que ça ne rebuterait pas... 

 

free music

 

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Souvenirs souvenirs

Petite soirée avec ma meilleure amie hier. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas retrouvées toutes les deux, sans autres amis ni chéri, en tête à tête comme lorsque nous avions 17 ans. Après avoir papoté en prenant l'apéritif, nous avons ressorti les lettres que nous nous sommes écrites depuis que nous nous connaissons. La première datait de décembre 97, il y a plus de 10 ans !

En relisant ces lettres à voix haute, nous avons ressenti des émotions fortes... Un peu de nostalgie bien sûr de ces années d'adolescence où nous étions finalement parfois mûres et en même temps innocentes et jeunes dans nos manières d'analyser les situations et nous-mêmes. Nous avions 17 ans, des états d'âmes, de l'espoir et du stress pour les notes du bac de français ! 

La deuxième émotion est passée par le rire. Les rires. Des fou-rires ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas ri autant, et quand on dit que le rire est un puissant anti-stress, anti-fatigue et anti-déprime, je confirme ! Hier soir, j'ai ri à m'en faire mal au ventre, à en être essouflée et à demander "grâce". Limite si je n'ai pas des crampes aux joues ce matin ;-) ... En 98, j'étais capable de délirer toute seule dans une lettre de 6 pages, histoire de partager les bêtises qui me passaient par la tête à ma meilleure amie, envie de la faire rire sûrement aussi. Mais j'ai aussi ri de ce qui me paraissait important à l'époque, les histoires de garçons rencontrés dans des bals l'été, et dont je tombais amoureuse, la façon de décrire les sentiments...

J'ai réalisé ainsi que si je me prenais pour "une grande" à l'époque, j'étais (et je le savais, bien sûr) une adolescente comme les autres. Ces lettres sont d'autant plus émouvantes que nous écrivions de manière très spontanée: ce sont nos pensées retranscrites par écrit, sur plusieurs jours d'affilée, des pans de vie, des anecdotes, des étés entiers finalement qui sont couchés sur le papier. Il n'y a pas de réflexion sur le style ou l'ordre dans lequel on va présenter les choses. Tout est livré brut, en direct du cerveau, et c'est assez fascinant. 

De tout cela finalement ressort une grande tendresse. Je peux dire que ces lettres m'ont confirmé les fondements très solides de notre amitié, et tout ce que nous avons partagé jusque là. Nos vies et certaines de nos préoccupations ont changé depuis, mais nous avons la même capacité à nous comprendre, à rire, à dire des bêtises et à être là l'une pour l'autre.

Alors je lui dis merci. Merci d'être toujours là, de ne pas avoir changée au fond, d'être si douce, honnête, douée, attentive, drôle. Continuons ce bout de chemin bien entamé, et continuons à rigoler ;-) !

 

EDIT: Petit billet corrélé avec énigme à la clé chez l'Alouette....  

 

En prime, une mini-playlist "Souvenirs"... 

 

 
free music

 

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Petits décalages entre amis

J'ai eu une enfance un peu différente. J'ai vécu pendant presque 14 ans en Afrique, vous commencez à le savoir. La plupart du temps, j'oublie que j'ai eu cette enfance "exotique" et je ne constate pas de grande différence d'éducation entre moi et mes amis. Après tout, j'étais une petite fille comme les autres: j'allais à l'école, jouais avec mes amis, faisais de la danse, étais coquette. Alors oui, le décor changeait, j'étais en vêtements d'été toute l'année et j'allais à la plage le week-end. Mais le quotidien était, au delà de ça, semblable à celui que j'aurais eu en France.

Mais parfois, par de menus détails, l'exotisme se rappelle à mon bon souvenir et me fait un petit coucou, comme un vieil ami. Une anecdote pour illustrer ça ? Sans problème, j'en ai une toute fraîche qui date de ce week-end...

Samedi soir, j'ai profité des vacances de mes parents pour recevoir des copines blogueuses à la maison. L'alouette, Marie à tout prix, Sofiso et Solsol étaient présentes pour une soirée papotage (oblige ;-) !) et dégustation. Au menu, mézzés en tout genre, petits roulés-pas-sous-les-aisselles, mini cakes salés maison, salades, crevettes. Et en dessert ? Miam ! Une fondue au chocolat.

Pour la fondue au chocolat, pas besoin de recette, c'est ultra simple. Vous faites fondre du chocolat à feu doux (et vous ne faites pas comme moi, vous le remuez et ne le faites pas trop chauffer, sinon il fait des petits morceaux), et vous rajoutez soit un peu de crème liquide soit un peu de beurre (nous avons choisi la deuxième solution à cause d'une allergique au lactose parmi nous). Voilà, mélangez bien et servez, avec plein de fruits et de la brioche pour tremper dedans. Miam !

Comme fruits, nous avions des fraises, de la banane, des framboises et de la mangue. Et c'est là que la pointe d'exotisme se glisse... Les filles se sont raconté leurs diverses expériences de découpage de mangue, entre celles qui savaient comment faire, et celles qui avaient déjà tenté de découper une mangue en deux dans le sens de la largeur.

