Camille papote

Hammam...mia !

Samedi dernier, pour "fêter" mon retour à Paris et pour nous retrouver, mes amies et moi nous sommes retrouvées pour une après-midi très fille, au hammam. Nous sommes allées au hammam "Les Cent Ciels", à Boulogne-Billancourt, où l'une d'entre nous était déja allée. Le rendez-vous était à 15h devant les portes du Hammam.

A 15h pétantes, nous étions toutes les sept (oui, sept !) devant, à la fois très excitées et en même temps un peu intimidées par les hautes portes de style orientales qui se dressent devant nous. Pour beaucoup d'entre nous (dont ma pomme), il s'agissait de notre premier hammam. Nous poussons les portes, devant nous un hall dans la pénombre et un escalier qui monte vers d'autres portes, le tout éclairé par des bougies. Nous gravissons l'escalier, en papotant à qui mieux mieux., poussons les portes et arrivons là:

Accueil hammam Les Cent Ciels

A l'accueil, nous nous inscrivons et confirmons les soins choisis (hammam, gommage au savon noir, enveloppement au rassoul et soin visage aux plantes). Nous sont remis un paréo, un peignoir, une serviette, une paire de tongs, les clés de nos vestiaires respectifs, un gant de gommage, une gommette (mini gant de gommage plus doux) pour le visage et du savon noir. Nous rejoignons le vestiaire avec nos munitions pour enfiler nos maillots de bain. Ci-dessous, une photo du couloir menant au salon de thé (on bifurque à droite pour accéder au hammam) et à droite, les vestiaires.

Couloir et vestiaire hammal Les Cent Ciels

S'ensuit ensuite une après-midi de totale bonheur. Nous nous trempons tout d'abord dans une piscine fraîche et revigorante. A ce moment là, nous sommes encore très bavardes. Puis nous entrons dans le coeur du lieu, à savoir le hammam tiède. La lumère est très douce, la chaleur également. Nous laissons nos peignoirs au vestiaire et nous étendons sur les pierres chaudes, plus calmes tout d'un coup. Nos soins sont prévus à 16h. 15 minutes avant, nous nous enduisons consenscieusement de savon noir et nous dirigeons, toutes luisantes, vers le hammam chaud. Sur la photo ci dessous, vous le voyiez bien, mais en fonctionnement la chaleur et l'humidité y sont si denses que nous ne distinguions que vaguemment les détails de la pièce, tant la buée et la vapeur d'eau sont épaisses.

Piscine hammam les Cent Ciels

La piscine

 

Hamam tiède les Cent Ciels

Le hammam tiède

 

Hammam chaud les Cent Ciels

Le hammam chaud

Tour à tour, on nous appelle pour le gommage et l'enveloppement. Lorsque vient mon tour, je rince le savon noir à la douche et rejoins la salle de gommage. La masseuse qui s'occupe de moi me gomme le corps vigoureusement, et ça en devient presque un massage. Elle me montre tout le résidu qu'elle a ôté, c'est impressionnant. Elle gomme également mon visage. Je me sens plus légère et plus fraîche, débarassée de mes impuretés. Je ne pensais pas ressentir cela de façon physique mais c'est le cas. Je me rince, elle elle m'applique le rassoul, parfumé aux huiles essentielles. Je rejoins le hammam tiède et m'y allonge, rejoignant mes amies elle aussi très détendues. La masseuse m'applique le masque sur le visage, et je me détends. 

Nous restons à somnoler et discuter une bonne demie-heure encore, avant de prendre un thé à la menthe et quelques pâtisseries, puis de nous rhabiller pour retrouver la civilisation. En sortant, je suis extrêmement détendue et en même temps je me sens vidée et épuisée, comme si j'avais été lavée à grandes eaux.

On m'avait beaucoup parlé du hammam et de ses bienfaits, et j'avoue que j'ai été totalement conquise. J'ai eu la sensation de nettoyer mon corps complètement, et qu'en le faisant j'avais d'une certaine façon nettoyé mon esprit. J'en avais bien besoin après le déménagement et la tension des derniers jours à Londres.
Au hammam, on oublie également son corps et ses défauts. Il y a des femmes de tous âges et de toutes morphologies. Au départ on arrive pudique avec son maillot de bain, et puis petit à petit on se laisse aller, le haut tombe et pour ma part le bas reste, mais tellement repoussé pendant le gommage et le tartinage de rassoul qu'il est surtout symbolique. Bien que j'étais la plus ronde de notre groupe, je ne me suis pas sentie moins belle ou jugée. J'étais juste moi, avec des amies, me ressourçant dans une bulle intime et chaleureuse.

Pour terminer, voici l'adresse du hammam:

Les Cent Ciels
45 avenue Edouard Vaillant
92100 Boulogne-Billancourt
M° Porte de Saint-Cloud
http://www.hammam-lescentciels.com/

Les tarifs ne sont pas donnés, mais l'accueil et la qualité des soins sont impeccables. Je vous conseille de réserver à l'avance, nous l'avions fait environ une semaine avant notre venue.

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Le tag de Charlotte

Voici un petit moment que je n'avais pas été taguée ! Celui-ci m'a été proposé par Charlotte, alors je m'y mets.

Cinq choses que tu aimerais faire avant de mourir

- Trouver un homme bien pour moi
- Faire des enfants avec lui
- Vivre à Toulouse
- Traverser le Canada en train
- Passer une semaine sur une île paradisiaque

Cinq choses que tu sais faire

- la cuisine
- dormir
- faire rire mes amis
- m'adapter rapidement dans un nouvel environnement (pays, ville, ambiance, travail...)
- me maquiller 

Cinq choses que tu ne sais pas faire

- parler allemand, après en avoir fait pendant 5 ans
- me passer de livres
- trier mes factures et autres papiers importants. Je prends toujours de bonnes résolutions, mais ça redevient toujours le bazar au bout de quelques semaines...
- voyager léger...
- résister à un bon petit plat

Cinq choses qui t'attirent chez le sexe opposé

- l'humour, et si possible pas trop grinçant
- l'ouverture d'esprit
- le regard.... je suis souvent attiré par ce que ma mère appelle les yeux de cocker, un peu tombants et pétillants à la fois
- un air à la fois gentil et ténébreux. Si si c'est possible !
- Le sourire charmant

Cinq choses que tu dis le plus souvent

- carrément
- c'est clair
- putain !
- j'adoooore
- Ca fait sens... heu pardon, c'est logique ! (explication: c'est logique se dit "it makes sense en anglais)

Cinq personnalités qui te plaisent

Alain Chabat
Gad Elmaleh
Cécile de France
Florence Foresti
Jean-Baptiste Elissalde...

Allez, je passe le flambeau à qui veut, je crois que beaucoup d'entre vous l'ont déjà fait.

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C'est l'automne, les serviettes tombent des nappes

Ce que vous lisez en ce beau (...) lundi de la fin octobre est mon premier billet écrit depuis mon retour à Paris. En ce lundi, je pourrais vous raconter beaucoup de choses : le retour de Londres ou comment ramener sa maison dans l'Eurostar, une première soirée parisienne entre amis avec de boooonnes choses à manger vendredi, un hammam entre filles samedi... Je pourrais aussi vous saoûler avec toutes les choses que je dois ranger et trier cette semaine. Mais comme c'est lundi, que beaucoup d'entre vous sont sûrement de retour au bureau après le week-end, je vais rester dans du très léger et vous raconter notre mini mésaventure familiale de ce dimanche, qui a fait rire dans la chaumière Londoncam.

Nous avons reçu à midi mes grands-parents ainsi qu'une amie anglaise de passage à Paris pour voir sa fille qui passe un an dans notre belle capitale. Comme nous faisons les choses bien dans la famille, et que nous étions 7 à table, nous avons sorti une jolie nappe brodée que ma mère à faite faire à Madagascar, sur laquelle est reproduit le motif du service de mariage de mes parents, et bien sûr les serviettes assorties. Important, le détail des serviettes. Le déjeuner se passe très bien, apéritif/entrée avec entre autres toasts de foie gras et petits feuilletés, puis un exquis osso bucco en plat principal, salade, fromage (un roquefort à se damner) et en dessert, une tarte poires-chocolat-frangipane. Repus, nous avons bavardé autour du café.

