Camille papote

La médecine publique en Angleterre ou comment aller chez le médecin pour rien

En lisant le billet de Lilly sur sa consultation infernale auprès d'un dentiste américain, j'ai repensé à ma propre expérience de la médecine anglo-saxonne et j'ai eu envie de vous la faire partager. On critique souvent le système de santé français, mais s'il nous coûte cher, il n'en reste pas moins excellent, et j'ai pu le constater à maintes reprises lors de mon séjour au Royaume-Uni (je parle ici de la médecine publique anglaise, n'ayant pas testé la médecine privée, très chère).

En France, on a tendance à aller beaucoup chez le médecin, dès qu'on a un petit pet de travers, et ce dernier (le médecin, pas le pet !) est assez indulgent et nous fait en général une petite ordonnance dont nous sommes friands. Si les antibiotiques, nous le savons maintenant, ne sont pas automatiques, un peu d'aide est souvent la bienvenue pour soulager la fatigue et la douleur. 

Maintenant, mise en situation: vous êtres français, fraîchement arrivé au Royaume-Uni. Vous avez eu le temps de vous inscrire à la Sécu, et voilà que vous tombez malade. Oh, rien de bien méchant. Au départ, un petit rhume. Qui se prolonge. Vous toussez, vous n'arrivez plus à dormir, rien ne fait effet, vous n'avez plus d'énergie pour travailler. Au bout de quelques jours de ce rythme là, vous décidez d'aller voir le médecin et empoignez l'annuaire.  Première surprise, pas de médecin seul mais des "surgeries" l'équivalent de nos cabinets médicaux. Vous appellez celle la plus proche de chez vous et là, deuxième surprise, vous ne pouvez pas prendre un rendez-vous si vous n'êtes pas inscrit.

Vous vous rendez donc sur place pour remplir un questionnaire long comme le bras (dans lequel on vous demande, entre autres, votre origine ethnique), que vous rendez ensuite à la secrétaire. Ne vous réjouissez pas trop vite, l'épreuve n'est pas terminée. Pour finaliser l'inscription, vous devrez prendre rendez-vous avec une infirmière pour remplir avec elle un autre questionnaire, faire des analyses d'urine, prise de tension et compagnie. Bien entendu, le seul rendez-vous disponible est pour la semaine prochaine, à 11h (heure à laquelle vous travaillez). Impossible de voir un médecin si vous n'êtes pas complètement inscrit... Mal en point, vous plaidez votre cause auprès de la secrétaire qui vous prend en pitié et vous chuchote que si un créneau se libère pour un médecin le jour même, elle vous appellera.

Vous rentrez chez vous et restez planté devant votre téléphone, à le dévorer avec des yeux de merlan frit. Vous vérifiez toutes les 5 minutes qu'il est bien allumé et que oui, il fonctionne. Soudain, ça sonne, c'est la secrétaire, elle vous a dégoté un rendez-vous avec un médecin. Vous avez envie de sauter de joie, mais à la place vous toussez. Bravement, vous ressortez de chez vous pour aller à la surgery.

Après un peu d'attente, vous êtes appelé chez le médecin. Votre soulagement fait vite place à une déception, car l'auscultation est pour le moins sommaire: un petit coup de stéthoscope, les oreilles et la langue de (très très) loin, la tension, mouais bof... De toute façon, vous dit-il, c'est viral et il ne peut rien faire. Rien ? répétez vous incrédule. Rien. Il vous faut boire de la tisane, dormir assis avec des oreillers dans le dos (le voilà qui vous explique comment faire !*). Pour votre travail ? Arrangez vous avec eux. Ah, et si vous êtes riche, allez à la pharmacie, ils vous donneront du paracétamol.

Vous repartez dépité (sans payer puisque les médecins sont fonctionnaires et que les coûts sont amortis par les prélèvements sur salaire) et pas plus avancé, parce que le coup des tisanes, des oreillers et du paracétamol, vous le saviez déjà et de la part d'un médecin, ça vous reste en travers de la gorge... Kof kof, la preuve, vous toussez !

* authentique ! C'est arrivé à ma colocataire ! 

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Rayons de soleil

J'ai été très touchée d'être sélectionnée par mesdemoiselles labelleiloise et Solsol parmi leurs 10 blogs préférés. Ca fait tout chaud à mon coeur de Bisounours, et tout bizarre aussi d'être choisie. A mon tour de vous donner la liste de mes 10 blogs préférés, et croyez-moi, c'est loin d'être facile, parce que je lis beaucoup de blogs et que j'en apprécie bien plus de 10. Entre les copines de blogs, les copines de la vraie vie qui bloguent, les blogs qui me touchent, qui ont du talent ou m'interpellent, dur dur de faire son choix. Mais après tout il faut se lancer, non ? Alors voici ma sélection (Sofiso, Alice, ça risque de ne pas vous aider à réduire la dépendance bloguesque... Mea culpa !):

 - Ainsi va Flannie: Flannie a un véritable talent d'écriture (et ça tombe bien, parce qu'elle écrit aussi des histoires !), elle est drôle, touchante, a des convictions, et est capable de vous parler aussi bien de maternité que de séduction ou encore de produits bio. Voilà une blogueuse que j'aimerais vraiment rencontrer !

En avant les histoires: Poumok, étudiante orthophoniste, strasbourgeoise d'adoption, n'a pas son pareil pour nous conter son quotidien et ses aventures. Et puis c'est ma jumelle de création de blog :-)

- L'envol de l'alouette et Droits et Babioles: deux de mes amies de la vraie vie, deux blogueuses récentes, deux styles différents mais des plumes qui frémissent de talent. J'aime les lire, et pas seulement parce que je les aime dans la vie !

- Blog'n'kor: Iss a du talent pour le dessin. Il dévoile sur son blog son travail d'artiste, du crayonné à la palette graphique en passant par la BD. Il décortique aussi son travail, en affichant le dessin sans couleurs et le dessin colorisé, ce qui permet de bien voir les étapes de construction de l'oeuvre. Merci Iss pour ces jolies choses que tu nous fais partager.

- En Avoir ou Pas: Marie, ma geekette girly préférée, qui pense tellement comme moi !

- Pensées d'une ronde: parce que c'est impératif, il me faut ma dose de Caro par jour, et parce que sans elle, je ne bloguerais pas.

- Ashley: parce qu'elle me fait vraiment rire aux éclats, et parce que le monde est tout petit, nom d'une flûte !

- Mamzelle Maupin: mais comment fait-elle pour TOUT faire ? Maman, blogueuse, swappeuse, le boulot, le cheval, le chéri, où cela s'arrêtera-t-il ?

- Fleur2palmier: une récente découverte, un blog où l'on discute de tout et où l'on se sent bien.

Mention spéciale du jury pour les blogueurs lyonnais qui font partie de ma dose quotidienne: Myrtille, Camille, Silphi, BBCam, LaFée ... D'ailleurs, y'a de la relâche niveau billets chez certains... 

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Thomas, Pierre, Jérôme, Bertrand, Stéphane et moi...

Thomas Dutronc et les Esprits ManouchesJeudi dernier, aux alentours de 21h, au Grand Rex, je suis tombée amoureuse. De cinq garçons à la fois. Oui, cinq. Que voulez-vous, je ne suis pas un cœur d'artichaut, mais quand je m'y mets, je ne fais pas les choses à moitié ! Ces cinq garçons sont de vrais charmeurs, des virtuoses, des envoûteurs, et je n'ai pas pu résister. Surtout au charme d'un certain Thomas D., fils de ses parents (une certaine Françoise H. et un certain Jacques D.), mais qui ce soir là s'est forgé un prénom. Allez, je vous raconte !

19h30, je retrouve ma Solsol devant l'entrée du Grand Rex. Pendant que je fais la queue pour rentrer et essayer de nous dégoter des places potables (nous sommes en haut, assises mais pas placées), Solsol file nous chercher des sandwichs, parce que c'est pas tout ça, mais pour savourer les émotions, nous préférons avoir le ventre plein.