 

Mangue

 

Je les ai regardées, toute étonnée: pour moi il était évident qu'une mangue, ça se coupait d'une manière bien particulière : dans le sens de la longueur, en enlevant les deux joues du fruit (pour en faire des carrés on quadrille l'intérieur de la joue au couteau puis on détache les carrés de la peau) puis en pelant le reste de chair autour du noyau. Ces gestes sont des gestes mécaniques et non réfléchis chez moi, j'ai toujours SU comment faire parce que je mange des mangues depuis toute petite.  Je n'ai jamais pensé au pourquoi du comment, alors que ce fruit a longtemps été un mystère pour certaines de mes amies, qui en essayant de couper une mangue en deux, se sont retrouvées avec de la charpie autour d'un gros noyau, à maudire ce fruit vraiment bizarre...

Ces petits décalages ne sont pas fréquents, mais je les chéris. Ce sont des moments drôles, et surtout ça me rappelle que toute connaissance, tout ce qui peut nous paraître évident ne l'est pas pour tout le monde, même pour des personnes dont on est proche. Une simple mangue en est la preuve ! 

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L'école sans maternelle

La polémique actuelle sur l'éventuelle suppression de la maternelle m'a fait réfléchir. Pour rappel, l'idée du gouvernement, si je l'ai bien comprise, est de rattacher la Grande Section maternelle à l'école élémentaire pour confier les petites et moyennes sections à la responsabilité des Mairies. Sont également parus des articles remettant fortement en cause l'enseignement reçu par les enfants en maternelle. Je ne suis pas spécialiste du sujet, et je ne me permettrai pas de me poser en tant que tel. S'il faut peut-être préciser le programme de la maternelle, la comparer à une garderie me semble extrêmement réducteur, voire désobligeant vis à vis des enseignants passionnés.  J'ai donc eu envie de faire un petit flash back sur ce que m'ont apporté mes années de maternelle.

Il est évident que je n'en ai pas un souvenir aussi précis que de mon collège ou du lycée, mais pour moi, une chose est sûre. La maternelle m'a ouvert au monde et aux autres. Je me rappelle encore bien de mes institutrices, notamment Carmella en petite section et Dany en grande section. Elles m'ont apporté beaucoup par leur patience, leur ouverture, le partage des connaissances avec leurs élèves. Je me souviens encore de chansons apprises à cette époque, il y a plus de 20 ans, et si j'ai aussi bonne mémoire, c'est en partie grâce à elles !

Je suis également persuadée que si j'ai su lire tôt, c'est aussi parce que l'école maternelle m'a donné le goût de découvrir les choses par moi-même, une soif d'apprendre. Ma curiosité a été aiguisée et stimulée par les activités proposées pendant ces années là. J'étais également une petite fille très timide, et l'école a contribué à ma socialisation. Vous me direz que j'aurais pu avoir les mêmes contacts avec des enfants en garderie. Certes. Mais l'école m'a donné plus de moyens de me sentir bien en faisant travailler les enfants en groupe, en multipliant temps de réflexion, d'apprentissage, alternés avec les temps de jeux.

Lorsqu'on est petit, notre esprit est ouvert, avide de découvertes. Les enfants ont une capacité d'apprentissage immense et je pense que désolidariser la maternelle de l'école serait une erreur. L'adapter, oui, revoir les programmes pour s'assurer que l'enseignement reçu par tous les petits soient de même qualité, oui. Mais remplacer les instituteurs par des ATSEM, aussi compétents ces derniers soient-ils ne me semble pas une bonne idée. La maternelle doit rester dans le cadre de l'école avec un véritable apprentissage, sans oublier tout de même que c'est le meilleur moment pour donner le goût du savoir aux petits, sans les dégoûter de l'école ni les accabler.

Nous verrons ce qui arrivera dans les prochains mois... Et vous que pensez vous de tout cela ? 

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Ca bouquine dans le Boudoir !

Un petit message de dernière minute pour vous signaler un billet intéressant écrit par Fanette pour le Boudoir. Fanette nous présente sa lecture des livres de Nancy Mitford, un écrivain pour le moins haute en couleur !

 Ca se passe par là, clic !

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Fervente supportrice...

Comme beaucoup d'entre vous le savent déjà... je suis une grande fan de rugby. Rassurez-vous, je ne vais pas vous commenter les derniers résultats du Top 14 ou de la Coupe d'Europe (quoique ;-) !), mais plutôt essayer de vous faire rire un peu en vous décrivant ma manière passionnée de vivre un match.

Il y a 10 jours, j'ai eu l'occasion de suivre à la télé un match de quart de finale de la Coupe d'Europe entre le Stade Toulousain et Cardiff. Un match important pour moi puisque je suis une supportrice du Stade Toulousain et que Toulouse représentait la dernière équipe française encore en lice dans la compétition, Perpignan s'étant fait éliminer la veille. Ce match était donc un match à enjeux, et j'étais déjà dans les starting-blocks avant même qu'il commence.