Nos invités partis, nous avons terminé de débarrasser et de défaire la table. Au moment de secouer la nappe, nous nous sommes aperçus qu'une serviette manquait à l'appel. Bravement, je secoue la nappe au dessus de la fenêtre... pour voir la jolie serviette voleter un peu plus bas, telle une feuille morte, et atterrir bien gentiment sur la rambarde du voisin du 1er. La vilaine avait été mise sous la nappe pour protéger la table de l'eau renversée, et nous ne l'avons donc pas vue en enlevant la nappe.

Bien embêtés, nous descendons sonner chez les voisins pour récupérer la serviette effrontée. Bien entendu, personne ne répond. Nous y retournons une fois, deux fois, sans résultat. Les charmants voisins ont fermé leurs volets et semblent avoir profité des vacances scolaires pour déserter leur appartement.

Qu'à cela ne tienne, on ne se démonte pas comme ça dans la famille, et nous voilà fouillant dans les placards pour dénicher l'escabeau le plus haut (4 marches, mouais) et un balai. Heureusement, avec l'art de conservation qui nous caractérise, est déniché un morceau de bois fin et plus long qu'un balai. Ni une, ni deux, mes parents descendent pour tenter de récupérer le bien familial, soucieux de garder mon capital familial intact. Mon père grimpe vaillament sur l'escabeau, ma mère l'encourage, on tend le bras, on s'agite, rien n'y fait : malheureusement le bâton est encore trop court.

Je les rejoins donc avec le balai, du scotch marron, et nous voici en train de bricoler un manche assez longdans le hall de l'immeuble. Mon père remonte sur l'escabeau, tend le bras, nous retenons notre souffle, le guidons et ah ! ça y est, la serviette est délivrée, volète dans l'air et je l'attrape au vol avant qu'elle n'atteigne le sol. Nous réalisons alors le ridicule de la situation : 3 zigotos dans la rue en chaussons, l'un sur un escabeau avec un balai scotché à un bâton, et les deux autres en train de crier au soulagement, le tout pour une petite serviette. C'est parti pour une bonne partie de rigolade, avant de regagner nos pénates, au chaud et munis de la serviette.

Voilà, on s'amuse de peu chez moi, et les voisins et passants ont dû nous prendre pour 3 illuminés, mais le patrimoine n'a pas été englouti aujourd'hui, qu'on se le dise !

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Et toi, t'écoutes quoi ?

Les blogueurs sont de plus en plus nombreux à nous faire partager leurs goûts musicaux et à mettre sur leurs blogs des morceaux de musique à écouter, pour illustrer l'humeur du jour, faire connaître un groupe, un style, ou rappeler des souvenirs... Nous avons accès peu à peu au contenu de l'I-pod de chacun. J'en suis pour ma part ravie, car c'est comme ça par exemple que j'ai découvert Rose (merci Myrtille et Mamzelle Maupin), que j'ai ri sur les chansons de Yelle (merci l'Artichaut), que je me suis émue sur Feist (encore merci l'Artichaut) et que j'ai chanté sur Keren Ann (merci Myrtille).

Autant j'aime beaucoup découvrir de nouveaux artistes et groupes, autant, il faut le dire, je ne suis pas très douée pour les découvrir moi-même, j'aime bien qu'un ami ou une connaissance me parle ou me fasse écouter une chanson pour m'y mettre. Par contre, une fois conquise (et je le suis vite), j'aime écouter un peu plus que ce dont on m'a parlé et vais donc m'en mettre dans les oreilles pour m'imprégner.

L'autre jour, j'ai regardé le contenu de mon I-pod et j'ai rigolé toute seule, parce qu'il est à lui seul le reflet de mes goûts musicaux très héclectiques ! On y trouve de la chanson française (Rose, Vincent Delerm, Keren Ann, Jeanne Cherhal, mais aussi Renaud ou Aznavour), du classique (des airs de Carmen, une ou deux symphonies de Beethov, du Prokoviev), du R'n'B grand public type Beyoncé et Marie J Blidge, du rock (Nirvana, les Stones, Les Red Hot) et surtout beaucoup de "cheesy music" comme ils appellent ça en Angleterre. Rassurez-vous, aucun rapport avec le fromage ni la choucroute.

La première fois que j'ai entendu le terme "cheesy", c'était à propos d'une chanson d'Abba. Ce mot s'emploie à propos de musique mais pas seulement, on peut l'utiliser en parlant d'un film, d'une émission ou même d'une parole. Au départ je n'ai pas bien compris ce qui se cachait derrière ce mot fromageux. En bon mot anglais, il a une signification un peu multiple et surtout pas d'équivalent direct en français.

Cheesy, ça peut vouloir dire à la fois cucu, niais, mais aussi le truc un peu évident et bateau, grand public. Côté chansons, une "cheesy song" désigne une chanson avec des paroles un peu genre "je t'aime tu es belle", une musique entraînante mais peu recherchée, le genre de chansons qui font danser mais pas trop réfléchir quoi ! Au bureau, on employait le mot cheesy en parlant d'un de mes collègues. Ce mec, c'est le vendeur par excellence, capable de vendre tout, n'importe quoi et à n'importe quel prix. Il est notamment très doué à l'oral et c'était hilarant de l'entendre en conversation téléphonique. Il y emploie ses "cheesy lines", des phrases un peu bateau, flatteuses, toutes faites, dites sur un ton qui parait un poil gnangnan, mais qui ont l'avantage de prendre le futur client dans le sens du poil, de le détendre probablement...

Bref, vous l'aurez compris, cette histoire de musique et d'I-Pod était un bon prétexte pour vous faire découvrir le mot "cheesy". Il n'empêche que mon I-Pod est plein de cheesy songs (La Compagnie Créole, Abba and co), et que ça me détend et me donne envie de danser.

Et vous, cheesy or not cheesy ;-) ?

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T'as de beaux yeux tu sais ?

Un mini article pour vous encourager à aller visiter le blog de notre Banane préférée, qui a publié aujourd'hui un billet maquillage avec en illustration, des yeux de blogueuses participantes !

Vous y retrouvez:

- Myrtille
- Banane
- Poussinette
- Charlotte
- et moi-même

Et pour vous donner envie d'y aller, voici la photo de mes yeux.

Les yeux de Camille

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Busy Oxford Street !

A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai en train de finir de mettre mes dernières affaires dans mon sac, de faire le tour de l'appartement pour vérifier que je n'ai rien oublié, de laisser mes clés sur la commode de l'entrée. Je prendrai ensuite un taxi pour aller à Waterloo, j'enregistrerai mes bagages supplémentaires au service bagages Eurostar, je prendrai un café à la gare et irai ensuite prendre mon train, pour dire Good Bye to London.

En attendant, il faut bien que je vous occupe ;-) ! Alors j'en profite avec un petit article londonien sur LA rue shopping à ne pas manquer à Londres, j'ai nommé Oxford Street. Cette rue n'a d'Oxford que le nom puisqu'elle n'a absolument pas le style d'architecture un peu chic d'Oxford. Au contraire, c'est une rue plutôt moche, pas très large avec de grands immeubles de chaque côté. Il s'agit d'une grande artère de circulation qui traverse le coeur de Londres, et beaucoup de taxis et de bus s'y pressent de jour comme de nuit.

Mais cela dit, on ne vient pas à Oxford Street pour admirer les (pas) jolis bâtiments, mais pour pratiquer l'activité de loisir numéro 1 des Londoniens: le shopping ! En effet, sur Oxford Street sont rassemblées toutes les grandes enseignes anglaises et internationales de vêtements: Topshop, Primark, New Look, Dorothy Perkins, Next, Marks and Spencer, Miss Selfridges, Shellys, Barratts, Clarks, Monsoon, mais aussi Zara, Mango, H&M, Benetton, Bershka ou encore Gap... Ces grands noms de la mode côtoient également des grands magasins (type Printemps, Galeries Lafayette) comme Selfridges ou John Lewis. Enfin, on y trouve aussi de petites boutiques fourre-tout avec chaussures, sacs et autres vêtements dégriffés, un Disney Store, quelques drugstores Boots (le plus grand se trouve à côté de la station de métro Bond Street, on y trouve quasiment de tout) et des restaurants.