Je m'installe dans la salle, et peu de temps après, les lumières s'éteignent, Solsol n'est toujours pas là. Elle aura un peu de mal à me rejoindre mais à coups de signaux de portable, et de "psstt, aidez-moi, c'est ma copine qui me cherche, là, dans l'allée", nous nous sommes retrouvées. La première partie était très sympa, même si malheureusement je n'ai pas bien compris le nom du monsieur qui chantait. Quelque chose comme Antoine Léopold ? Une voix agréable type Albin de la Simone, des chansons sympas un peu décalées, une bonne demie heure de mise en condition.

Petite pause avant l'arrivée des stars de la soirée. En attendant Thomas (lui et moi sommes intimes maintenant ^^) et ses compères, nous papotons gaiement: des nouvelles des copines, de blogs, d'apparts, de chéris... Le temps passe vite en compagnie d'une amie ! Et puis ça y est, les lumières s'éteignent, ça commence, chuuuut.... Chut j'ai dit !

Dès les premiers instants, la magie opère. Le public imite le chant des cigales. Les musiciens de Thomas entrent sur scène, s'assoient à une petite table et mettent un disque. La guitare de Django Reinhardt résonne dans la grande salle. En costume blanc et chemise noire, dandy juste comme il faut, Thomas arrive sur scène, s'installe et commence à jouer de la guitare. Peu à peu, les Esprits Manouches le rejoignent et le disque cède la place à leur talent. C'est rapide, c'est incroyable, le rythme nous saisit, ça y est, on est dedans.

Pendant le concert, plusieurs styles différents cohabitent, mais tous reliés par l'esprit du jazz manouche: les chansons de l'album (album en fait tiré du spectacle), interprétées par la voix envoûtante de Thomas (oui je suis sous le charme et non, je ne suis pas objective), un vrai jeu de scène drôle et décalé (ombres chinoises loufoques derrière un drap, chorégraphie de guitaristes, jetée de billets pour "J'suis pas Nasdaq"...), du Bach joué à la guitare, une pièce de violon arabisante, de la guitare corse, un Medley extra (Jackson, La Compagnie Créole, Claude François... à la façon jazz manouche), un solo de batterie, un dialogue guitare-violon incroyable, des impros maîtrisées. Nous chantons avec eux sur "Jeune, je ne savais rien", nous crions "des frites, bordel !", nous tapons des mains, le sourire jusqu'aux oreilles. Les musiciens s'en donnent à coeur joie, et leur enthousiasme gagne le public.

Après le rappel, Thomas joue "Dans mon île", une chanson de sa composition qui n'est pas sans rappeler "Mon île" d'Henri Salvador. Thomas lui dédicacera sa chanson. Après des morceaux de M, d'autres chansons et quelques rythmes endiablés plus tard, les garçons rendent leur guitare. Nous sommes debout, applaudissons à tout rompre. La pause hors du temps, dans leur monde, aura duré 2h. 2h de pur plaisir. Je suis conquise. Parce que c'était eux, parce que c'était moi. Parce que c'était écrit comme ça.

 J'ai essayé d'insérer ci-dessous l'album de Thomas sur Deezer. Ca marche pour vous ?? Apparemment, il faut cliquer sur la flèche lecture pour lancer la machine. Vous pouvez ensuite utiliser les petites flèches pour changer de chanson. Bonne écoute !

 

free music

 

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Home sweet home... soon !

Aujourd'hui, pardonnez-moi, ce sera un billet un peu perso, je ne résiste pas à l'envie de vous parler de mon futur appartement. Enfin, il me reste encore à trouver le prêt immobilier et à signer l'acte d'achat final, mais maintenant que le compromis de vente est signé, on peut dire que les choses ont tout de même bien avancé. L'appartement m'est réservé et j'ai versé un acompte au vendeur, on y est presque !

Je me suis décidée pour le coup de cœur dont je vous avais parlé il y a quelque temps. Je ne vous en avais pas plus parlé sur le moment parce que je voulais attendre d'être un peu plus avancée... Une sorte de superstition quoi ! Maintenant que le processus est engagé et bien parti, j'ose.

J'ai donc choisi d'acheter un joli petit deux-pièces de 43 m² dans le 15ème arrondissement de Paris. Il est situé dans une rue calme, dans un immeuble ancien (1930), un peu bourgeois, au 5ème étage avec ascenseur. Il est donc ensoleillé et comporte une fenêtre dans chaque pièce. Ce qui m'a d'abord plu, c'est le charme de l'appartement: parquet, moulures, petites balustrades en fer forgé (et même une cheminée - qui fonctionne - dans l'une des deux pièces). Je serai à 2 minutes du métro et des bus, des commerces. Le dimanche, il y a un grand marché à deux pas. J'aurai aussi à proximité un cinéma, une médiathèque, une super librairie, des restos, et un parc. En vis à vis, de jolis bureaux, donc a priori pas grand monde le week-end...Que demande le peuple ?

Je vous ai mis, pour vous faire une idée, le plan de l'appartement. Les deux pièces ne sont pas immenses, mais elles sont bien faites et claires. La cuisine est déjà toute aménagée (four, frigo, lave vaisselle, placards, petite table pour 1 à 2 personnes), et joliment, tout comme la salle de bains. Il ne me manque qu'une machine à laver. Il y a aussi un grand dressing, ce qui me permettra de ranger toute ma garde robe et d'éviter d'avoir à mettre une armoire dans ma chambre.

Cet appartement est un coup de cœur, mais un coup de cœur raisonné. Il est en très bon état, et ne nécessite qu'un coup de peinture et la vitrification du parquet des pièces. Si je n'avais pas prévu un budget travaux, je pourrais presque y aménager tel quel. L'environnement est très agréable, j'ai des amis qui habitent tout près. Bref, vous l'aurez compris, je l'aime déjà, et j'ai hâte de m'y installer !!

 

 

Plan appartement

 

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Un petit tour chez les autres

Samedi dernier, Flannie m'a passé le flambeau pour vous proposer une rétrospective de cette semaine bloguesque. Le principe est simple: faire une sélection de billets de la semaine parmi les blogs que je lis, vous proposez d'aller lire ces billets et passer le flambeau à un autre blogueur.

Au palmarès cette semaine:

Flannie a proposé un très beau billet sur le plaisir de lire, dans lequel je me suis complètement retrouvée. Elle doit aujourd'hui publier un extrait d'un de ses romans. J'espère qu'elle l'a fait et dans ce cas, ça fait une raison de plus d'aller sur son blog.

- Caroline nous a tous fait réfléchir intelligemment sur la notion de devoir de mémoire et de l'enseignement de la Shoah et des horreurs de la guerre aux enfants.

- Marie D. a écrit un chouette billets sur les copines, l'amitié et  sur le fait qu'on devrait créer un jour officiel des copines. Je dis oui ! 

- Shalima m'a émue, fait sourire et a donné de l'espoir au clown que je suis avec l'histoire de sa rencontre avec MrChéri.

- Et parce qu'elle nous fait rire tous les jours, une mention spéciale pour Pénélope Jolicoeur et sa série extra sur les garçons cette semaine... 

Bien entendu, j'ai sélectionné des billets de cette semaine, mais ça ne vous dispense pas de lire d'autres billets de ces excellents blogs ;-) !

Je vous souhaite une bonne lecture et je passe le flambeau pour la semaine prochaine à L'alouette

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Les films et livres "copains"

Il faut croire que le prochain achat d'appartement (je signe le compromis de vente ce soir mais chuuut) me fait cogiter un peu sur la vie d'une fille célibataire.  Après l'article sur la solitude hier, un petit billet aujourd'hui sur ces films, ces livres et ces séries que l'on (enfin je :-) ) peut regarder ou lire inlassablement.  Je n'ai pas l'intention de vous faire ici la liste exhaustive des films cucus ou de mes livres préférés, mais plutôt envie de décortiquer un poil ce ressenti.