Lorsque j'ai vu quel était l'arbitre du match, j'avoue que ça ne m'a guère plu. Il s'agissait du même arbitre que lors de la fameuse demie-finale France-Angleterre de la Coupe du Monde, arbitre qui avait été injuste à plusieurs reprises. Le voir de nouveau ne m'a pas réjouie, c'est le moins que l'on puisse dire... Et je n'avais pas tout à fait tort. Tout au long du match, il a pris des décisions parfois incompréhensibles par les journalistes ou les spectateurs. En revoyant l'action au ralenti, nous arrivions généralement au jugement inverse de l'arbitre, il ratait des fautes basiques... A s'en arracher les cheveux sur la tête !

Et c'est là où je veux en venir. Devant ce match, j'étais presque une hystérique. Plus les décisions de l'arbitre étaient mauvaises, plus je prenais les choses à coeur, et le spectacle de l'extérieur devait être hilarant. Je me suis transformée en caricature de supporter: je lançais d'horribles jurons (bonjour la classe), je tapais sur le canapé, je montrais la télé du doigt, je me rongeais les ongles. Mon coeur battait et le stress montait. Comme en plus je regardais le match avec mes deux parents, fans de rugby eux aussi, on se montait la tête les uns les autres, arbitrions à la place de l'arbitre, commentions les bêtises des joueurs... L'ambiance était intense et tendue, même si Toulouse menait de eu au score. J'étais complètement obnubilée par le résultat du jeu, mon attention focalisée. A peu de choses près, je sautais sur mon canapé !

A un moment, la bêtise de l'arbitre envers les deux équipes a atteint son apogée, et on a vu son arbitre de touche, plus aguerri, lui parler à l'oreillette. Je ne sais pas ce qu'il lui a dit, mais tout d'un coup ça s'est calmé et sa façon d'arbitrer a pris un cours plus normal. Le jeu en a d'ailleurs gagné en fluidité. Toulouse a marqué un essai, Cardiff aussi. Le stress monte, Cardiff va-t-il prendre le dessus ? C'était sans compter les deux magnifiques essais qui oont suivi de Chouchou (ben quoi, Vincent Clerc ;-) !) et de Jean Bouilhou. 41 à 17. Le match est plié. Toulouse est la seule équipe française en demie-finale de Coupe d'Europe cette année.

Lentement, je me suis calmée, j'ai réussi à sourire, à détourner les yeux de l'écran et j'ai relâché lentement mes doigts agrippés au canapé. Pfioooooou, j'ai soufflé, j'ai étendu les jambes. Limite si je n'avais pas des crampes. Ben quoi, le rugby c'est intense comme sport ! Comme dit PPD "vous pouvez reprendre une activité normale". 

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Minets minettes

Dans la banlieue proche de Paris et du 16ème arrondissement où je travaille, je croise souvent des bandes d'ados branchouilles et friqués. En allant déjeuner un midi de la semaine dernière avec ma collègue, nous sommes tombées au restaurant à côté d'un véritable troupeau, une bonne bande minets - minettes en goguette. J'en ai profité pour faire ma curieuse et observer un peu ce petit monde.

La première chose que j'ai remarqué, et c'est vrai pour tous les minets parisiens, c'est qu'ils se ressemblent tous. Il y a comme une panoplie du minet et de la minette que chacun d'entre eux s'échine à adopter pour être sûr de bien se fondre dans le moule. Les filles ont en général les cheveux longs et les garçons aussi puisque leurs cheveux tombent sous les oreilles. Pour les filles comme pour les garçons, on porte la mèche sur le devant bien longue, tombant dans les yeux, et coiffée sur le côté. Et surtout on vient toutes les deux minutes remettre la mèche en place en prenant un air important, histoire de ponctuer la palpitante conversation que l'on est en train de mener. Les cheveux, vous l'aurez compris sont une part importante de leur identité.

Pour les garçons, on joue au grand, on porte le costume avec une petite chemise près du corps et des chaussures à bouts allongés en daim. Pour les filles, on en est encore au slim avec les ballerines, les petits talons vernis ou les bottes plates un peu tombantes selon les occasions (et j'ai oublié les Converse usées jusqu'à la trame, merci les filles !). Petits tops longs et moulants, sautoirs, perles aux oreilles, et toutes un Gérard Darel au bras. Comme à l'armée, c'est l'uniforme !

Et tout ce petit monde formé de gens qui se ressemblent, qui jouent aux grands, n'est tout de même qu'un groupe d'adolescents. Les garçons ne maitrisent pas encore leurs voix d'hommes alors ça s'esclaffe bruyamment (un peu comme le rire de Dingo dans les dessins animés Disney), ça se tape dans le dos, ça se chamaille... Les filles rient et piaillent de tous côtés, prennent des airs sérieux et parfois hautains, se remaquillent pour être au top, font tomber leurs manteaux sur vous, crient "naaaan, c'est pas vrai !!!!!!!" "siii j'te juuuure !". Rien que du très normal pour leur âge finalement !