Qui dit autant de magasins rassemblés en un même lieu, dit foule... Et ce à toute heure de la journée ! Pour ma dernière journée complète à Londres, je suis passée par Oxford Street. J'ai pris quelques photos depuis mon arrêt de bus pour vous montrer que, même en semaine, la rue ressemble plutôt à une ruche:

Oxford Street - foule
Oxford Street - les bus
Oxford Street - la rue

Oxford Street - la foule

 

Si vous venez à Londres et que vous voulez faire du shopping, n'hésitez pas à braver la foule pour décrouvrir les merveilles d'Oxford Street, vous y trouverez votre bonheur. Vous pourrez ensuite continuer la visite touristique en empruntant Regent Street à partir d'Oxford Circus, pour rejoindre Picadilly Circus. De là, Soho s'offre à vous, ou bien vous pouvez pousser juqu'à Trafalgar Square, Westminster, le Parliament... Vous ne verrez pas le temps passer !

Et pour la petite anecdote... Devinez qui les gens choisissent pour demander leur chemin, la direction de Primark ou encore comment aller à Picadilly ? Une foule, des centaines de personnes, et c'est bibi qui s'y colle ;-) !

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Leaving do, tri et empaquetage

Les amis, il est minuit et demi, et je viens à peine de rentrer de mon pot de départ (celui des amis), entamé à 18h30... Je ne suis pas du tout cuite car je n'ai fait que parler avec tout le monde qui était venu. J'ai essayé de profiter au maximum de ces derniers moments londoniens, de ces gens supers que j'ai rencontré. Il y avait ce soir beaucoup de français, quelques anglophones, une polonaise, et tout ce petit monde se mêlait joyeusement, tel le reflet du Londres que j'aime.

J'avais donné rendez-vous à tout le monde dans un pub très sympa du centre, et avait réservé toute la partie du fond, très cosy avec ses canapés en cuir et ses tables en bois vieilli. Je crois pouvoir dire que tout le monde a passé une très bonne soirée, nous étions au final un peu plus d'une vingtaine. C'était bon de voir tout le monde réuni, de passer un peu de temps à discuter avec chacun.

J'ai été encore une fois très gâtée. J'ai reçu une bougie à la figue qui sent divinement bon, un livre de cuisine traditionnelle britannique (et ne rigolez pas, il y a des supers recettes dedans que je vous donnerai, si vous êtes sages ;-) ), une boîte géante de Quality Street, une bouteille de Pimm's (un alcool anglais, un mélange de plantes et d'épices secrets, qui se boit mélangé à de la limonade et qui est troooop bon), et... le dernier livre de Jamie Oliver, Jamie at home ! Promis, je mets des photos demain. J'avais aussi oublié de vous dire que mon amie Sarah m'a offert jeudi dernier de très jolies boucles d'oreilles Accessorize dans les tons cuivrés dorés (pour compléter ma collection) et des tea bags spéciaux à infuser et poser sur les yeux pour reposer le regard...

Le tout était accompagné d'une carte avec de très gentils petits mots.

Je profite vraiment de ces dernières soirées en tant que londonienne. Dans la journée, je trie, je vide tiroirs, étagères et armoire, je remplis une valise, puis deux, je vais à la banque, je fais tourner des machines... Ca n'est pas très folichon, et même un peu triste de voir ma chambre presque vide, mais je profite de mes soirs. Hier, je suis allée dîner avec ma coloc et amie dans un super resto de sushi de Soho dont je vous avais parlé, où il y a un buffet à volonté. Un vrai moment de partage avec elle, tout en dégustant de très bonnes choses, que demandez de mieux?

Voilà, c'était ma note fourre-tout de retour de soirée, je rajoute quelques photos demain matin. Merci à tous pour les mots de soutien, d'encouragement, les bises et les e-mails.

P.S : pour ceux et celles que le rugby intéresse, voici le lien vers un article du Monde, une interview de Guy Novès, l'entraîneur du Stade Toulousain, qui fait une analyse assz intéressante de la Coupe du Monde et des systèmes de jeux.

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Coup de foudre pour Notting Hill

Ami lecteur, mon titre est pathétique, mais étant en plein empaquetage-déménagement, tu me pardonneras je l'espère ce jeu de mots pas terrible !

Il a fait très beau et presque chaud le week-end dernier à Londres, comme un clin d'oeil de la météo pour mon dernier week-end londonien. Ma coloc et moi recevions un couple d'amis parisiens et nous en avons profité pour les emmener se promener près de chez nous, à Notting Hill et Holland Park. La lumière était très belle, et j'en ai profité pour tester un peu mon nouvel appareil photo, et vous faire profiter aussi de cette jolie promenade dans mon quartier de Londres préféré. Alors sans plus attendre, voici quelques photos, avec les commentaires en dessous. 

Portobello market

Nous avons commencé la promenade avec le célèbre marché de Portobello Road. On y trouve de tout, qu'ils s'agissent d'antiquités/brocante, de vêtements, de fripes, de bijoux, de déco et d'accessoires, et on y trouve aussi de la nourriture, comme ces jolis étalages de fruits et légumes.

Portobello Market

Les poivrons sont rutilants et leur couleur vive attire le regard on a presque envie de les acheter, juste pour faire joli !

Flowers

Un peu plus loin on trouve un joli stand de fleurs. Les dames se pressaient devant, d'où ma prise de vue en diagonale, et la vendeuse était aimbable et souriante avec chacun.

Dry fruits

Un peu plus loin se trouvent des étalages de fruits secs (cf. photo), d'épices, d'olives et autres condiments. Les odeurs se mêlent et les couleurs se déploient sous mes yeux, je suis sur un petit nuage.

Pumpkins

Et pour vous montrer un étalage de saison, voici celui des citrouilles, courges et autres potirons, qui seront utilisées dans la cuisine mais surtout pour la fête d'Halloween. Cécile, j'ai eu une pensée pour toi en prenant ce stand en photo ! Nous avons ensuite emprunté les rues adjacentes pour nous retrouver dans les quartiers résidentiels...

Blue door

Au milieu des rangées de portes traditionnelles, souvent noires ou vert foncé, se cachait cette petite porte bleue, qui m'a rappelé celles des pavillons de banlieue parisienne. Sa couleur est inhabituelle mais bien joli. J'ai aimé aussi le petit vitrail au dessus pour indiquer le numéro ainsi que les carreaux à l'ancienne.

Paul Smith

Un peu plus loin, nous sommes tombés sur une fort jolie demeure, récemment refaite et fort bien entretenue... Nous nous sommes aperçus qu'il s'agissait en réalité d'une boutique-galerie Paul Smith, très discrètement indiquée et probablement très exclusive... Car Notting Hill est un quartier chic et branché, ne l'oublions pas !

Un gars, une fille

Dans un autre style, on trouve à Notting Hill de jolies maisons très colorées, comme celles-ci... Nous avons imaginé que la bleue était la maison des garçons et la rouge celle des filles...

Lumière 1

Peu à peu, le soleil a commencé à décliner, offrant une jolie lumière orangée. J'aime bien cette vue, qui montre les immeubles classiques londoniens, le reflet doré du soleil sur les arbres et le gris profond du ciel.

Eglise

Une petite église en plein coeur du quartier résidentiel, baignée par le soleil déclinant.

Jardin et façades

A gauche, le jardin privé, que seuls les habitants des immeubles de droite ont le droit de fréquenter. Ce jardin-ci est un des plus grands de Notting Hill, je me demande s'il n'a pas été utilisé pour le film Coup de Foudre à Notting Hill. En regardant par les grilles d'entrée, on devine des bancs en bois, des pelouses, des arbres des fleurs. Plus loin, quelques cours de tennis et des terrains de jeux pour les enfants.

Holland Park

Celle-ci est plus sombre, prise à contre-jour volontairement. J'aime bien le soleil à la fois très brillant à travers les entrées vitrées des immeubles et la pénombre de la rue. Nous nous dirigeons vers Holland Park.