Certains soirs, la PAL (Pile à lire) est haute, le programme télé regorge de bons films à réflexion (on peut rêver...) et Trucmuche nous a justement passé un super DVD de ce réalisateur boldo-tchèque primé au festival de cinéma obscure de Perpette-les-oies. Oui mais voilà. Ce soir là, justement, on a envie de confort. De pantoufles. De ne pas trop réfléchir. D'émotions. De ce sentiment indescriptible qui vous susurre à l'oreille : "qu'on est bien chez soi".  Dans ces cas là, personnellement, j'envoie balader le programme télé, le réalisateur hongro-éthiopien et le reste et je me mets en condition pour une soirée cocooning comme je les aime. Je sors le plaid doux, je me prépare une boisson chaude, et je fais le tour de mes étagères...

Là, nichées parmi les livres et DVDs se trouvent ce que j'appellerai mes films et livres copains. Ces films (ou séries) je les ai vus et revus, les livres je les ai lus plusieurs fois. Mais ça n'est pas grave, au contraire. Le but n'est pas de les redécouvir mais au contraire de les regarder ou de les lire, décontractée. c'est comme se retrouver avec de bons copains, c'est facile et évident, pas besoin de faire de gros efforts. On retrouve des personnages qu'on connaît, des situations déjà vécues, des souvenirs, et c'est comme feuilleter un vieil album de famille.

Je pense par exemple à Sex and the city, Friends (j'ai l'intégrale de chaque), les Sissi (de plus en plus niais au fur et à mesure que je grandis, mais c'est comme une petite madeleine), mais aussi les Star Wars et les Indiana Jones qui me bercent depuis petite. Côté bouquins, Jane Eyre, la saga des Enfants de la Terre, les Pennac, les Harry Potter font très bien l'affaire. J'en oublie pas mal bien sûr. Je connais bien les épisodes, les personnages, je m'identifie, me projette. Je ris, je pleure (je suis TRES bon public). Ca me rassure et me repose. C'est comme retrouver une bonne vieille frusque confortable, au fond.

Quand je suis fatiguée ou bien que j'ai un coup de blues, c'est la meilleure recette que je connaisse. Et vous, quelles sont vos recettes cocooning ? 

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Alone is not lonely

Je crois pouvoir dire que je suis une fille sociable. J'aime papoter (noooon ?), rencontrer de nouvelles personnes, rigoler, voir mes amis, sortir. Au bureau, je côtoie aussi des gens toute la journée puisque je travaille dans un grand openspace organisé par "pods", c'est à dire par groupe de bureaux correspondants chacun à une équipe du département. J'ai plaisir d'ailleurs à travailler dans cette ambiance. L'openspace de mon étage a l'avantage de cumuler convivialité et calme (ce qui n'était pas le cas de celui de Londres, très bruyant). 

Cependant, même si j'aime les gens, il arrive toujours un moment où j'ai besoin de me retrouver seule, en tête à tête avec moi-même. Je ne sais pas bien comment expliquer ce besoin. C'est une envie de se retrouver, d'être au calme, de pouvoir faire ce que je veux, à ma guise. Par exemple lire, sans m'arrêter ni être interrompue, jusqu'à des heures indues. Ou bien regarder ma collection de films cucus, bien enveloppée dans un plaid et blottie dans le canapé, avec un thé et du chocolat. Pleurer quand c'est triste ou que ça se finit bien. Aller au cinéma ou faire les magasins (encore des activités que j'aime faire seule, aussi). Ou encore surfer sur le Net sur mes blogs préférés ou bien tout simplement rêvasser. J'aime bien laisser mes pensées vagabonder toutes seules parfois. Mon imaginaire prend le dessus dans ces moments là, et je m'enfuis, loin.

Je ne m'ennuie jamais lorsque je suis seule. Cela s'explique peut-être par le fait que je suis fille unique. Depuis toute petite, j'ai pris l'habitude de m'occuper par moi-même. J'étais une enfant vive mais calme, d'après ce qu'on m'a dit en tout cas. J'ai beaucoup joué chez des copines, ou elles sont venues chez moi, mais inévitablement, j'étais seule certaines après-midis, et j'ai pris l'habitude, puis le goût, de ces rendez-vous avec moi-même. Passer de temps en temps un week-end toute seule chez moi ne me gênera pas. Rentrer seule chez moi le soir ne sera pas pesant, je le sais, j'ai déjà vécu 3 ans seule, avec bonheur.

Au fond, c'est très confortable d'être seule. Je fais exactement ce que je veux quand je le veux. Je ne mange que ce que j'aime, on ne me dérange pas dans mon activité, je suis mon rythme. Pas que les autres me pèsent. Je ne considère pas les autres comme une contrainte. Mais j'aime ces moments de solitude et j'en ai même besoin. Dans ces cas là, je suis "alone" (seule physiquement), mais certainement pas "lonely" (esseulée). Parfois c'est même trop confortable, voir du monde ne devient plus une nécessité, et dans ces cas là, il faut réagir, sortir, et retrouver le plaisir de la compagnie des autres.

Alors bien sûr, j'apprécie ma solitude d'autant plus que je la choisis. J'ai la chance d'avoir un certain nombre d'amis et de la famille autour de moi. Pour voir tout le monde, le calendrier se remplit vite. Ces moments "off", sans rien, sont des petits luxes, et j'en profite d'autant plus. 

Et vous, alone or lonely ? 

 

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Dis, t'as déjà mangé des termites ?

Vous le savez déjà, j'ai commencé à en parler et , j'ai grandi en Afrique. J'ai connu la vie d'enfant d'expatriés, ces enfants qui ont l'habitude de déménager tous les 3 ans, d'être dans des pays où leur couleur de peau est différente, pour qui la France est une lointaine mère patrie où on va passer les vacances et embrasser sa grand-mère.

En tant qu'enfant d'expatriés, on a l'habitude du changement et des nouvelles têtes, chaque année à la rentrée: "Tu es nouveau ? D'où viens tu ? Du Burkina Faso ? Tu ne connaîtrais pas Machine Trucmuche par hasard ?  Elle était avec moi au Mali, en CE2. Et ton père, il fait quoi ?". Voilà la conversation typique que l'on pouvait entendre à la rentrée, dans les écoles et lycées français. Notre vie au quotidien était proche de celles des enfants et adolescents vivant en France: cours, devoirs, week-ends, copains... A ce détail près que, quand on a la chance de vivre dans un pays chaud en bord de mer, les mots "plage", "piscine" se rajoutent à l'affaire. Le week-end, nos parents nous emmenaient en 4x4 faire des virées en brousse.  Et nous avions l'habitude du changement et de nous faire vite de nouveaux amis.

Arrive un jour dans la vie de l'enfant d'expatriés où ses parents lui annoncent LA nouvelle: celle du retour en France. Pour certains, c'est le déchirement, pour d'autres une appréhension mêlée de curiosité, pour d'autres, étant partis plus  tardivement, la joie de retrouver leurs amis. Le retour en France est dans tous les cas une étape importante, il marque un vrai changement de vie. A l'étranger, on est souvent logés dans des villas, on a accès à des loisirs plus facilement. En rentrant en France, dans une grande ville, on retrouve appartement, grisaille, hiver... Et surtout on découvre les clichés qui habitent l'esprit de nos concitoyens.