J'ai bien ri intérieurement en les observant, car je me suis revue au même âge. Je n'étais pas une minette, mais j'étais bien une adolescente, et je pense que je piaillais tout autant de mon côté. En les observant, je me suis un peu observée au même âge... Et je me suis dit que mes parents avaient eu bien du courage ;-) !!

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Réflexion d'un instant difficile

J'ai écrit une première version de ce billet dans un moment de blues... Je l'ai remanié mais j'ai laissé certains passages "tels quels" et j'espère qu'il ne paraitront pas trop dur, ça n'est pas le but et je ne veux blesser personne, juste témoigner de la difficulté du célibat.

Comme vous le savez, je suis célibataire et ce depuis un petit moment. Je suis donc habituée à être seule, à voir mes amies se mettre en couple, se séparer pour certaines, se marier pour d'autres. Je suis heureuse pour mes amis lorsqu'ils sont heureux, je suis triste quand un couple que j'appréciais se sépare, et je ne crois pas être la jalouse de base vis à vis de mes amis en couple (il vaut mieux car sinon je n'aurais plus beaucoup d'amis).  La plupart du temps, mon célibat ne me pèse pas, j'ai une vie sociale plus que remplie, mais parfois, il faut bien se l'avouer, c'est dur, et ce pour plusieurs raisons.

D'abord parce que j'ai quand-même parfois l'impression d'être la cinquième roue du carrosse, celle qui restera toujours seule, derrière. Attention, je n'écris pas ça pour m'apitoyer sur moi-même. Je pense que je suis en partie responsable de ce sentiment, puisque je me dévalorise très bien moi-même. Si, sur le plan amical, je suis confiante, sur le plan amoureux je reste persuadée que je ne peux pas plaire. C'est simple, je suis trop grosse, pas bien jolie, rigolote et sympa, peut-être, mais je n'ai pas l'impression de faire la différence. Et forcément, plus je crois cela, moins je plais...  C'est donc difficile de rester seule, même si c'est aussi une situation très confortable car au fond de moi, j'ai peur !

Une autre chose difficile en tant que célibataire et d'autant plus dans ma tranche d'âge, c'est que beaucoup de gens me demandent des nouvelles de ma vie amoureuse : "alors, les amours?" "et toi, rien à nous raconter?" ... Pesant quand rien de nouveau ne se passe. Mais le pire c'est "oh, mais tu vas voir, ça t'arrivera quand tu ne t'y attendras pas " (ça fait longtemps que je ne m'attends plus à rien...), "mais comment ça se fait que tu sois toujours toute seule?" (ben si tu as la réponse, je t'en prie !), "mais tu ne rencontres personne ?" (si, mais je le cache sous mon lit). Franchement, au bout d'un moment c'est fatiguant malgré toute la gentillesse qu'il y a derrière. Et puis il y a les gens adorables, qui me disent "mais une fille comme toi, ça ne peut pas rester seule longtemps, tu vas voir, ça va arriver plus vite que tu ne le crois". C'est gentil, mais au fond je n'y crois pas.

Petit à petit, les amis en couples prennent un autre rythme de croisière. C'est normal, bien sûr, pour eux la vie se pense à deux maintenant. Mais là ce soir, ah non, ils ne peuvent pas vous voir, ils ont "un dîner de couples". Les couples se voient parfois entre eux, sans les célibataires, de temps en temps parce que "c'est pas pareil". Je crois que c'est ce qui est le plus dur pour moi. Pas qu'ils se voient sans moi, mais que la raison soit mon célibat. Dans les moments où j'ai moins le moral, ça me fait l'effet d'être une pestiférée (oui c'est exagéré :-) !!). Pour moi, mes amis sont mes amis, qu'ils soient en couples ou seuls, et ce genre de choses me blessent malgré moi, même si je sais que ce n'est pas le but !  C'est plus fort que moi, dans ces cas là, je me sens rejetée et confirmée dans mon célibat, alors que je sais pertinemment que mes amis ne veulent en aucun cas me blesser.

Surtout qu'il faut le dire, j'ai beaucoup de chance. Beaucoup de mes amies sont en couple, mais je les vois très souvent, avec ou sans leurs chéris (chéris que j'apprécie tous beaucoup, et en plus ils rendent mes amies heureuses). Nous avons pu garder nos petits moments entre filles, même si j'apprécie énormément de les voir en couple. Je les remercie infiniment d'avoir à la fois su m'intégrer dans leur nouvelle vie, mais aussi de nous ménager des petits moments féminins privilégiés !