Automne

Dans le parc, les arbres ont revêtu leurs couleurs d'automne, mais les pelouses sont encore bien vertes. Nous croisons le chemin de beaucoup d'écureuils, marchons dans les allées du parc qui ressemblent à des chemins de forêts, et allons admirer les carpes du Jardin Japonais. Nous quittons le parc au coucher du soleil, à travers les arbres:

Sunset

Un retour en bus, au premier étage comme il se doit, avant de regarder la finale de la Coupe du Monde de rugby et de sortir dans un bar de Soho et de se trémousser une bonne partie de la soirée.
J'espère que la ballade vous aura plu !

P.S: Ce billet est mon 100ème billet ! Je n'en reviens pas d'avoir autant écrit et publié en 4 mois... Camille papote est décidemment un nom bien choisi...

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Partir, c'est mourir un peu...

La semaine dernière était ma dernière semaine au bureau... J'ai préparé mon départ en réorganisant tous les documents dont ma collègue pourrait avoir besoin, j'ai préparé un document avec tout ce dont elle aurait besoin de savoir sur les comptes clients dont elle allait désormais s'occuper, et j'ai nettoyé mon ordinateur de toutes les choses personnelles et inutiles accumulées en deux ans. J'en ai aussi profité pour préparer mon pot de départ qui a eu lieu jeudi soir (mon dernier jour étant vendredi). Un autre de mes collègues quittant aussi la boîte (la semaine prochaine pour lui), nous avons organisé notre soirée de départ ensemble, dans un bar du centre Londonien.

La soirée de jeudi fut très sympa, la plupart de mes collègues sont venus. J'étais contente de pouvoir discuter un peu plus personnellement avec beaucoup d'entre eux, de partager un peu les projets de chacun, et prendre le temps de se parler.  J'ai ainsi eu l'occasion de discuter avec mes anciens managers, les personnes qui m'avaient recrutée (et qui bossent pour certaines dans d'autres boîtes du groupe, donc on se croisait sans parler vraiment dans les couloirs)... J'ai eu droit aussi à beaucoup de compliments, adorables, sur mon boulot et mon caractère. Je ne sais pas si c'était parce que beaucoup avait de l'alcool dans le sang ou pas, mais en tout cas c'était très gentil. J'ai réussi à rester à peu près sobre, tout en profitant des délicieux cocktails du bar, et je suis rentrée chez moi sans trop de problèmes, après avoir serré dans mes bras un nombre incalculables de gens.

Vendredi, ambiance détente au bureau, certains récupéraient de leur cuite... J'ai rangé mon bureau, trié mes affaires, déjeuné avec tous mes collègues... Petit à petit, au fil de la journée, je sentais l'émotion monter. J'ai commencé à réaliser que j'allais partir pour de bon, et laisser tous ces gens supers derrière. Bien sûr, j'ai besoin de changement dans mon boulot, et je suis ravie de ça. Mais j'ai la chance d'avoir travaillé pendant 2 ans dans une ambiance incroyable, et ça n'est pas donné à tout le monde.
J'ai notamment réalisé que je n'allais plus voir mon amie et collègue française, Claire, avec qui j'ai partagé tant de choses au bureau et dans la vie. Nous étions assises de telle façon dans l'openspace que l'on se voyait et partagions une grande complicité, et sommes devenues de vraies amies.

Dans l'après-midi a été envoyé par Claire le traditionnel e-mail d'au revoir, compilant photos prises pendant les sorties boulot, des anecdotes sur la personne et des citations de collègues. La mienne était très sympa, j'ai commencé à avoir sérieusement une grosse boule dans la gorge en lisant le mail.

A 17h, tous mes collègues se sont rapprochés de mon bureau, ma manager et Claire devant... Ma manager a lu un petit discours d'au revoir très émouvant, par son contenu et aussi par le fait qu'elle l'a lu en anglais et en français... Un français un peu hésitant mais encore plus touchant. Elle avait les larmes aux yeux et moi j'ai pleuré, Claire pleurait, c'était très fort. D'écrire cela me serre la gorge. Ils se sont tous cotisés et m'ont offert... un appareil photo numérique ! Le mien étant mort cet été, ça tombait on ne peut mieux... Je vais donc pouvoir mettre de nouveau plein de photos sur ce blog, j'en suis ravie (ça commence demain). Le tout était accompagné d'une carte signée de tous avec des petits mots adorables.

Après avoir dit au revoir à tout le monde et pris un dernier verre, j'ai passé la soirée chez Claire (nous avons regardé le match France-Argentine, une horreur...). En rentrant à la maison, j'ai été une fois de plus gâtée, puisque j'ai trouvé une carte de ma maman, pour me souhaiter bon courage pour les derniers jours, et un colis Amazon de la part de Mamzelle Maupin dans lequel j'ai trouvé ça:

Le Paris des paresseuses

Elle n'est pas adorable notre Mamzelle ? Et moi je suis pourrite (n'est-ce-pas Banane ;-) ) gâtée... Le départ n'est décidemment pas facile, mais ces étapes me sont nécessaires, et c'est bon de se laisser aller à ses émotions. Ca me fait aussi apprécier d'autant plus tous les bons moments vécus ici, et les personnes fantastiques que j'ai pu rencontrer.

 

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Leaving London

Le retour à Paris approche (jeudi prochain...), alors je me suis livrée à un petit jeu, une petite liste.

Je suis heureuse de rentrer en France parce que...

- Je serai plus proche de ma famille, ce qui n'a pas de prix. J'ai la chance notamment d'avoir encore mes 4 grands-parents en bonne forme, et j'ai envie de profiter de leur présence. Certains vivent à Paris, ce qui facilitera les visites, et les autres dans le Sud-Ouest, où il me sera plus facile de me rendre depuis Paris aussi.
- Je serai aussi plus proche de mes amis, à nous les petits dîners en semaine, les chocolats chauds le week-end et les soirées parisiennes...
- La qualité de la nourriture en France est tellement meilleure et c'est quand meme moins cher !
- Le rayon fromages et produits laitiers va me tendre les bras.
- Je vais pouvoir avoir mon propre chez moi, etre indépendante. Plus besoin de râler sur les autres, le ménage pas fait, le bordel dans le salon, la mousse et les cheveux dans la baignoire. Je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même !
- Je vais retrouver la joie des Tickets Restaurants, des transports en commun abordables et financés en partie par mon entreprise...
- hmmm, la bonne odeur du pain frais sortant des boulangeries...
- Paris est une ville superbe que je ne me lasse pas d'admirer
- A moi les rencontres de blogueurs !
- c'est tout simplement bon de rentrer chez soi

Mais je suis aussi triste de quitter Londres car...

- Je laisse derrière moi des amis chers, notamment ma colocataire et amie de lycée avec qui j'ai partagé deux ans et demi de vie à Londres, et ma collègue et amie française, ma complice au bureau comme dans nos soirées de fiesta londonniennes.
- l'aspect cosmopolite de Londres va certainement me manquer. Quel plaisir de vivre dans une ville ou se mêlent tant de nationalités différentes. Dans mon bureau nous représentons pas moins de 18 pays !
- Les soirées londoniennes sont uniques, qu'elles se passent dans un pub, dans un bar ou dans un club
- Les Anglais vont me manquer aussi. Leur excentrisme, leur ouverture d'esprit, leur goût vestimentaire unique et leur gentillesse sont parmi les mutliples raisons de les apprécier
- Même si je râle beaucoup sur la vie en colocation, la vie entre filles va me manquer. Le chocolat partagé en regardant Friends, Sex and the City ou un film de filles, les fous rires, les histoires de coeur racontées entre deux chambres...
- hmmm les chips avec plein de goûts bizarres et les sandwichs cheddar/pickels !
- Miam le Sunday Roast, les yorkshire puddings...
- J'adore les trajets au premier étage des bus rouges
- Londres en été, c'est après-midis au parc et barbecues chez les copains...
- j'aime parler une autre langue et être "exotique" pour les locaux !

Il y a toujours du pour et du contre dans un départ ou un changement. Les pour contrebalancent les contre dans ce cas et je suis heureuse de rentrer. Mais ma petite vie à Londres va me manquer. Heureusement qu'il y a l'Eurostar pour y revenir en week-end !