Lorsque l'on prononce la phrase "j'ai habité en Afrique", au retour en France, on s'expose à une foule de questions. La plupart sont sensées et légitimes, intéressantes. Mais il s'en trouve toujours pour poser des questions bêtes ou réagir de manière inattendue. Lorsque je suis rentrée à Paris, je suis entrée en 1ère ES, après avoir fait une seconde option SES (sciences économiques et sociales), option recommandée pour les élèves souhaitant s'orienter vers la voie ES (ancienne B). Ma prof d'éco de première était aussi ma prof principale et avait donc accès à mon dossier scolaire. Qu'elle ne fut donc pas ma stupéfaction de l'entendre me demander "Avez vous déjà fait de l'économie ?". Un peu surprise, je réponds oui, bien sûr. Jusque là, rien de bien méchant (même si le ton de la question laissait entendre d'autres surprises). Effectivement, ça n'a pas loupé, puisque quelques semaines plus tard, alors que la classe travaillait sur un projet de création de journal, elle m'a demandé d'écrire un article sur "la façon dont se passaient les cours en Afrique". Interloquée, je l'ai regardée, stupéfaite. J'ai bien été tentée de lui répondre, en prenant l'accent caricatural africain "qu'on était tous en pagne dans la case et qu'on comptait les fourmis sur le sol, en attendant les lions"... Mais je n'ai pu que lui dire que les cours en Afrique étaient identiques à ceux en France, à ce détail près qu'il faisait plus chaud !

Une amie, enfant d'expatriés elle aussi, m'a raconté qu'à son retour en France, en CE2, l'école lui a demandé de faire un exposé sur la noix de coco (quelle idée !!??) et de le présenter à tour de rôle à toutes les classes... En voilà une bonne idée pour bien repérer la petite nouvelle de l'école ! A une autre amie, ses camarades lui ont demandé si elle vivait dans une case, entourée d'animaux sauvages. Je ne blâme pas ces personnes (enfin pas toutes ^^), mais je trouve drôle cet imaginaire du sauvage qui entoure les destinations exotiques. Malgré toute l'information dont on dispose aujourd'hui (ou peut-être à cause de ?), on ne retient de l'Afrique que les safaris, les lions, le danger, les cases et la chaleur. On oublie que malgré tout cela, l'Afrique comporte de grandes capitales, des gratte-ciels, que même au fin fond du Bénin, les jeunes ont un téléphone portable et téléchargent des films sur le Net, que la France est encore très voire trop présente en Afrique et qu'on y trouve une multitude d'écoles et de lycées français suivant parfaitement le programme. 

Alors si vous rencontrez un enfant d'expatrié, surtout, surtout, demandez-lui s'il a apprivoisé des lions, il va adorer :-D

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A droite ! A droite, te dis-je !

Puisque j'ai commencé à vous lister mes petites manies et autres obsessions, je continue, et vais vous parler d'une des "passions", ou obsessions, c'est selon. Les clichés sur le sens de l'orientation des femmes, on en entend encore beaucoup. C'est bien connu, les femmes tiennent les cartes à l'envers, ne savent pas s'orienter ni faire copilote, elles se perdent... C'est peut-être vrai pour certaines, mais je ne pense pas que ça soit un attribut particulièrement féminin...

En ce qui me concerne, c'est plutôt l'inverse. J'ai hérité du bon sens de l'orientation de mes parents, et j'ai une mémoire photographique. Je me rappelle en général bien des lieux que je visite, j'ai des souvenirs précis en tête et je suis capable de m'y retrouver si vous m'y lâchez toute seule quelques années plus tard.

Pour avoir un bon sens de l'orientation, ce qui m'aide ce sont les cartes et les plans. J'adore ça, littéralement. J'ai toujours un plan de la ville sur moi, quelque soit la ville (bon, si c'est vraiment petit, ça n'est pas la peine), et je peux passer du temps à rêvasser sur la carte d'un pays ou d'une région, sur le plan d'une ville que je vais ou bien que j'ai visitée. Avant la visite, pour m'imprégner des lieux, des noms de rues, des quartiers, et après pour retracer les balades et situer les monuments visités.

J'ai toute une collection de plans et cartes chez moi: Toulouse, Bordeaux, Rome, Florence, France, Bénin, USA, ... Et bien sûr, mes plans chouchous, ceux qui ont vécu avec moi ou presque, ceux de Londres et Paris. La couverture est écornée, les pages un peu noircies à la tranche d'avoir trop trainées dans mon sac. J'ai dû scotcher la couverture de mon plan parisien. Ce dernier, je l'ai tellement feuilleté qu'il en devient presque doux au toucher. C'est d'ailleurs un plan de psychopathe des cartes, puisque pour chaque arrondissement, il y a 3 double-pages: une pour les stations de métro, une pour le plan de l'arrondissement lui-même et une montrant les lignes de bus (toutes ces jolies couleurs qui se croisent...).

 

Plans et cartes

 

Je crois en fait que ces petits bouts de papier me rassurent, me donnent des repères. Avec eux, je suis sûre de ne pas être perdue ou isolée. Ils sont ma bouée de sauvetage. En regardant la carte d'un pays, le plan d'une ville, j'ai l'impression de comprendre un peu mieux ce qui s'y passe. J'aime imaginer les distances, la taille des villes. Je sais pourtant que je peux me débrouiller sans, mais c'est plus fort que moi. J'aime aussi savoir où je vais, et pouvoir guider mes amis éventuellement, et dans ces cas là, mon plan est mon meilleur allié.

 

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Parle la France !

Il y a une chose que je n'ai pas listée dans mes petites manies mais que Poumok a fait pour moi, c'est mon attachement à l'orthographe et au respect de la langue, qu'il s'agisse du français ou bien de l'anglais. J'aime quand la langue est bien écrite et qu'il n'y a pas de faute d'accord, de grammaire ou d'orthographe. Il est entendu que je ne suis pas psychorigide avec les personnes dont ce n'est pas la langue maternelle. Mais lorsque j'entends ou vois des Français ou des Anglais faire des fautes dans leur propre langue, ça me hérisse.

A Londres, par exemple, je relevais souvent des fautes dans les e-mails de mes collègues ou de mes clients. Il s'agissait de fautes d'inattention dans la plupart des cas, mais ça fait tout de même bizarre. Pour vous donner un exemple, une faute que j'ai vue plusieurs fois est la confusion de mots se prononçant de manière similaire comme know, now et no. Plusieurs fois, j'ai vu des choses comme « now, I don't know », au lieu de « no, I don't know », ou encore « I now that.. » au lieu de « I know that... ». Une autre faute courante, c'était l'inversion des lettres i et e dans le mot « receive », qui est un faux ami (puisque on met ie dans believe, mais ei dans receive). Et j'en passe et des meilleures.

En Français, les fautes d'accord comme « j'ai regarder », « j'envoi », « comme même » (au lieu de quand-même !!), sont des fautes que je vois souvent. J'en profite pour vous signaler que papoter s'écrit avec un seul « t » ;-) ... Quand je vois une faute, j'ai du mal à me retenir de ne pas la corriger, mais quand il s'agit de fautes commises par des amis, je trouve ça délicat, et je ne veux pas les vexer. Mais au fond de moi, je suis une maîtresse d'école frustrée !

En ce moment, je m'énerve le matin en écoutant les pubs à la radio. Il y a un spot qui passe tous les matins, pour une compagnie de réparation de vitres ou d'amortisseurs de voitures (un truc qui me passionne quoi), et le monsieur finit par dire « oui, il a rien payé ! ». A ce moment là, des envies de jeté de radio par la fenêtre me prennent, c'est dire ! Il devrait dire « non, il n'a rien payé », et entendre ça tous les matins ne contribue pas à calmer le pitbull ;-). Et je ne vous dirais rien sur ce qu'un certain Nicolas S. a dit à propos des membres de l'Arche de Zoé : « J'irai les chercher, quoi qui z'ai fait »... Malheureusement authentique.

Le stade ultime de cette manie, c'est que je m'agace moi-même... Je fais souvent de petites fautes dans mes billets, parce que je tape trop vite et que je ne me relis pas. Lorsque je reviens sur mon billet, souvent un jour ou deux après, la faute me saute aux yeux et je grogne intérieurement.
Mais ce qui m'énerve le plus, et dont j'ai du mal à me défaire, ce sont mes tics de langage : « carrément », « c'est clair », « tout à fait », « p*tain », « tu vois », « grave », « genre », « limite ».... Des tics de d'jeunes, moches, mais qui sortent de ma bouche sans que j'aie le temps de les retenir. Allez, prochaine résolution, le bannissement des tics de langage !