Parfois, le blues revient, très rarement. J'ai eu un de ces moments l'autre jour et voilà ce que ça m'a inspiré: "Mais c'est plus fort que moi: si tout va bien pour moi professionnellement parlant, amicalement parlant, si je vais bientôt être propriétaire de mon chez moi, il reste un secteur où rien ne se passe (et dont j'ai complètement perdu le mode d'emploi) c'est le secteur amoureux. J'ai parfois la sensation que les autres avancent et que moi je cours mais jamais assez vite pour rattraper le train en marche, et que le fossé se creuse." En relisant ces mots aujourd'hui, je les trouve un peu exagérés, mais pas complètement faux, même s'ils ne m'attristent pas autant. Pas toujours facile la vie amoureuse !

 

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Les p'tites anglaises

Ma soirée londonienne de mardi soir m'a replongée pour quelques heures dans les sorties de la capitale britannique et cela m'a rappelé plein de souvenirs. Je viens de vérifier, je pensais avoir fait un billet sur les tenues de soirée des anglaises et il ne semble pas que ça soit le cas. Il faut que je me rattrape, parce que ça vaut le coup !

Autant les anglaises sont capables d'être très décontractées côté tenue vestimentaire le jour (jean, vieilles baskets), autant de nuit, elles mettent le paquet. Sortir le soir, même dans un bar un peu craignos, est l'occasion de "dress up", de s'habiller, de se pomponner, de sortir TOUS les atouts possibles et imaginables.

Première chose, l'anglaise ne sort pas sans mettre en valeur ses courbes: jupe courte et/ou moulante, décolleté TRES plongeant devant et/ou derrière, le but est de montrer de la forme, de la chair, du corps. Et ce quelque soit la morphologie. Ces vêtements découvrants sont en général de couleurs vives, ou métallisés ou pailletés ou couverts de sequins. Dans le noir, on doit vous voir de loin, alors faut que ça brille ! Les anglaises raffolent du lamé, du brillant, du petit haut couvre épaules pailleté. qui "habille" la robe bustier vert émeraude à froufrou...

Très important également, les chaussures ou plutôt les "stilettos", les escarpins. Il faut qu'ils soient hauts (7 cm de talons minimum en général), et pas banals. Là encore les paillettes, les strass, les noeuds et le brillant sont rois tous comme le cuir vernis de couleur. Compensées, talons aiguilles, pip-toe (ouvert devant), sandales (en plein hiver), bout pointu, peu importe du moment que ça se voit. Les chaussures sont trop grandes, on ne sait pas marcher avec ? C'est pas graaaave, de toute façon on sera un peu trop bourrée pour s'en apercevoir ;-) !

Enfin, pour optimiser le tenue, il faut impérativement un brushing parfait, soit baguettes soit glamour hollywoodien, un maquillage qui se voit sous les spotlights des tropiques des boîtes. Le blush style peinture d'indien, le noir sur les yeux avec les incontournables paillettes, le fond de teint et bien sûr le gloss, sont des classiques. Les doigts des mains et des pieds sont vernis également.

L'anglaise qui sort n'est pas frileuse. Manteau, écharpe, collants, bonnet ? Sûrement pas, parce que "ça tient chaud et c'est encombrant quand on sort". En bonne française emmitouflée de partout, on les regarde les yeux ronds comme des billes, en claquant des dents pour elles. Elles se baladent bras et jambes nues en plein hiver, sans problème, et attendent le bus de nuit comme ça. Moi, si j'avais fait comme elle, j'aurais attrapé une pneumonie !

Mais ce qui nous apparait comme extravagant fait aussi tout le charme de nos copines d'Outre-Manche. D'ailleurs, dans Paris, je les repère direct maintenant. J'ai vu arriver tout un groupe de filles lookées et talonnées sur le quai du métro, je me suis dit "elles sont anglaises". Et bingo !

Et vous, pour aller danser dans un bar, vous sortez sur votre 31 ? 

 

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Back to London

Me revoilà ! J'avais disparu de la blogosphère pendant deux jours, sans laisser de traces, mais je ne me suis pas perdue en route. J'étais juste en déplacement professionnel pour deux jours... A Londres ! Après la visite officielle de Nicolas et Carla, il fallait assurer... même si je ne rencontrais pas vraiment la reine en tailleur gris et petit bibi.

Ces deux jours à Londres sont passés bien vite, un vrai marathon, d'autant que j'étais là pour le boulot. J'avais espéré en profiter pour revoir certains de mes amis londoniens, mais je n'ai même pas eu ce plaisir. Meetings dans la journée et hier soir, sortie chic et choc avec collègues et partenaires... Nous avons assisté à une avant-première de cinéma sur Leicester Square. 

Ca m'a fait tout bizarre de revenir à Londres (premier retour depuis mon départ). J'ai retrouvé mes petites habitudes dans le métro et dans la rue (tête tournée à droite d'abord pour traverser), je me suis orientée sans problèmes dans les rues de Soho où notre hôtel et le bureau local étaient situés. Moments nostalgiques quand je suis passée devant le petit resto de sushis où j'ai dîné avec ma coloc et amie avant de partir définitivement, devant le bar où j'ai fait mon pot de départ.