 

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Le monde merveilleux de Nigella Lawson

La télévision anglaise n'est pas terrible côté films si on n'a pas le câble, mais par contre on trouve dans les grilles de programmes beaucoup d'émissions sur les préoccupations quotidiennes des anglais: la déco, l'immobilier et la cuisine. Aaah, la cuisine ! Il faut dire que beaucoup d'Anglais mangent assez mal et ont dans l'idée que cuisiner est une chose compliquée. Beaucoup de chefs populaires s'emploient donc à essayer d'éduquer la population à manger de tout avec des recettes attractives et simples (mais aussi à vendre leur livres, il ne faut pas se leurrer ;-) !). Parmi les chefs les plus connus nous trouvons bien sûr Jamie Oliver, bien connu en France également, qui a notamment participé à une campagne pour réhabiliter la bonne bouffe dans les cantines d'école et Gordon Ramsay, un ancien footballeur reconverti en chef, assez connu notamment pour son language fleuri (f*ck à toutes les sauces). Mais il en est une qui se démarque du lot et dont je voudrais vous parler aujourd'hui. Il ne s'agit pas en réalité d'un chef, mais d'une journaliste a fait de la cuisine sa passion et son gagne-pain, Nigella Lawson.

Pourquoi vous parler d'elle en particulier? Et bien tout simplement parce que passe en ce moment une série d'émissions où elle présente des recettes "express" et gourmandes, et que les regarder est un moment de pur bonheur. Certes, les recettes sont bonnes (mmm, 3 tonnes de chocolat, de sucre et de beurre dans les cookies), mais surtout parce que le style de Nigella est hors du commun. Déjà, je vous laisse admirer la plastique très fifties de la belle: 

Nigella

Nigella capte une bonne part de l'audience masculine parce qu'elle est belle, a des formes généreuses et avantageuses. Elle joue de ses atouts et emploie un ton finalement assez sexy pour présenter ses recettes. Elle adore les bonnes choses et n'hésite pas à trempouiller le doigt dans la sauce pour le lécher en soupirant de bonheur. Elle utilise des mots pour décrire avec gourmandise et volupté ce qu'elle prépare. Elle sait aussi se mettre en valeur et n'ai jamais filmé bêtement de face. Non. Nigella, c'est la sensualité, elle est filmée de côté et jette des regards en coin derrière ses cheveux noirs brillants, sourit de toutes ses dents et semble prête à croquer la vie... sous tous ses aspects !

Elle séduit aussi les femmes, car elle n'est pas une professionnelle de la cuisine à proprement parler. Elle est mère de famille, réalise des recettes pour tous les goûts et pas trop compliquées. Cela dit, il ne faut tout de même pas perdre de vue que notre Domestic Goddess (déesse domestique), puisque c'est ainsi qu'on l'appelle ici, a tout de même certains atouts de son côté: elle est mariée à Charles Saatchi, habite une immense et belle maison à Belgravia, un quartier très huppé de Londres, et est donc bien sûr assez bien pourvue financièrement parlant.

Nigella

Personnellement, j'adore regarder ses émissions, parce qu'elle me fait rire. Celle d'hier par exemple était un petit bijou. Elle amène ses recettes en s'inspirant de scènes de la vie quotidienne: les cookies pour consoler une amie qui vient de se faire plaquer (et vlan, l'amie avec la larme à l'oeil lui avoue qu'au moins les cookies, eux, ne la laisseront pas tomber... authentique !), la recette de chicken pie pour encourager sa fille en période d'examens (et zou, la on la voit faire réviser le français à l'ado), le pain perdu au coulis de fraises pour réconforter la maman (Nigella), stressée pour les examens de la fille (et hop, Nigella se lève toute pimpante de son lit. Elle n'arrive pas à dormir et va donc se préparer du pain perdu et du coulis de fraises frais en pleine nuit). Elle a un accent assez snob qui est très drôle à imiter également, bref, ça n'est que du bonheur ! 

Allez, pour finir, une petite vidéo, un peu longue cependant, pour ceux qui veulent se donner une idée.

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Pourquoi je blogue

La réponse à cette question peut paraître évidente, mais j'ai eu envie d'écrire un billet là-dessus, car je me suis moi-même posé la question du pourquoi et du qu'est-ce que ça m'apporte. Je n'aurai jamais pensé tenir un jour un blog, et y livrer certaines de mes pensées, mes émotions mais aussi, il faut le dire, des bêtises et des futilités. A l'époque où je ne lisais pas de blogs, je n'étais pas opposée du tout aux blogs, j'aimais lire ceux de certains amis voyageurs par exemple, mais finalement, ma vision du blog était limitée à celle encore très répandue du journal intime et je ne voyais pas trop ce que j'avais à faire là dedans.

Puis en découvrant par les hasards du Net d'autres formes de blogs, je me suis aperçue que derrière ce concept se cachaient des choses très interessantes, dont une qui me plaît par dessus tout, le rapport humain. Je pense être quelqu'un de sociable (même si bien sûr j'ai mes côtés ours), et j'aime recontrer de nouvelles personnes, créer des contacts. Voilà ce que la blogosphère m'a apporté tout d'abord, une fenêtre vers des personnes à qui je n'aurais peut-être pas eu l'occasion de parler. Ces échanges peuvent être très riches, si chacun apporte sa différence dans le respect de l'autre, décevants aussi mais au final, peu importe (c'est la nature humaine). Vous lire m'a fait un bien fou. J'ai ainsi pu prendre du recul sur des choses que je vivais au quotidien (le rapport à mon corps entre autres), partager des idées, réfléchir sur des points de vue que je n'avais pas envisagés.

Et puis, au bout de plusieurs mois à papoter chez les autres, je me suis rendue compte que moi aussi j'avais des choses à dire, plus ou moins pertinentes, plus ou moins intéressantes. Mais c'est ce que j'aime dans le fait de bloguer: c'est un espace privé (et pourtant public !) ou l'on peut dire les choses. Ca sort parfois de manière un peu brutale, excessive. Je pense à mon billet sur l'incompréhension de mon amie et colocataire sur les blogs. J'ai conscience que certaines choses que j'ai écrites sont sorties de manière plus agressive sous le coup de l'émotion. Et puis en lisant vos commentaires, en dialoguant, en prenant du recul, j'ai mieux compris ses réactions et les miennes se sont calmées également, et j'ai retrouvé toute ma tendresse pour mon amie. Mon blog sert à ça aussi: à exprimer des émotions "brutes" pour mieux les examiner ensuite. Ca me permet au final de mieux me comprendre, de mieux comprendre mes amis et d'être plus indulgente.

Voilà pourquoi je blogue. C'est ma petite psychothérapie personnelle, ma fenêtre d'ouverture, mon espace coup-de-gueule mais aussi un lieu où je relativise et je dialogue. Ce blog c'est plein de choses à la fois, du virtuel qui me permet de mieux vivre le réel !

 

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Mon passage a la radio - le recit

Vendredi, j'ai ete interviewee par France Bleue Ile-de-France, dans le cadre de la rubrique de Caroline Lafargue sur les blogs, et sur le theme de la Coupe du Monde de Rugby, notamment la demie-finale France-Angleterre. J'ai ete contactee par eux suite a mes articles sur les matchs de la France, et notamment le recit du quart de finale contre les Blacks... Caroline Lafargue m'a telephone la veille pour faire connaissance et m'expliquer le deroulement de la chronique. En gros, elle allait presenter mon blog, amener ensuite le sujet de la demie-finale et me poser des questions avec le reste de l'equipe sur le ressenti du match a venir entre Francais et Anglais, la pression a Londres...

Vendredi matin, je me leve un peu plus tot que prevu, histoire d'etre a peu pres reveillee pour l'appel. Je prenais aussi l'apres-midi meme l'Eurostar pour Paris, avec un chargement de bagages important, et je voulais donc aller au metro un peu en avance. Je me prepare donc tranquillement febrilement et suis prete bien avant 7h40, heure ou le technicien de France Bleue doit m'appeler, un peu avant la chronique. Evidemment, les minutes passent, 7h45 arrive, toujours pas d'appel, je panique en me disant que c'est rate, que finalement ils ont change d'avis, et la "driiiiing" (enfin presque), mon telephone sonne, pas le temps de stresser ou de reflechir, je decroche.