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Toc Toc, y'a quelqu'un ?*

 Je me faisais la réflexion cette semaine que cela faisait longtemps que je n'avais pas été taguée... Eh bien justement, j'aurais mieux fait de me taire dans ma tête, puisque Flannie a sévi (et plus tard Venise et Raphaël), et me voilà obligée de vous révéler mes petites manies !

Les règles du jeu:

* Mettre le lien de la personne qui vous tag (ça, c'est fait)
* Mettre les règlements sur votre blog (ça aussi, c'est bon)
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même (voir plus bas, s'il vous plaît Monsieur l'ordinateur !)
* Taguer six personne à la fin de votre billet en mettant leurs liens (héhé, c'est là que ça devient drôle !)
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées (bon, ça attendra demain matin)

 

Voici donc sans plus attendre, mes tics et autres manies. Tadam !

1. Je dors une jambe sous les draps (besoin de chaleur), une jambe dehors (pour la régulation de la température de mon corps). Pour que je sois entièrement sous la couette, il faut soit qu'un chouette monsieur soit avec moi, soit qu'il fasse très très froid. Sinon, c'est moitié dedans, moitié dehors, façon thermostat !

2. Je ne supporte pas la lumière vive et la conversation le matin, en semaine. Quand je me lève, c'est d'abord double pi (copyright Ashley), puis direction la cuisine avec, dans l'ordre: radio (question piège: ami lecteur, sauras tu deviner quelle radio j'écoute le matin ? Indice: la réponse se trouve dans un billet précédent), faire chauffer de l'eau pour mon thé et deux tartines dans le grille pain, le tout avec une lumière DOUCE, pour ne pas agresser les yeux qui sont encore en tentative d'ouverture (le programme bugue le matin)... Vous voulez m'énerver dès le réveil ? Super facile. Vous entrez dans ma chambre au pas de course, vous ouvrez grand les volets en disant "Debout, c'est l'heure", et là je me transforme en pitbull. Vous avez gagné, je serai de super mauvais poil !

3. La manie dont j'ai super honte mais je vous le dis quand-même: je me ronge les petites peaux des doigts et des ongles. Je sais c'est méga crabeurk et dégueu. J'ai honte. Je m'appelle Camille, j'ai 26 ans, et je n'arrive pas à arrêter de ronger mes petites peaux (en choeur "Bonjoooouuuur Camiiiiille !"). Autant j'ai réussi à arrêter les ongles, autant les petites peaux y'a encore du chemin. Une solution miracle ?

4. Je ne peux pas partir du bureau sans suivre un petit rituel: d'abord je range mon bureau, parce que je n'aime pas trouver un espace de travail en bazar et mal rangé le matin, ça me déprime. Donc je jette les vieux papiers, je range, je barre sur la To Do list, je mets les stylos dans le pot à stylos, je réaligne mes petites cartes, mes boîtes de thé... Je range ce dont j'ai besoin dans mon sac à main. Là, avant de prendre l'ascenseur, je passe par les toilettes, 99% du temps. Pour faire quoi ? On se le demande !

5. J'ai toujours une mélodie dans la tête, chanson ou morceau de classique, et lorsque je me promène dans la rue, je pianote presque inconsciemment des 4 doigts sur le 5ème (le pouce bien sûr). Les doigts le plus à droite sont chargés des aigus, les doigts le plus à gauche des graves. Et hop, je me "joue" la mélodie avec mes doigts, et dans ma tête, pas une seule fausse note ;-) !

6. Je suis incapable de voyager léger. Au quotidien, mon sac pèse 3 tonnes, et en week-end, c'est minimum 5 haus (longueurs de manches vairées AU CAS OU), plusieurs bas (jupe et pantalon, AU CAS OU), 4 culottes (AU CAS OU), au moins 2 paires de chaussures (vous connaissez le refrain), trousse de toilette fournie, bijoux, maquillage... Une vraie fifille quoi !

Allez, à votre tour maintenant ! Je tague Solsol, Marie, Gawelle, Sarah, LaFée et imane (je le publierai ici, si tu veux bien !). A vous les filles ! 

 

* Je n'ai jamais été réputée pour la qualité de mes titres, mais là je crois qu'on touche le fond...

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Du nouveau côté appartement !

Quelques petites nouvelles du côté de la recherche d'appartements... J'ai commencé à faire des visites, et honnêtement, je suis assez surprise des appartements visités, j'ai dans l'ensemble vu des choses assez qualitatives. Il faut dire aussi que j'ai sélectionné avec relativement de soins les annonces trouvées sur Internet, et je ne suis pas allée visiter n'importe quoi. Ce qui n'empêche pas d'avoir des surprises...

Côté positif: sans vous faire une liste exhaustive, j'ai vu plusieurs appartements bien situés, dans les quartiers qui me plaisaient, avec des atouts indéniables: espace, immeuble sympa, charme (moulures, parquet), ensoleillement, rangements... Certains étaient encore habités (ça fait bizarre de "rentrer" chez les gens et d'imaginer leur vie !), d'autres déjà vides. A chaque fois, j'ai essayé de me projeter dans l'appartement visité et d'imaginer ma vie dedans: quels meubles je choisirais, comment aménager la cuisine / salle de bains, les rangements, le bruit potentiel... J'ai aussi essayé d'imaginer comment cela se passerait en recevant des amis.

Dans la majorité des cas, ces appartements étaient bien, mais il y avait quelque chose qui manquait, tous les critères importants pour moi n'étaient pas réunis: trop sombre, trop petit, pas de rangement, trop de travaux... Et s'il y a une chose qui chiffonne, je crois que ça n'est pas la peine de poursuivre, il faut chercher ailleurs. Il s'agit d'achat après tout et il n'est pas question d'acheter quelque chose qui ne me plairait pas.

Côté négatif... Enfin plutôt grosse rigolade... J'ai aussi visité un appartement, où bizarrement, sur l'annonce, il n'y avait pas de photos, mais qui semblait attractif du point de vue de la surface et de la situation. Situé au 3ème étage, la luminosité ne me semblait pas un problème. En fait c'était le pire que j'ai pu voir jusque là. Il s'agissait d'une succession donc un appartement n'ayant pas été refait depuis.... 1930 ? Pour vous la faire courte, il n'y avait pas de vraie salle de bains ou salle d'eau, mais une cabine de douche installée dans une chambre ! La personne était décédée, mais toutes ses affaires étaient encore en place dans l'appartement : sacs dans l'entrée, chaussures, vêtements...  Ambiance glauque bonjour ! Situé sur une impasse, il était très sombre, et pas aux normes actuelles. Il n'y avait pas d'installation électrique à fusibles mais un seul disjoncteur général, et je vous passe les détails de la décoration. Bref, une horreur, et vendu à prix d'or par les héritiers (pour ce que c'est)... L'agence a tout de même évalué les travaux de rénovation pour un minimum de 50 000€ !

Mais... J'en ai vu un hier qui s'est avéré être un vrai coup de coeur. Repéré sur le Net, visité par ma mère dans l'après-midi, revisité avec parents et amis hier soir, il correspond à tous mes critères... Je ne vous en dirai pas plus pour le moment, je vais faire une première offre aujourd'hui, et vous tiendrait au courant. Je suis à la fois très excitée mais ne me fais pas trop d'illusion, il peut tout à fait me passer sous le nez... 

C'était Camille en direct du marché immobilier. Je rends l'antenne pour le moment, A vous les studios !

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Femmes du Monde

En ce beau dimanche d'hiver ensoleillé, je suis allée en compagnie de ma mère et d'une amie voir l'exposition "Femmes du Monde", de l'artiste et navigateur Titouan Lamazou. Cette exposition a lieu au Musée de l'Homme, au Trocadéro, à Paris.

 

Affiche

 

Titouan Lamazou, pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, est avant tout un navigateur, qui a fait partie, entre autres, de l'équipage Pen Duick d'Eric Tabarly. Mais Titouan, c'est aussi un artiste, peintre et photographe, et formidable portraitiste. Pronfondément humaniste, cet amour du genre humain et des femmes transparait dans toute son oeuvre.