C'était curieux aussi de dormir à l'hôtel à Londres, dans une ville qui a été mon chez-moi mais qui ne l'est plus ! Très agréable aussi, l'hôtel, avec une grande chambre double pour moi toute seule avec grand lit profond et moelleux, des tonnes d'oreillers où se blottir, des produits de spa dans la salle de bains, une TV écran plat... un peu de luxe ne fait de mal à personne ma foi, mais c'était déconcertant de dormir là.

Hier soir, soirée organisée pour nos partenaires donc. Nous nous sommes retrouvés, une bonne vingtaine de personnes, dans le bar d'un hôtel 5 étoiles sur Leicester Square: cocktails délicieux et immenses, canapés profonds, lumières tamisées, tout le monde un peu habillé, nous nous sentons privilégiés. Puis, vers 18h30, nous franchissons les quelques mètres qui nous séparent du tapis rouge ! A deux pas de moi, les deux stars du film que nous allons voir, George Clooney (ouiiiiiii !) et Renée Zellweger. Lui est aussi beau que sur nos écrans, elle toujours aussi pâle et "skinny" comme disent les anglais. Elle est moulée dans une petite robe prune qui lui sied à merveille. A deux pas de moi, ils me tournent le dos et discutent avec un journaliste. J'ai bien essayé de prendre quelques photos, mais franchement, pour voir les cheveux de George et Renée qui rigole et se plie en deux, comment dire.... Méga bof ?

Nous entrons ensuite dans le cinéma, et papotons en attendant le début du film. George et Renée montent sur scène, nous font un petit speech rapide, et hop c'est parti. Du film, je ne dirais pas grand chose, parce que franchement, c'était... heu... pas terrible. En anglais, ça s'appelle Leatherheads, c'est une comédie. Ca se regarde, c'est sympa, mais comme dit ma collègue anglaise, c'est un film pour un dimanche soir avec une tisane :-) !

Après le film, nous sommes allés dîner dans une brasserie à deux pas, et nous sommes allés nous coucher, épuisés par le réveil matinal, le trajet en eurostar, la journée de boulot et la soirée.  Aujourd'hui, j'ai profité de mon passage à Londres pour rencontrer tous mes partenaires locaux, et j'ai juste eu le temps de m'échapper un poil pour déjeuner. A 16h, direction la nouvelle gare de St Pancras (fort belle !) pour rentrer au bercail.

En somme, ce bref passage à Londres avait un goût de trop peu, et je rêve maintenant d'un week-end londonien ! 

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La théorie de la relativité

Je vais aborder aujourd'hui un sujet un peu délicat, mais j'avais envie d'en parler un peu avec vous. Un matin de la semaine dernière, en partant pour ma journée de travail, j'ai croisé dans la rue de ma petite ville de banlieue parisienne une femme complètement voilée, des pieds à la tête. Son visage était lui aussi couvert, on ne devinait que son regard. Cette apparition m'a beaucoup surprise, non pas que je n'avais jamais vu de femmes voilées, au contraire, mais il est rare d'en croiser à Paris, et d'autant plus dans ma petite ville. Le sujet du jour n'est pas du tout sur le port du voile, mais plutôt sur le regard que l'on porte sur la différence de l'autre selon le contexte.

Lorsque j'habitais à Londres, par exemple, il m'arrivait souvent de croiser des femmes voilées de la tête aux pieds. et en fait cela me surprenait beaucoup moins. Il n'était pas rare en se baladant sur Oxford Street de croiser une silhouette noire en train de faire du shopping. Je me rappelle aussi, lorsque je travaillais comme vendeuse au début de mon séjour, avoir du fermer le magasin de produits de beauté dans lequel je travaillais : une princesse des Emirats est entrée dans le magasin avec sa suite, sa traductrice et son chauffeur, et nous a quasiment vidé le magasin en une demie-heure. Cette princesse était elle aussi voilée, et portait sur le visage une sorte de masque en carton doré qui couvrait son regard, son nez et sa bouche.

J'ai également eu la chance d'aller visiter une partie du Yémen avec mes parents. C'est un pays magnifique qui est à découvrir. C'est également un pays très musulman où les femmes sont voilées complètement, voire absentes dans les rues dans certaines villes. En tant qu'occidentales, nous n'étions pas contraintes de porter l'habit noir, ni de nous voiler. Et dans ce contexte, bien des hommes curieux regardaient ces femmes différentes, en pantalon et têtes nues, qui déambulaient dans les rues. Nous n'avons eu que très rarement des regards appuyés, plus souvent des regards curieux. Car en effet, dans ce contexte, la curiosité, c'était nous ! 

En France, nous sommes un pays laïc, et c'est vrai que nous sommes sensibles en général aux signes extérieurs de religion ou de différence. Le voile n'est pas seulement un vêtement mais une manière de vivre sa foi et je crois que si dans notre pays les femmes voilées nous surprennent autant, c'est parce qu'elles affichent d'une certaine façon leur religion.