"Camille, c'est France Bleue Ile de France a l'appareil. C'est a vous dans 3 minutes" et la, par mon telephone, j'entends la radio en direct: c'est ainsi que j'apprends que le trafic est bouche sur le periph, avant que j'entende le presentateur me dire "Bonjour Camille !". Une micro-seconde de blanc dans mon cerveau, puis une illumination (c'est a moi qu'il parle la !) et je reponds "bonjour". S'ensuit une flatteuse description de mon petit blog, limite je rougis a l'autre bout du fil (mais ca ne se voit pas, ouf !), et tout cela amene la journaliste a me faire parler de la pression ressentie a Londres pour le match France-Angleterre, comment j'ai vecu le match de quart contre les Blacks, la reaction des Anglais... Je reponds sans trop reflechir mais en essayant d'etre a peu pres coherente et ce qui est tres sympa est que plusieurs journalistes du plateau interviennent, reagissent et posent des questions. Ils mettent a l'aise et j'en oublie completement que je suis a la radio ! Tout cela dure quelques minutes a peine, ils me remercient et me demandent si je suis disponible dans 15 a 20 mn (hein? mais ca n'etais pas prevu ca? et quelle heure est-il d'abord? et ils veulent quoi?) et je m'entends bredouiller que oui, je suis disponible, sans trop savoir a quoi je m'engage...

Heureusement Caroline Lafargue me rappelle hors-antenne pour m'expliquer qu'ils font ca "avec les gens qu'ils aiment bien" (bon, je ne devais pas etre trop nulle dans mes reponses alors), et s'assure que ca ne me pose pas probleme. Je lui explique que je suis tres chargee et doit aller au metro pour ensuite travailler, et on convient donc qu'ils me rappellent une quinzaine de minutes plus tard, quand je serai a la station de metro. La, je vous avouerai que je ne savais pas dans quoi je m'embarquais. J'ai charge mon barda, suis allee jusqu'a la station de metro (sous la pluie) et me suis dechargee de mes bagages dans le coin le plus tranquille que j'ai pu trouver pour attendre le deuxieme coup de fil. J'ai attendu quelques minutes devant ma station de metro, en priant St Georges (saint patron des Anglais) pour que les gros camions passent avant l'appel.

"Driiiing", ca resonne, et re-belote, "Camille c'est a vous dans 3 minutes". Cette fois, je n'ai pas droit a l'etat de la circulation mais a une chouette chanson. Lalala, limite si je ne chante pas dans le bigophone... Et puis hop, c'est reparti, les journalistes sont de retour, refont un petit point sur mon blog, et expliquent que je suis dans la rue. Je me retrouve presque parachutee en correspondant londonien improvise puisqu'ils me demandent d'interviewer quelques passants pour connaitre leurs pronostics pour le match ! Pas facile d'interpeller les gens a 8h15 du matin, ils n'ont qu'une envie, c'est de prendre le metro et pas de repondre a une hysterique au telephone qui leur demande si la France ou l'Angleterre va gagner ! Heureusement 2 ou 3 personnes daignent me repondre, je mixe anglais et francais, je rigole, je veux etre journaliste, je suis faite pour ca c'est sur, je m'emballe, c'est genial ! Sentant ma (legere) euphorie, les journalistes me font crier "COME ON FRANCE" en pleine rue, deux fois de suite, je rigole et m'execute. Personne ne remarque, on est a Londres et les gens sont habitues aux excentriques !

Et voila, c'est deja fini, je rends l'antenne, le sourire aux oreilles, et recharge mes bagages pour arriver au bureau a l'heure. Le trajet en metro me fait redescendre de mon reve de future carriere de correspondant international... Merci France Bleue Ile-de-France, j'ai passe un super moment !

 

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Rendez-vous dans quatre ans...

Eh bien voilà... La Coupe du Monde de Rugby 2007, c'est (presque) fini pour la France. Après beaucoup d'émotion, d'espoir, de stress et de suprises, nos Bleus s'arrêtent en demie-finale, vaincus par nos ennemis préférés les Anglais. Rendez-vous dans quatre ans pour la prochaine Coupe du Monde.

Samedi soir, on y a cru pourtant ! Malgré l'essai surprise des Anglais (Damien, qu'est ce que t'as fichu ?) dès les premières minutes, on a réussi grâce à deux pénalités à remonter au score. D'un maigre point, certes. Mais Johnny Wilkinson n'était pas très en veine ce soir là, et comme le score ne bougeait pas, on croisait les doigts. On a encore passé une pénalité, 9-5, on y croit encore plus, puis on se met à stresser quand les Anglais recollent à 8-9. Parce qu'on sait qu'ils ont Wilkinson et qu'on n'est pas à l'abri du drop de dernière minute, ni de la pénalité. Et on s'est pris les deux. En pleine poire.

Evidemment, je suis déçue. Déçue qu'on n'ait pas très bien joué samedi, qu'on n'ait pas mis d'essai, que nos Bleus aient fait des fautes parfois bêtes, soient imprécis, fébriles. Je suis déçue par le coaching (pourquoi faire sortir Cédric Heymans et non pas David Marty ?). Déçue que nos espoirs de finale s'arrêtent là. J'étais triste samedi soir, j'ai failli pleurer, et puis, entourée de mes amis, j'ai quand-même bu du champagne, parce que ça n'est que du sport.

Et surtout, dans tout cet océan de déception et de négativisme, j'aimerai dire merci à l'équipe de France, à ces Bleus qui me font vibrer, moi cachée derrière mon écran de télé, à chaque match. Ils ont fait une belle coupe du monde, nous ont emmené jusqu'en demie-finale, ont battu les Blacks. Merci Jean-Baptiste, Vincent, Cédric, Yannick, Frédéric, Sébastien, Fabien, Imanol, Damien, Dimitri, Clément, Lionel, Julien, Raphaël et tous les autres. Je suis fière de cette belle équipe, et reste une supporter dévouée et enthousiaste !

Rendez-vous vendredi contre les Argentins pour disputer la 3ème place. ALLEZ LES BLEUS !

P.S : Un très très grand merci à vous tous pour vos commentaires et vos messages ce week-end. Je n'ai pas vraiment touché à l'ordinateur mais j'ai tout lu et ça m'a fait chaud au coeur.

P.S 2: Pour repondre a vos questions, je ne me suis pas faite chambrer ce matin, mes collegues ont meme ete drolement sympas... Ma boss m'a envoye un texto samedi soir, je cite "Oh dear... merde..." et mon collegue le plus vindicatif d'habitude est venu me voir en disant qu'il aurait aime que la France gagne pour mon depart d'Angleterre. Je sais que d'autres copains se sont fait charrier au bureau, mais je dois dire que c'est plutot bon esprit dans l'ensemble, et c'est gentil. Alors pour samedi je n'ai finalement pas tant de preference que ca. Gardons l'esprit de camaraderie qui caracterise le rugby et que le meilleur gagne !

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Mon passage a la radio

Si ca vous dit, je ferai un billet pour vous raconter, ca a ete assez epique (dites moi franchement si ca vous interesse, je comprendrai bien sur que non !).

En attendant, un petit article dessus sur le site de France Bleue Ile-de-France pour celles et ceux que ca interesse.

Un grand merci en tout cas a Caroline Lafargue et a l'equipe de C'est deja le Matin, ils ont ete tres accueillants et m'ont fait passer un bon moment !

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L'art d'accumuler ou "Pourquoi j'ai tant d'affaires dans ma chambre ?"

Apres deux ans et demi passes a Londres, je m'apprete, comme vous le savez, a retourner a la vie parisienne. Dans deux semaines, je serai rentree, avec armes (enfin on les cherche encore...) et bagages. Surtout des bagages d'ailleurs. Ma chambre a Londres n'est pas tres grande, il s'agit d'une "single room" comme on dit ici, une chambre simple, avec un lit simple donc. Mais bien que peu spacieuse, elle regorge d'endroits ou empiler sans s'en rendre compte une tonne de choses.