L'exposition "Femmes du Monde" est le résultat de 5 ans de voyages à travers le monde. Titouan Lamazou a parcouru les 5 continents, à la rencontre des peuples et surtout des femmes. Le résultat est tout simplement magnifique. "Femmes du Monde" est organisée comme un atelier, avec de grands chevalets centraux, des vitrines où se mêlent dessins, croquis et photos, des cadres aux murs, des tirages immenses et des pièces plus petites. Il y en a des centaines, plus ou moins rassemblés par thèmes (les violences subies par les femmes, la maternité, la nudité, les femmes en temps de guerre, la liberté, le combat, les mutilations sexuelles). Le visiteur peut choisir son parcours et son rythme de visite, accompagné par la musique de Claire Diterzi spécialement composée pour l'occasion.

Le talent de Titouan Lamazou est partout: ses dessins sont superbes de justesse et de profondeur. Les traits des visages et les regards interpellent. On est porté par la magie des couleurs et par les détails: chaque portrait à son contexte, sa particularité. Les photographies sont magnifiques et parfois retouchées à la peinture, pour créer un contraste sur le réel. Curieusement, de tous ces visages et corps vus, il ressort beaucoup d'émotion, et c'est là le talent majeur de l'artiste.

 

Mei Mei

 

 

Titouan

 

L'expo permet enfin de dresser un fidèle portrait de la féminité d'aujourd'hui. Ce portrait comporte de multiples facettes: nigériane au long périple africain souhaitant rejoindre l'Europe, Rroms de toute l'Europe, jeunes colombiennes ne rêvant que de chirugie esthétique pour devenir mannequin, femmes utus et tutsis, actrices de Bollywood, mauritaniennes, mongoles, rockeuses chinoises... Tout se mêle pour former un ensemble cohérent dépeignant à merveille la diversité de l'humanité d'aujourd'hui. L'exposition est aussi l'occasion de dénoncer les violences faites aux femmes aujourd'hui, que ces violences soient morales ou physiques.

 

 
Blessing

 

 

Regard

 

Vous l'aurez compris, j'ai été plus que conquise par cette visite. En tant que femme, j'ai été très touchée par la vision proposée et cela fait écho en moi, mais je crois que chaque être humain peut s'y retrouver. L'ampleur de l'exposition, la générosité et l'humanité qui en ressort va au delà des frontières et nous touche en plein coeur. Courrez-y, vous ne serez pas déçus.

Exposition "Femmes du Monde" - Titouan Lamazou
Musée de l'Homme
Trocadéro
Paris 16ème

Jusqu'au 12 mai 2008 - Entrée 7€
http://www.titouanlamazou.com/ (galerie Portraits ou Oeuvres)

 

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La parenthèse

Pendant 2 ans et demi, alors que je vivais à Londres, j'avais souvent l'occasion de prendre le train (l'Eurostar), pour rentrer en France pour le week-end. Même avant cela, j'ai toujours aimé prendre le train, surtout pour des trajets longs. A l'époque où j'étais encore lycéenne/étudiante, je partais souvent en vacances dans ma famille dans le Gers, et j'y allais en train... Autant vous dire que ça prenait du temps, autour de 7h en général ! Paris-Toulouse d'abord, 5h de train, puis changement à Toulouse pour prendre la "Micheline", qui desservait toutes les petites gares jusqu'à Auch:  Colomiers, Brax, Léguevin, Pibrac, Gimont... L'accent du contrôleur m'annonçait l'arrivée au pays, me mettait en condition pour les vacances.

J'ai pris goût aux voyages en train, et lorsque je prends le train pour un trajet un peu long, j'ai vraiment l'impression d'être dans une petite bulle à part, ma parenthèse personnelle. Depuis mon wagon, j'ai tout le temps de révasser à la fenêtre, de refaire le monde dans ma tête. Je regarde les paysages défiler et changer au fur et à mesure. Les spécifités régionales se dessinent, le mot "voyage" prend ici tout son sens.

Quand je monte dans un train, je m'installe vraiment confortablement: bouteille d'eau et casse-croûte sous la main, livres et magazines dans le filet devant, baladeur pas trop loin, et manteau en guise de plaid. Eventuellement l'ordinateur pour regarder un film. J'aime être en mode cocooning, et profiter de ce petit moment hors du temps. Car oui, le train c'est presque du cocooning pour moi.

Bien calée dans mon fauteuil, je m'endors toujours à un moment ou à un autre. Bercée par le doux balancement du train, je me détends et me laisse aller, c'est l'heure de décrocher. Pour peu qu'il pleuve dehors, le son des gouttes sur la carrosserie de la machine renforce mon sentiment de bien-être et je me blottis sous le manteau. Je laisse mon regard vagabonder et mon esprit avec...

Sous mes yeux défilent des champ, des maisons, un petit bois, des fermes, des animaux. J'aperçois des routes, des voitures, des églises. J'imagine la vie des gens, l'intérieur des maisons, en bonne curieuse. J'en profite aussi pour regarder dans le vague et laisser filer mes pensées. Souvenirs, réflexions, résolutions et décisions se mêlent et s'entremêlent. J'aime ces moments où j'ai le temps. Le temps de penser, de lire, de regarder, mais aussi le temps de ne rien faire. Alors que je vis à 100 à l'heure, je crois que j'apprécie justement le voyage en train pour cela: c'est un don de temps pour moi toute seule.

En descendant, je sors de ma bulle et le rythme des choses reprend son cours. Moi j'ai pu recharger mes batteries, je retrouve ma vie, requinquée. 

 

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Working Girl

Petit billet court aujourd'hui (il est tard, je dois aller au dodo), mais petit billet quand-même, c'est ma Solsol qui l'a réclamé, alors...

Avant-hier, nous étions le 5 février. Super, je vous entends déjà vous demander pourquoi je vous récite le calendrier... Le 5 février, cela a fait 3 mois pile que j'ai commencé mon nouveau boulot parisien. 3 mois qui sont passés bien vite, qui se sont révélés très intéressants et formateurs. 3 mois, date que j'attendais avec impatience et fébrilité aussi. Parce que ma période d'essai était de 3 mois. Renouvelables. Et que le renouvellement des 3 mois repoussait un de mes projets, celui d'acheter un appartement...

Alors je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps. Ma période d'essai n'a pas été renouvelée, et je n'ai pas été mise à la porte non plus. Il faut croire qu'en tant que working girl j'assure (n'est ce pas Cam d'Ess ;-) ?), puisque ça y est, me voilà officiellement en CDI !  Et ça, c'est une nouvelle qui m'a fait drôlement du bien (et puis j'ai eu droit à du champagne rosé avec mes parents pour fêter ça, ça vaut le coup, non ?).

Côté projet d'achat, je consultais les annonces de ventes depuis un petit moment, mais je n'osais pas franchir le pas de la visite. En cas de coup de coeur, j'aurais été très déçue de ne pas pouvoir finaliser l'achat dans l'hypothèse où j'aurai été prolongée dans ma période d'essai. Aujourd'hui, je suis tranquille, et je commence dès vendredi à visiter des appartements. Je m'attends à en voir de tous les styles et de tous les goûts, depuis l'affreux très cher au pas mal pas cher, de l'agence au particulier, du kitch au dépouillé. Le tout sera d'arriver à percevoir le potentiel de l'appartement et le coût des travaux éventuels. Cela va être une belle aventure, mais je vais sûrement avoir de quoi vous raconter ! 

Une chose est sûre, je ne me rends pas compte du tout que je vais bientôt devenir propriétaire. C'est quelque chose qui me semble être un projet d'adulte. Et si je ne me considère plus comme une ado, j'ai du mal à me dire que je suis suffisamment grande et responsable pour franchir le pas de l'achat. Dans ma tête j'ai toujours 18 ans, d'une certaine façon ! Et en même temps, je suis super contente de pouvoir faire ce projet là...

