Camille papote

Surpriiiiiiiise !

Voilà quelques temps que Flannie et moi réfléchissons et montons ce petit projet commun... Et aujourd'hui, c'est le grand jour !

(Roulements de tambour.... tabadabadabadabadabadabadaaaaaaaam)

 

Hop ! C'est par que ça se passe ! On vous y attend nombreux !

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Du chocolat dans le désert... ou le billet qui avait disparu !

Avant même que MaBulle nous récupère les billets disparus... Fleur2Palmier, la magicienne du web, a réussi à me récupérer le billet ci-dessous ! Elle avait laissé en veille prolongée son ordinateur et gardé ouvert son navigateur Internet avec mon blog ouvert et a donc pu m'envoyer un copié-collé de mon texte. Fleur2Palmier, un immense MERCI, je te voue une reconnaissance sans bornes, tu le sais ??

Alors voilà, j'ai récupéré mon billet, je rechargé les photos, hop, et je vais pouvoir re-poster les commentaires qui sont dans mes mails...

 

 

Dunes Mauritanie
 

 

Nous sommes pour quelques jours en balade dans le désert, dans un coin un peu perdu (comme beaucoup de coins à l'époque) de la Mauritanie. J'ai 5 ans. Pendant la journée, lovée dans le siège de notre 4x4 rouge et blanc, je profite du paysage. Nous passons par des endroits où la seule vision qui s'offre à nous sont des dunes à perte de vue. Du sable, de mille nuances chaleureuses et changeantes. Des crêtes de sables, des vallées de sable, des pentes de sable façonnées par le vent. Ce dernier soulève les grains et les emporte au loin. On les voit s'élever du haut des dunes, comme de petits tourbillons. Plus loin, les dunes font place à des collines de sable terreux recouvertes de cailloux et de rochers. Quelques arbustes épineux poussent vaillamment sur le sol rocailleux. J'aime ses paysages, un peu fantômatiques, un peu lunaires, mais synonymes de beauté et de liberté pour l'enfant que je suis. J'aime courir dans les dunes, j'aime que mon père les affronte en vitesse courte en 4x4, j'aime y enfouir mes mains pour sentir le sable, si différent de celui de la plage, couler sous mes doigts.

 

 

Nissan
 

 

Ce soir là, nous ne dormons pas sous la tente. Nous sommes hébergés par un prêtre français habitant près d'un petit village, à côté d'un barrage. Une maison en dur, de l'eau, de l'électricité... J'ai l'impression de retrouver notre maison de Nouakchott, c'est le luxe absolu. Le soir tombe vite en Afrique, et bientôt il fait nuit. Nous dînons tôt, mes parents discutant avec le prêtre. De ce soir là, je me souviens surtout de ma fascination pour les grenouilles. Il y en avait en effet des centaines à l'extérieur, et elles faisaient un boucan ! Je n'avais jamais vu autant de grenouilles rassemblées de ma vie, et leur bruit m'a presque empêchée de dormir au début. Mais, épuisée par la journée, je me suis vite effondrée sur mon petit lit de fortune, dans le salon.

Au matin, je me réveille à moitié avec le jour, à moitié en entendant la voix de ma mère. Doucement, j'ouvre les yeux. Petit à petit, je prends conscience de mon corps, je refais connaissance avec mes pieds, mes mains, mon ventre, mon dos... Mon dos, tiens, à propos, je sens quelque chose ! Cette fois, j'ouvre les yeux pour de bon pour découvrir (non, pas une grenouille !)... des oeufs en chocolat ! De beaux oeufs bien brillants, enveloppés dans leur papier métallisé et coloré. Je n'en reviens pas. C'est le week-end de Pâques, et du haut de mes 5 ans, je suis émerveillée. Les cloches ont su me trouver jusque là !

Bien entendu, mes parents avaient tout orchestré, en achetant les oeufs en avance qu'ils avaient ensuite trimballé dans la glacière ! Lorsque je l'ai compris bien après, cela n'a rien enlevé à l'enchantement de la surprise, au contraire. J'ai trouvé très touchant que mes parents se décarcassent autant pour me faire plaisir. Ce fut une surprise très réussie d'ailleurs puisque passée la joie de la découverte (et celle de la dégustation), il reste le souvenir de ma joie d'enfant, la gentillesse de mes parents, et le merveilleux de trouver du chocolat dans le désert...

 

 

Mauritanie

 

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