Ma table de nuit d'abord, dont les 3 tiroirs sont pleins: lunettes de soleil en multiples exemplaires, necessaire de couture, bijoux "precieux", medicaments, cables et chargeurs, cremes en tous genres se melent pour former un fouillis colore.
Sur le bureau s'etalent un petit poste radio, mon maquillage, quelques CDs, mon narguile (demontable heureusement, merci Cam et Greg !), mes agendas, des objets de deco. Sur le cote droit du bureau, on trouve 3 tiroirs encore bien remplis: papiers administratifs, "payslips" (fiche de paye), mon diplome d'ecole de commerce, des factures en tous genres, des papiers de sante, des cartes postales recues, du materiel pour fabriquer mes bijoux, du materiel de dessin et des cartes de visites. Sur la cote gauche du bureau, des petites etageres remplies de livres et de produits de beaute. 
A cote du bureau, encore un petit meuble a 3 etageres avec d'autres livres, des bijoux fantaisie en veux-tu en voila, des accessoires, des bougies, de la deco... Tout ce petit bazar disperse joyeusement prend mine de rien de la place dans les valises !
Et c'est sans compter le contenu de mon placard: on y trouve des sacs a mains, des bottes, une collection de ballerines et autres chaussures, du linge de maison et tous mes vetements avec dans la partie superieure des valises, sacs et autres sac de couchage.
J'ai egalement une collection de Dvds dans le salon, d'autres livres, un peu de deco, mon lecteur DVD, un Trivial Pursuit, des tasses a cafe, un set pour faire de la peinture sur porcelaine.
Dans la cuisine, mon mixeur plongeur, un set a fondue au chocolat, un peu de vaisselle completent la collection.

Je ne ramene pas de meubles (thanks God !), ni de grosses pieces de vaisselle ou de deco... Mais je suis quand-meme chargee comme un mulet ! J'ai deja ramene pas mal d'affaires lors de mes derniers week-ends parisiens, mais c'est dans ces cas la qu'on se rend compte comme une valise se remplit vite...

Ce week-end, je vais a Paris et en profite donc pour ramener un autre chargement. J'ai achete un tres gros sac a roulettes qui est maintenant plein de manteaux, echarpes, livres, DVD, vaisselle, jeux, sacs, chaussures, deco et j'ai aussi emprunte le sac de randonnee de ma coloc pour y mettre des vetements, des chaussures, des accessoires, le set a fondue, des serviettes. Le salon est quasiment vide de mes affaires, et le contenu de mon armoire est bien reduit. Mais quand je vois tout ce qu'il reste, je me dis que j'ai vraiment le don d'accumuler !

J'ai pourtant trie mes vetements et donne 3 gros sacs bien pleins a la Charity Shop (petite boutique qui vend de tout au profit d'une association ou d'une cause) du coin, je vais jeter de la paperasserie, j'ai donne des livres a une copine qui en voulait, mais il y en a toujours !

Heureusement je vais pouvoir confier une valise a une amie de passage a Londres le week-end du 20, et je vais utiliser lors de mon retour le service d'enregistrement de bagages de l'Eurostar (qui permet d'enregistrer 3 ou 4 bagages en plus des deux bagages autorises). Avec tout ca, je devrais arriver a tout ramener. Je n'ose imaginer le jour ou j'aurai un appartement de plusieurs pieces rien que pour moi et que je devrais demenager...

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Londres, jungle urbaine

Lorsque je me suis installee a Londres, en juin 2005, je suis arrivee la tete pleine d'idees preconcues sur l'Angleterre et ses habitants. Certaines se sont revelees vraies, comme la nourriture pas terrible, le cote cosmopolite et excentrique de la ville, qui lui confere une chaleur humaine incroyable, l'addiction des Anglais pour le the ET l'alcool, les supers ambiances de pubs et l'ouverture d'esprit des employeurs. Certaines par contre ont ete serieusement nuancees...

London Crowd

Je ne sais pas pourquoi, j'avais en tete que les Anglais etaient des modeles de politesse et de bonnes manieres. Sans doute ai-je trop lu Jane Austen et trop regarde les films de James Ivory... car la realite est tout autre ! Ma premiere surprise a ete dans la rue. Londres est une ville qui fourmille, quelque soit l'heure, et mon chemin a vite croise celui de (tres) nombreux pietons... La photo en illustration montre une les trottoires d'Oxford Street un samedi banal. Tout ce petit monde fonce droit vers son but (magasin, bus, coffee shop, metro...) et se soucie peu des gens qui passent a cote. C'est comme ca que je me suis regulierement pris des coups de sacs shopping, d'epaules... J'ai meme eu un bleu sur le bras une fois, a cause d'une fille qui courait comme une deratee pour attraper son bus, les bras charges de sacs. Ce qui devait arriver arriva, les sacs voltigeaient dans les airs au bout de sa main et avec la vitesse de sa course, l'un deux m'a heurte assez fort. Bon, bien sur, je n'ai pas perdu un bras, mais une bosse et un bleu, j'ai trouve que ca faisait un peu trop pour un bus ! On se fait beaucoup bousculer a Londres des que les trottoirs sont un peu charges, et le mot "desole" ou "pardon" franchit rarement les levres de l'agresseur, qui continue son chemin comme si de rien n'etait.

La conduite londonienne n'est pas extremement douce non plus. Chaque trajet en bus se fait au peril de sa vie, et ne vous avisez pas de descendre du premier etage au rez de chaussee dus lorsque celui-ci est en mouvement, vous risqueriez de vous faire tres mal ! En tant que pieton, traverser est assez dangereux. Les bus conduisent extremement vite et de facon aprupte. Ils se collent aux voitures, prennent les virages brusquement... Les voitures ne sont pas en reste. Vous souhaitez traverser sur un passage pieton sans feu tricolore? Un conseil: attendez que les voitures soient passees. Si elles sont en mouvement, elles ne ralentiront pas pour laisser passer les pietons, mais accelereront plutot en vous klaxonnant un bon coup, histoire de vous faire sentir coupable.

Oui, la vie a Londres est une jungle, mais on y survit tout de meme en y prenant plaisir, car la folie des Anglais, leur joie de vivre, leur flegme et leur ironie font de cette ville un poeme.

PS: Pour celles et ceux qui vivent en Ile-de-France, si vous écoutez France Bleu Ile-de-France (107.1 FM) vendredi matin aux alentours de 8h45, vous m'entendrez peut-etre papoter sur la pression en Angleterre et la réaction des Anglais avant la demie-finale France/Angleterre de samedi... 

Credit photo: http://news.bbc.co.uk/

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Incomprehension

L'autre jour, je discutais avec une copine de Paris, et au cours de la discussion, nous avons commence a parler des blogs. Cette copine, que nous appellerons Marie, ne sait pas que j'ai moi-meme un blog (je l'ai dit a peu de personnes), mais connait mon interet pour les votres. Elle sait aussi que j'ai echange avec des blogueurs autrement que par Internet, en echangeant par exemple des courriers avec Myrtille ou en participant a un swap. En effet, elle etait venue a Londres me voir ainsi que sa meilleure amie, ma colocataire francaise, et j'avais recu un paquet d'une blogueuse cette semaine-la. Toute contente et innoncente, je leur avais toutes les deux raconte de qui venait ce paquet, et ma joie de creer de nouveaux contacts.

Quel ne fut pas mon etonnement de decouvrir quelques mois apres que sur le moment, elles n'ont pas du tout compris mon interet pour la blogosphere et m'ont limite trouvee bizarre. En fait ,quand elle m'a avoue cela, j'ai ete plus qu'etonnee, j'ai ete un peu decue. Pas qu'elles soient surprise, mais qu'elles jugent la blogosphere sans connaitre. Nous sommes copines depuis 8 ans, et elles se sont imaginees que j'allais laisser tomber mes anciens amis pour les nouveaux que je pourrais eventuellement me faire via le monde des blogs. J'ai ete decue qu'elles me connaissent si mal et soient fermees d'esprit.

Quoique. Je dis elles, mais Marie a ete tout de meme assez intriguee et curieuse pour aller elle-meme faire un tour sur la blogosphere francaise, a decouvert Penelope Jolicoeur entre autres et a compris mon interet et mon enthousiasme. Elle a compris que je ne cherchais pas a remplacer qui que ce soit (quelle idee !) mais plutot a m'ouvrir a d'autres gens, d'autres pensees, a decouvrir des univers, et pourquoi pas, nouer des contacts. Qui sait quelles amities naitront de tout cela ? Caro l'a tres bien ecrit hier, on peut etre tres enthousiaste et tres decu par les amities bloguesques. Mais c'est aussi une source d'enrichissement pour moi et une fenetre vers d'autres liens sociaux.