Marché de l'immobilier, here I come, tu n'as qu'à bien te tenir ! 

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The "Lieu" to be !

Lundi, je me suis réveillée toute excitée et émue à la fois... car le soir-même, j'avais l'immense honneur d'aller à la première de 'Dans la peau d'une grosse', la pièce jouée par Stéphane Navarro, écrite d'après les textes du blog de Caro, Pensées de ronde ! A 8 h du matin, je piaffais déjà d'impatience, avec pourtant 11h à attendre et une journée de travail en perspective. Ca allait être LONG.

Au bureau, j'ai demandé à mon manager si je pouvais partir plus tôt que d'habitude... Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de raconter à mes collègues que j'allais le soir-même à la première de la pièce de théâtre écrite par une amie, et que ça allait être génial, la pièce de l'année et qu'il fallait absolument y aller (il s'avère d'ailleurs que je n'ai rien exagéré).

18h pétantes, je quitte le bureau et je cours rejoindre la station de métro. Changement à la Motte Piquet, où je retrouve ma copine Marie. Nous papotons le long du trajet jusqu'à la station Grands Boulevards, puis dans la rue jusqu'au théâtre le Lieu. Ma chère Alouette nous attend devant, son sourire nous accueille. Je retrouve aussi Fyfe et son chéri,  je fais connaissance avec la belle Pomme, je rencontre Clyne (qui me reconnaît, à ma grande surprise !) et Princesse Varda et j'aperçois Garance de loin. J'ai le temps et le plaisir de faire une bise à Caro avant le début du spectacle, j'aperçois l'Homme et les jumeaux... La petite salle est bien vite remplie. A mes côtés se glisse Elise, et Sofiso n'est pas bien loin. Nous sommes entre gens de bonne compagnie, le spectacle peut commencer.

De la pièce en elle-même je ne vous dirai rien. Enfin presque rien. Et puis si, quand-même. D'abord j'ai ri. Ri très fort, ri aux larmes, ri à pleine gorge, pleuré de rire (il paraît qu'on m'entend rire... Myrtille, ça t'étonne ?). J'ai eu les larmes aux yeux aussi. Parce que les répliques sont justes, parce qu'on est tous, d'une manière ou d'une autre, dans la peau d'une grosse à un moment de sa vie, parce qu'il y a des passages émouvants tout simplement. Stéphane est extraordinaire en Cindy. Il réalise pendant 1h intense une vraie performance d'acteur, et nous fait oublier qu'il y a une personne derrière le personnage. Stéphane, si tu lis ces mots, je te redis un grand bravo pour ton talent.

Après la pièce, nous nous sommes tous retrouvés dans un petit café-bar pour discuter, féliciter l'acteur, les metteurs en scène et bien sûr notre chère Caroline. Avec Marie, Sofiso, Fyfe et leurs chéris respectifs, nous avons picolé du kir et picoré du saucisson. J'avais déjà l'impression en sortant du théâtre que les émotions m'avaient monté à la tête mais avec le kir,  j'étais carrément pompette ! Mais tellement bien aussi... Nous avons ensuite dîné avec le reste de la bande dans une excellente brasserie rue LaFayette. En bonne compagnie, nous avons continué la conversation sur les blogs, la vie, les métiers, les minorités. A la fois sérieux et légers, autour de plats simples et bons, nous avons passé une fin de soirée digne de l'ambiance du début. J'ai marché jusqu'au métro Madeleine avec Marie et suis rentrée tranquillement chez moi, la tête pleine d'images et des mots échangés.

Merci à toute l'équipe de "Dans la peau d'une grosse" pour cette belle réussite !

 

Dans la peau d'une grosse
Théâtre Le Lieu
41 rue Trévise
Paris 9ème

Tous les lundis à 19h. 

 

Pour réserver, allez sur billetreduc.com

 

 

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Une nouvelle parmi nous !

Oyez oyez, gens de la blogosphère ! Une petite nouvelle vient d'ouvrir son blog et je vous convie à aller y faire un tour ! Dans ce nouveau blog, écrit par une juriste, vous ne trouverez pas du droit rébarbatif ou des articles à dormir debout, mais des une réflexion toujours juste, des idées musique et cuisine, des babioles de fille et des idées intelligentes.

Alors, hop, ordre de Londoncam, on va tous chez Droit et Babioles

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Time's Up !

Ce week-end, j'étais à Bordeaux chez un ami d'enfance. Petit week-end bien sympa, le monsieur habite en coloc' avec des gens charmants et drôles, il a fait super beau samedi, on a mangé de la raclette, bref, va cher'cher bonheu', vaaaaaa !

Samedi soir, après la raclette donc (d'ailleurs, petite parenthèse pour dire que le Morbier fondu sur les pommes de terre, ça dé-chi-re tout !), nous avons fait une partie de Time's Up, un jeu de société que sûrement bien d'entre vous connaissent, mais auquel je jouais pour la première fois... et je suis une FAN, ça y est !!!

J'adore les jeux de société. Je trouve que c'est un excellent moyen de passer un super moment avec ses amis, pour peu bien sûr que vos amis ne soient pas trop mauvais joueurs, sinon ça gâche l'ambiance. J'aime beaucoup jouer aux grands jeux classiques comme le Trivial Pursuit, Richesses du Monde ou encore le Pictionary (j'adoooore le Pictionary !), mais j'apprécie aussi de découvrir de nouveaux jeux.

Récemment j'ai eu l'occasion de jouer à Crânium: plusieurs jeux dans une même boîte: pâte à modeler pour sculpter, mime, questions, dessins... il y en a pour tous les goûts, ça va vite, c'est varié, on passe un bon moment. J'ai aussi beaucoup entendu parler de Loup Garou, qui se rapproche un peu plus du jeu de rôle, et que j'ai hâte de tester bientôt. Mais j'avoue, Time's Up, je vais me l'offrir très vite, car c'est simple d'y jouer, on a besoin de très peu de matériel, et c'est franchement drôle. C'est un classique aussi, mais un classique que je viens de découvrir ^^.

Je vous explique rapidement le principe du jeu, pour ceux qui ne connaitraient pas (y'en a -t-il ?): sur chaque carte, un nom de personnage. Acteur, chanteur, homme politique, personnage de film, de BD, comique, oeuvre d'art, mytholgie, tout y passe. Un certain nombre de cartes est distribué aux joueurs, chacun en enlève deux de son choix, puis les cartes restantes sont rassemblées et constitueront les cartes du jeu pendant toute la partie. Le but du jeu est de faire deviner à son équipe le plus de personnages possibles. Une partie se déroule en 3 manches.

Pendant la première manche, vous devez faire deviner en employant tous les mots que vous voulez, sauf bien sûr le nom de personnage ;-). Pour la deuxième manche, ça se complique. On garde les mêmes cartes, mais cette fois, pour faire deviner, on a droit qu'à un seul mot, qui doit être assez évocateur pour que le partenaire/l'équipe trouve vite. Pour la 3ème manche, c'est le grand délire. Plus droit à un seul mot, mais du mime. Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner sur Ariel Sharon, Hulk, Steven Seagal ou Spirou...  Les fous rires sont garantis !

Et vous, adeptes des jeux ou complètement réfractaires ? 

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Remise de prix

Avec ma vie de working girl et ma social laïfe de dingue (oui, je me la pète, et j'ai bien le droit, c'est mon blog d'abord ;-) !), j'ai eu l'occasion de tester quelques petits restaus parisiens assez sympas pour certains et moins biens pour d'autres. La semaine dernière, j'aurai limite mangé au restaurant tous les soirs, et ne serait rentrée chez moi que pour dormir, me laver et m'habiller. Une chose est sûre, mes parents ne peuvent pas se plaindre de trop me voir...

Voici donc, rien que pour vous, ma petite cérémonie des Césars, ma remise de prix personnelle.

