Jeudi 28 Fév 2008
La médecine publique en Angleterre ou comment aller chez le médecin pour rien
Par Londoncam, Jeudi 28 Fév 2008 à 05:36 GMT+2 dans London calling
En lisant le billet de Lilly sur sa consultation infernale auprès d'un dentiste américain, j'ai repensé à ma propre expérience de la médecine anglo-saxonne et j'ai eu envie de vous la faire partager. On critique souvent le système de santé français, mais s'il nous coûte cher, il n'en reste pas moins excellent, et j'ai pu le constater à maintes reprises lors de mon séjour au Royaume-Uni (je parle ici de la médecine publique anglaise, n'ayant pas testé la médecine privée, très chère).
En France, on a tendance à aller beaucoup chez le médecin, dès qu'on a un petit pet de travers, et ce dernier (le médecin, pas le pet !) est assez indulgent et nous fait en général une petite ordonnance dont nous sommes friands. Si les antibiotiques, nous le savons maintenant, ne sont pas automatiques, un peu d'aide est souvent la bienvenue pour soulager la fatigue et la douleur.
Maintenant, mise en situation: vous êtres français, fraîchement arrivé au Royaume-Uni. Vous avez eu le temps de vous inscrire à la Sécu, et voilà que vous tombez malade. Oh, rien de bien méchant. Au départ, un petit rhume. Qui se prolonge. Vous toussez, vous n'arrivez plus à dormir, rien ne fait effet, vous n'avez plus d'énergie pour travailler. Au bout de quelques jours de ce rythme là, vous décidez d'aller voir le médecin et empoignez l'annuaire. Première surprise, pas de médecin seul mais des "surgeries" l'équivalent de nos cabinets médicaux. Vous appellez celle la plus proche de chez vous et là, deuxième surprise, vous ne pouvez pas prendre un rendez-vous si vous n'êtes pas inscrit.
Vous vous rendez donc sur place pour remplir un questionnaire long comme le bras (dans lequel on vous demande, entre autres, votre origine ethnique), que vous rendez ensuite à la secrétaire. Ne vous réjouissez pas trop vite, l'épreuve n'est pas terminée. Pour finaliser l'inscription, vous devrez prendre rendez-vous avec une infirmière pour remplir avec elle un autre questionnaire, faire des analyses d'urine, prise de tension et compagnie. Bien entendu, le seul rendez-vous disponible est pour la semaine prochaine, à 11h (heure à laquelle vous travaillez). Impossible de voir un médecin si vous n'êtes pas complètement inscrit... Mal en point, vous plaidez votre cause auprès de la secrétaire qui vous prend en pitié et vous chuchote que si un créneau se libère pour un médecin le jour même, elle vous appellera.
Vous rentrez chez vous et restez planté devant votre téléphone, à le dévorer avec des yeux de merlan frit. Vous vérifiez toutes les 5 minutes qu'il est bien allumé et que oui, il fonctionne. Soudain, ça sonne, c'est la secrétaire, elle vous a dégoté un rendez-vous avec un médecin. Vous avez envie de sauter de joie, mais à la place vous toussez. Bravement, vous ressortez de chez vous pour aller à la surgery.
Après un peu d'attente, vous êtes appelé chez le médecin. Votre soulagement fait vite place à une déception, car l'auscultation est pour le moins sommaire: un petit coup de stéthoscope, les oreilles et la langue de (très très) loin, la tension, mouais bof... De toute façon, vous dit-il, c'est viral et il ne peut rien faire. Rien ? répétez vous incrédule. Rien. Il vous faut boire de la tisane, dormir assis avec des oreillers dans le dos (le voilà qui vous explique comment faire !*). Pour votre travail ? Arrangez vous avec eux. Ah, et si vous êtes riche, allez à la pharmacie, ils vous donneront du paracétamol.
Vous repartez dépité (sans payer puisque les médecins sont fonctionnaires et que les coûts sont amortis par les prélèvements sur salaire) et pas plus avancé, parce que le coup des tisanes, des oreillers et du paracétamol, vous le saviez déjà et de la part d'un médecin, ça vous reste en travers de la gorge... Kof kof, la preuve, vous toussez !
* authentique ! C'est arrivé à ma colocataire !

Jeudi dernier, aux alentours de 21h, au Grand Rex, je suis tombée amoureuse. De cinq garçons à la fois. Oui, cinq. Que voulez-vous, je ne suis pas un cœur d'artichaut, mais quand je m'y mets, je ne fais pas les choses à moitié ! Ces cinq garçons sont de vrais charmeurs, des virtuoses, des envoûteurs, et je n'ai pas pu résister. Surtout au charme d'un certain Thomas D., fils de ses parents (une certaine Françoise H. et un certain Jacques D.), mais qui ce soir là s'est forgé un prénom. Allez, je vous raconte !

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