Ce qui me peine, c'est que ma colocataire et copine francaise ne comprend toujours pas. Elle ne me le dit pas, mais je le sens. Quand j'ai recu mon colis Swap, elle etait contente de gouter les specialites basques, mais je sentais qu'elle jugeait, se demandant d'ou tout cela sortait. Elle ne me pose pas de question sur les blogs que je lis et ne m'a jamais demande d'adresse pour aller voir d'elle-meme. Je ne lui ai donc pas dit que j'avais un blog. Elle le sait peut-etre, et si oui, je me demande ce qu'elle en pense... Nous sommes copines depuis 10 ans, nous partageons une coloc (avec d'autres) depuis 2 ans et demi, et je suis decue qu'elle ait toujours ce regard sceptique et critique sur quelque chose qui, s'il m'interesse, pourrait au moins susciter sa curiosite et son envie de comprendre, ou du moins des questions, comme Marie l'a fait.

EDIT: il s'agit surement de pudeur de sa part, et d'incomprehension sur ce petit monde. D'avoir lu vos commentaires, echange des mails avec vous m'a fait du bien. Je suis apaisee et comprends maintenant qu'elle ne veut peut-etre pas rentrer dans cette bulle, qu'elle doit sentir comme un espace prive. Je ne lui en veux pas, mais exprimer tout ceci aujourd'hui m'a fait du bien. J'espere que si un jour elle lit ceci, elle comprendra...

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English tea time

Dimanche après-midi, pour se remettre des émotions intenses de samedi soir, j'ai rejoint des amies pour un après-midi très "english". Nous nous sommes retrouvées à Kensington Palace, le palais qui se trouve dans Kensignton Gardens (à l'extrême Ouest de Hyde Park). Kensington Palace est le lieu où vivait Diana (inutile de préciser qui est Diana je suppose ;-) ). Derrière le palais se trouve the Orangery, qui a été aménagée en salon de thé chic. 

Je vous laisse imaginer ce qu'ont fait six filles, trois françaises, deux italiennes et une iranienne, dans un salon de thé anglais... Nous avons bien entendu pris le thé, mais pas n'importe lequel si'il vous plaît ! Nous avons décidé de sortir le grand jeu, et avons choisi le Champagne tea. Comme son nom l'indique, ce "thé" comporte une flûte de Nicolas Feuillatte, du thé à volonté (nous avons choisi du Lapsang Soushong, ce thé au goût fumé très particulier qui me renvoie à des après-midi cosy chez ma grand-mère),  des sandwichs saumon au beurre d'aneth, un scone énorme fourré avec une bonne dose de clotted cream (une crème très épaisse et, hum, pas très légère) et fruits rouges frais, et une part de gâteau au chocolat (que je n'ai pas pu finir).

L'ambiance est très "posh", nappes blanches, fleurs fraîches sur les tables, service stylé... On sert le thé avec l'aide d'une petite passoire en argent pour ne pas verser les feuilles de thé dans la tasse, et on mange dans de la jolie vaisselle avec des couverts en argent. L'endroit est très lumineux, puisqu'il s'agit d'un Orangerie. Les immenses fenêtres donnent sur les jardins du palais et sur Hyde Park, des statues vous tiennent compagnie et on voit au loin les écureuils qui courent dans le parc.

Autour de notre table les conversations étaient moins chics mais très intéressantes: nous avons discuté du rugby en long en large et en travers, une amie nous racontait qu'elle se rendait le soir même dans une soirée artistique dans... une boîte de strip (véridique), et étant toutes expatriées à Londres nous avons comparé nos expériences et nos envies.

Ce fut un après-midi très agréable, un dimanche comme une parenthèse...

Je vous laisse sur une petite photo du lieu, j'étais dans la petite coupole du fond, derrière la statue.

Orangery

Crédit photo: http://hrp.org.uk/KensingtonPalace/CafesAndRestaurants.aspx

 

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Une soirée extraordinaire

Je ne trouve pas les mots pour commencer correctement ce billet, alors voilà, ça va sortir comme ça peut, un peu en vrac, un peu décousu, mais avec beaucoup d'émotions. De quoi vais-je parler ? Mais du match de la France samedi dernier, pardi !

Comme Shalima, je me disais que l'on avait une équipe assez forte pour refaire comme en 1999 (pour ceux qui n'auraient pas suivi, la France a avait battu la Nouvelle-Zélande en demie-finale de Coupe du Monde cette année-là, pour perdre honorablement en finale contre l'Australie. Je me rappelle être allée acclamer les Bleus sur le Champ de Mars avec ma mère à leur retour).  Mais bon, les Blacks sont forts, plus lourds, et l'issue du match était loin d'être garantie. J'étais donc méga tendue avant l'heure et avais  prévu de suivre l'évènement avec des amis chez moi, pour pouvoir bouffer mon canapé tranquille.

Samedi après-midi, j'ai vu deux amies pour une séance de thé-papotages comme seules les filles savent le faire. Elles allaient rejoindre nos amis dans une auberge française du côté de Hammersmith, le Castelnau, et j'ai finalement décidé de les suivre, les amis devant venir à la maison étant partants pour l'auberge. Nous nous sommes retrouvés un bon petit nombre sur place (une vingtaine), installés juste devant l'écran géant. Nous avons commandé de quoi boire, une tournée de croque-monsieurs et autres hamburgers avant le début du match. Le lieu était rempli de français, et parmi nous 4 néo-zélandais venus narguer des "froggies" étaient installés derrière nous.

La retranmission a débuté, et toute l'auberge ou presque s'est levée, la main sur le coeur, pour entonner la Marseillaise. Mon coeur de Française était gonflé d'orgueil, je dois dire, et quand le Haka a commencé et que j'ai vu nos Bleus leur tenir tête (vous avez vu le regard de Chabal ?), et les empêcher de franchir la ligne, j'ai su qu'ils étaient à fond, prêts à tout donner pour gagner.

Bien sûr, j'ai stressé lors de la première mi-temps, quand Betsen, note plaqueur implaccable est tombé. Quand Beauxis a raté nos deux occasions de pénalités. 13-0, ça n'était pas un score encourageant pour la mi-temps. C'est bête, mais quand les 3 points sont passés pour passer à 13-3 juste avant la pause, ça m'a remis du baume au coeur, et je me suis dit que c'était possible.

Et que dire de la deuxième mi-temps ?!  De l'attente insupportable de l'entrée de Michalak et Chabal?  De l'essai de Dusautoir et de l'action combinée amenant à l'essai de Traille, Michalak et Jauzion ? De notre défense magnifique contre les "picks and gos" incessants des Blacks (c'est la technique où, en gros, ils foncent, se font plaquer, libére la balle, la redistribue, et recommencent, pour avancer mètre par mètre) ?

Les 5 dernières minutes ont été parmi les plus longues et les plus stressantes de ma vie. J'ai cru que mon coeur allait s'arrêter de battre, et quand la Nouvelle-Zélande a enfin perdu la balle et que la fin du match a été sifflée, les cris de liesse ont retenti dans l'Auberge, les filles pleuraient, on a entonné la Marseillaise, sauté sur les tables et les chaises, nous sommes serrés dans les bras et avons appelé les notres en France, en hurlant dans nos téléphones, comme il se doit. Un vrai moment d'hystérie collective, du pur bonheur en concentré.

Nous avons mis du temps avant de faire redescendre la tension. J'avais les mains qui tremblaient et les jambes flageolantes d'avoir tellement sauté, mal à la gorge d'avoir crié, mais le sourire scotché aux lèvres et des étoiles dans les yeux. Bleues, les étoiles bien sûr. Nos p'tits gars m'ont fait vibrer !

Il faut maintenant affronter l'Angleterre et le fameux Johnny Wilkinson (grrrrr) samedi prochain. Je serai à Paris, et je vous avoue que je suis contente d'être en France pour voir ça ! Qui veut le voir à Paris avec moi ?

Pour finir, une petite photo (crédit http://www.rugbyrama.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/sport_sto1337676.shtml):

Les Bleus
 

et une petite phrase toute simple:

ALLEZ LES BLEUS !

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