Dans mon palmarès des restaurants de la semaine dernière, je donne une mention Très Bien au Quai Quai.
Ce restaurant charmant est situé sur l'île de la Cité, sur le célèbre Quai des Orfèvres, et tout près de la ravissante Place Dauphine. L'ambiance du lieu est réussie: les propriétaires ont réussi à mêler ancien bâtiment et modernité, petits détails et simplicité. J'ai été particulièrement sensible à l'éclairage (forcément), aux belles nappes blanches et au confort des sièges. Le service est trés agréable, les serveurs sont souriants et pas oppressants.
Côté cuisine, ça suit le reste:  une carte simple, des plats excellents et bien relevés,des prix certes parisiens mais abordables. J'ai goûté le carré d'agneau au cumin (une merveille à 22€) et en dessert la Brioche pas perdue pour tout le monde (8€), une brioche façon pain perdu très moëlleuse et arrosée de sirop d'érable... Miam ! Mon autre amie a pris la même chose que moi et s'est régalée, et la troisième a goûté du rouget servi avec des épinards frais et une salade d'agrumes en dessert. Nous repartirons de l'endroit ravies et repues. 

J'attribuerai ensuite une Mention Assez Bien au Père Louis.
Ce nom est bien connu des Toulousains, Le Père Louis est un restaurant de la ville rose avant tout. Je suis allée à la maison parisienne, rue Monsieur le Prince. Nous y avons passé une excellente soirée. Nous étions 16, venus profiter du passage en France de ma cousine vivant en Chine, et je dois dire que l'accueil a été à la hauteur... jusqu'à un certain point.
Au Père Louis, c'est cuisine du Sud-Ouest, menu sur l'Ardoise et bonne franquette. Nous avons commandé des assortiments de charcuterie à partager en entrée, délicieux. Pour les plats, ça s'est joué entre le magret de canard sauce miel ou orange, les confits, les rumsteacks, les st jacques... Tout était très bon, servi en même temps, bien cuit, rien à dire. Les desserts étaient à la hauteur aussi, un riz au lait coco avec coulis de mangue pour moi, des moelleux au chocolat dégoulinants et une tarte tatin énorme. Côté vin nous avions opté pour du Tariquet sec, excellent. Tout s'est bien passé, mais un détail m'empêche de donner une mention Bien. Certains sont partis avant d'autres et ont laissé de quoi payer leur repas alors que nous n'avions pas reçu la note. Si bien qu'au final, il manquait un peu et nous avons tous rallongé pour payer le total. Pas de beaucoup, mais il ne nous restait que très peu pour le pourboire. Le serveur n'était pas content et nous en a fait la remarque de manière désobligeante, et je dois dire que ça ne nous a pas plu. Dommage de finir sur ce bémol.

Pour finir, deux petites mentions spéciales...

Une Coup de Coeur pour le Loup Blanc: ce petit resto m'a été plusieurs fois recommandé pour le brunch, et j'ai découvert que des amis d'amis y travaillaient, et ce sont des gens que j'apprécie particulièrement. La carte du Loup Blanc est originale puisqu'on compose son assiette avec des saveurs authentiques ou exotiques, et le brunch y est très complet. Je ne peux que vous le recommander ^^.

Par contre, mention Coup de Gueule pour Le Polidor: ce resto où nous devions aller le soir du Père Louis nous a particulièrement mal reçu. Il faut savoir que ce restaurant ne souhaitait pas prendre de réservations. Nous sommes donc arrivés à plusieurs, expliquant que nous serions nombreux. Il y avait beaucoup de places libres, et s'il n'y avait pas de table pour 16 libre immédiatement, nous étions prêts à prendre l'apéritif en attendant à une autre table que les derniers arrivent et que la place se libère. La personne qui nous a reçu s'est montrée très désagréable, pas arrangeante et insinuait que nous ne serions jamais le nombre donné et que nous squatterions la table et lui ferions perdre des couverts... En gros, on nous a mis dehors. Je trouve ça scandaleux !

Voilà, je rends l'antenne en vous laissant les adresses.

Le Quai Quai
74, Quai des Orfèvres
Paris 1er
Métro Pont-Neuf, Cité, St Michel ou Odéon

Au Père Louis
38, rue Monsieur le Prince
Paris 6ème
Métro Odéon ou RER Luxembourg

Le Loup Blanc
42, rue Tiquetonne
Paris 2ème
Métro Etienne Marcel ou Les Halles

Le Polidor
41, rue Monsieur le Prince
Paris 6ème


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Coz it's an addiction...

Google, Facebook, GMail, Hotmail, MSN, MaBulle, WordPress, Blogger, Canalblog, .com, .fr, @.... Voici des marques, des mots, des expressions qui font complètement partie aujourd'hui de mon vocabulaire de tous les jours. En 10 ans, Internet a pris une importance dans ma vie qui est assez impressionnante, si on prend un tout petit peu de recul.

Il y a un peu moins de 10 ans, mon père décidait de prendre Internet à la maison. A l'époque, nous n'étions pas en avance, mais pas franchement en retard non plus. Il n'était pas question bien sûr d'ADSL, de haut débit, de câble ou de wifi. Non, souvenez-vous le bon vieux temps des débuts du Net: la douce mélodie de la numérotation (tututututuututututututu), suivi de la connexion qui s'établit (pirouiwiuiroirrouiiiiiiiiiiiiiruuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiii), un peu crachotante, et enfin, ça y est, vous étiez connectés. Tata Suzanne souhaite vous téléphoner en même temps ? Non non, désolée, c'est OCCUPE. Ah, le bonheur des pages qui mettent 3h à se charger ! Oh, les dialogues avec ma cousine sur ICQ, un équivalent d'MSN ! Et les tartines de mails que j'ai pu écrire, et les tonnes de blagues à la c*n que j'ai pu envoyer... C'était le bon vieux temps.

Très vite, Internet a pris une grande place dans ma vie, notamment quand je suis entrée en école de commerce. Parce qu'il n'y a pas à dire, mais comme source d'informations, le Web se pose là. On y trouve de tout. Alors oui, c'est vrai, il faut savoir faire le tri et ne pas prendre toute info pour argent comptant. Mais quelle facilité d'accès, comparé à la recherche dans les livres ! Je ne dis pas qu'on peut se passer de ces derniers, non, mais Internet permet un accès incroyable au monde.

Grâce à Internet, j'ai gardé contact avec mes amis partis à l'étranger, j'ai cherché des stages et plus tard du boulot, j'ai réservé des tonnes de billets de train et d'avion, j'ai pu communiquer quotidiennement avec mes parents vivant à 11h d'avion. Côté personnel, j'ai doncc été très vite emballée, et ce de plus en plus. Côté professionnel, Internet est carrément devenu mon coeur de métier. Je travaille dans le marketing et la publicité sur Internet, chez un prestataire de services lorsque j'étais à Londres et pour un site Internet français à Paris. Parfois, je réalise que l'entreprise pour laquelle je travaille aujourd'hui a été créée il y a quelques années, au moment où j'entrais en école de commerce. Je réalise aussi que j'évolue professionnellement dans un secteur en constante évolution. Cette aspect là notamment me plait beaucoup.

On peut dire aujourd'hui que je suis une vraie droguée du Net: entre l'usage privé (qui s'est encore plus approfondi depuis ma découverte des blogs, et qui se même au réel avec la rencontre de plein de gens différents) et l'usage professionnel, je suis connectée en quasi-permanence. Je n'ai pas encore succombé au Net sur mon téléphone portable, et pour l'instant je n'y songe pas. Mais je ne me vois pas aujourd'hui vivre sans Internet. De toute façon, sans Internet, je serais au chômage ^^ !

Pour finir, je citerai les paroles d'une chanson de K's Choice...

It's not a habit, it's cool
I feel alive
If you don't have it you're on
the other side
I'm not an addict (maybe that's a lie)

Non non, je ne suis pas une droguée....

Et puis allez aussi faire un tour chez Myrtille, : je me suis complètement retrouvée dans son billet ! 

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