L'Angleterre n'est pas un pays laïc comme le notre, et finalement toutes les religions s'y affichent plus. On voit souvent des Mormons dans les rues de Londres, j'ai vu des chanteurs Hare Krishna sur Picadilly Circus un samedi soir... Londres est un melting pot de styles, de cultures, de religions, beaucoup plus hétérogène que Paris. Les gens se côtoient pour former une population hétéroclite mais qui fait tout le charme de la ville.  Il n'y qu'à Londres que j'ai ressenti ce regard neutre sur la population qu'ont les gens. Un punk peut y côtoyer un Ecossais en kilt et une lady en tailleur, cela ne choque personne.

Si je ne suis pas d'accord avec toutes les formes de religions (l'extrêmisme, quelque soit la religion qu'il défend, me fait horreur), si je ne m'habillerais pas en punk, si je ne serai jamais une anglaise (minijupe, talons aiguilles à paillettes et pas de manteau l'hiver), je n'en aime pas moins la diversité que le monde nous propose, et j'essaye de ne jamais oublier que dans un contexte différent, la curiosité ça sera moi.

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Tiens, tiens, tiens...*

... c'est le printemps qui vient !

 

Printemps 1

 

Je ne sais pas vous, mais je trouve qu'en ce moment, ça sent le printemps qui arrive... Oui, c'est vrai, y'en a marre du gris, des nuages, de la pluie, du froid et des manteaux. Oui, c'est vrai, on nous prédit encore une météo pas terrible dans le nord de la France ce week-end. Oui. MAIS, moi je vous le dis, y'a du beau temps dans l'air.

Tout d'abord les jours rallongent, et ça a le don de me faire plaisir. Jusqu'à mes 16 ans, j'ai vécu dans des pays proches de l'Equateur. J'étais alors habituée à des journées de la même longueur toute l'année, à peu de choses près. La nuit tombait entre 18 et 19h, invariablement. Les longues journées d'été passées en France avaient donc pour moi un caractère un peu magique ! Depuis mon retour en France, après le premier hiver un peu rude, j'ai apprécié d'autant plus le fait de gagner quelques minutes de soleil tous les jours, et le retour de ce phénomène agit sur les petites particules optimistes de mon cerveau, ça pétille comme des petites bulles de champagne.

Le printemps, c'est aussi la ville qui retrouve de la couleur. Les petites feuilles des arbres se déplient un peu plus chaque jour, ça fleurit, ça bourgeonne. La nature s'active et produit parmi sa plus jolie palette de vert tendre, de rose pâle et de crème. Le long de mon trajet quotidien, je guette la pousse de tout ça, et imperceptiblement, un petit sourire nait sur mes lèvres.

 

Fleurs de pommier

 

Et puis aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, j'ai eu trop chaud. A l'heure du déjeuner, j'ai eu envie d'envoyer balader manteau, écharpe, collants, et de profiter du soleil sur mes jambes et sur mes bras. On sentait d'ailleurs tout le monde guilleret. La bonne humeur était dans l'air. Le retour d'un peu de chaleur, ça me donne envie de déjeuner en terrasse, de sieste dans le hamac, de pique-niques dans l'herbe.

 

Iris

 

Alors certes on nous prévoit le retour du mauvais temps, mais quand-même, je vous le répète... C'est le retour du printemps !

*le titre est en hommage à une chanson des années 30 de Ray Ventura et ses collégiens, en écoute ci-dessous :

 

free music

 

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J'ai un vilain défaut...

... Je suis curieuse. Curieuse de beaucoup de choses dans la vie, curieuse de découvrir de nouvelles destinations, curieuse de culture, curieuse des autres surtout. J'adore en savoir plus sur les gens, et c'est plus fort que moi. J'aime bien, quand je rencontre quelqu'un pour la première fois, découvrir la personne. Je pose des questions, je commente, je me raconte, pour ensuite poser d'autres questions. J'ai besoin que le dialogue se crée un minimum pour me sentir à l'aise, et ma curiosité m'aide à aller au delà de la timidité. Je ne crois pas que cette curiosité soit malsaine ou déplacée, car il est évident que je ne vais pas poser des questions déplacées. Mais je me rends compte que ce trait de ma personnalité est à mon avis pour une grande part dans le fait que les gens se confient assez facilement à moi.

Mais là où ma curiosité prend tout son sens, c'est que je me suis rendue compte que je l'exerçais à tout moment de la journée. Que ce soit dans la rue, dans les transports, au bureau, au resto, j'ai inconsciemment les yeux et les oreilles en alerte. J'observe les gens, ces inconnus que l'on croise tous les jours. J'écoute les conversations dans le métro, je m'imagine des choses en observant tel look ou telle attitude, je regarde les couples, les familles... A tout moment, mes sens de la vue et de l'ouïe sont en alerte et ça m'est devenu tellement naturel que je ne m'en rends pas toujours compte.

Au bureau, travaillant dans un openspace, j'entends de loin les conversations et parfois je dresse l'oreille. Ca me permet en fait de mieux comprendre les relations entre les gens, les équipes et de saisir des informations intéressantes. Mais le mieux, c'est dans les transports en commun. On croise tellement de gens différents !  Ce petit couple là, qui se bécote et se regarde dans le blanc des yeux, sans dire un mot... Et ces deux dames drapées dans leur manteaux de fourrure et leurs colliers de perles qui parlent du film "Paris" et vantent sa simplicité et son humanité... Oh ! Et le vieux monsieur qui raconte Paris à son petit fils. Tiens, les deux minettes frangées, méchées, slimées, standardisées, qui critiquent vivement une de leur congénères "qui se la pètent trop en talons en pleine journée". J'adore ces petits moments de vie glanés au vol, souvent vite oubliés, mais qui satisfont ma curiosité du genre humain.

Je suis vilaine, n'est-ce-pas ? 

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Une interview dans le Boudoir !

En exclusivité pour le Boudoir des filles, j'ai eu l'honneur d'interviewer Stéphane Navarro, le comédien qui incarne tous les lundis soirs la "grosse" dans la pièce "Dans la peau d'une grosse" d'après le blog Pensées de Ronde de Caroline. Hop, pour y accéder, c'est par ici !

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Poisson d'avril !

                           Poisson d'avril                           

J'avais dans l'idée de vous faire une blague aujourd'hui, en ce délicieux premier avril. Mais je n'ai trouvé que des idées nulles et rebattues... Alors plutôt que de vous faire marcher, j'ai eu envie de vous raconter un des poissons d'avril que j'ai fait au collège, un petit peu moqueur, un petit peu méchant, mais qui nous a fait beaucoup rire, ma classe et moi.

A l'époque, nous étions en 5ème, et nous avions bien sûr le classique cortège de profs : maths, français, bio, anglais, sport, technologie, dessin, musique... Et Histoire-Géo bien sûr ! Cette chère prof d'Histoire-Géo de cinquième... Je me souviendrai d'elle toute ma vie.

Mme B. était mauvaise. Pas vraiment mauvaise prof (mais pas une lumière non plus), mais désagréable au possible, revêche et moqueuse. Cette pauvre femme était non seulement antipathique, mais était pour le moins disgracieuse. Toute petite, très très ronde (ça encore !), des membres minuscules, des doigts courts et boudinés aux ongles hyper rongés sur lesquels elle enfilait le plus de grosses bagues possible. Et son visage ne rattrapait pas le reste. La bouche tombante, de petits yeux globuleux, des bajoues... Elle portait des lunettes et les avait choisies trop grandes si bien qu'elles tombaient sur son nez et lui mangeaient le visage. Bref, vous l'aurez compris, cette femme n'était pas un cadeau, et nous ne l'aimions guère, puisque nous avions le sentiment qu'elle cherchait tout le temps à nous rabaisser.

Pour le 1er avril, nous avons donc décidé collectivement de lui coller un poisson... Mais pas n'importe où ! Au moment de la récré, juste avant le début du cours, nous avons commencé par crayonner sa chaise à la craie, consciencieusement, pour qu'elle en ait plein la jupe (droite et trop longue, bien sûr) en s'asseyant. Puis nous avons peaufiné l'installation en plaçant un poisson en papier avec du scotch, mais retourné (côté collant du scotch vers le haut). Je vous laisse comprendre où le poisson se placerait si elle s'asseyait sur la chaise...

Notre plan n'a pas raté. Elle est entrée en classe, toujours aimable et joyeuse (hem...), a posé ses affaires, s'est assise sur sa chaise. Toute la classe n'avait d'yeux que pour elle, je crois qu'elle n'avais jamais eu un public aussi attentif ! Elle s'est relevée, sans se rendre compte de rien au départ, et a commencé à écrire au tableau. Je crois que les minutes qui ont suivi ont été les plus durs de toute ma vie, car il a fallu contenir le fou rire qui me gagnait. Voir cette chère Madame B, si méprisante à notre égard, se trémousser avec un poisson collé au fesses au milieu de traces de craie, c'était trop drôle pour la petite fille de 12 ans que j'étais. Toute la classe se retenait de rire, la tension était à son comble.

L'apothéose a eu lieu ensuite. Elle s'est rendue compte, je ne sais plus comment, qu'elle avait un poisson collé aux fesses, et au lieu de nous faire une remarque, elle s'est tortillée devant nous tout en poursuivant son cours pour essayer d'enlever le satané poisson. Ses bras étaient un peu trop courts, elle avait du mal à l'attraper, et même aujourd'hui, je ris encore de la revoir toute suante devant nous, essayant de saisir du bout des doigts ce bout de papier...

Je réalise après coup que ça n'était pas très gentil, mais le sommes nous toujours avec nos profs ?  Et vous, quel est votre meilleur poisson d'avril ?

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